Adonis Stevenson n'a que faire des «bipolaires»

Trente jours avant son combat contre Sakio Bika,... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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Trente jours avant son combat contre Sakio Bika, Adonis Stevenson a fait osciller hier le pèse-personne à 189,2 livres.

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Adonis Stevenson a dû faire face à son lot de critiques au cours des derniers mois. Certains lui ont reproché de choisir des adversaires de moindre qualité lorsque venait le temps de défendre son titre WBC des mi-lourds.

Et son prochain combat, contre l'Australien Sakio Bika le 4 avril à Québec, ne fait pas exception à la règle. Nombreux sont ceux qui auraient espéré voir le Montréalais de 37 ans se mesurer à un adversaire jugé de meilleur calibre.

N'allez cependant pas croire que ces doléances émeuvent Stevenson. Bien au contraire, en fait.

«Les gens qui disent ça, ce sont des bipolaires. Il a été champion du monde il n'y a pas si longtemps. Comment pourrait-il ne pas être bon?», a-t-il lancé hier dans son gymnase de Montréal, où il s'entraînera en prévision de son combat.

Prêt pour Kovalev

Si Stevenson l'emporte contre Bika, il devra ensuite affronter le vainqueur du duel entre Jean Pascal et Sergey Kovalev, qui aura lieu le 14 mars au Centre Bell.

Encore là, de nombreuses voix, dont celles de Pascal et de la promotrice de Kovalev, Kathy Duva, se sont manifestées pour critiquer le refus apparent de Stevenson de se mesurer à l'un des deux hommes. Le principal intéressé jure cependant qu'il est prêt à se battre contre eux.

«Mon travail, c'est de boxer, pas de négocier, a-t-il indiqué. Je n'ai aucun problème à affronter Kovalev. C'est une question de négociations, mais ce n'est pas mon problème. Je laisse ça à mon gérant.»

Stevenson prévoit par ailleurs que Pascal livrera une bonne bataille à Kovalev samedi soir prochain. Mais il croit qu'au final, c'est le Russe qui ressortira vainqueur de l'affrontement.

«Il a été plus actif que Pascal. Il a affronté Bernard Hopkins alors que Pascal, lui, s'est battu contre un Lucian Bute qui n'était pas lui-même», a-t-il analysé.

«Jean Pascal n'a pas le punch qu'il faut pour le faire fléchir, a-t-il ajouté. Contre Kovalev, ça prend un coup de poing comme ça pour le coucher. Il faut que tu le gèles pour qu'il puisse réfléchir et qu'il sache que ça va faire mal.»

Mentionnons enfin que Stevenson s'est soumis à une première pesée hier, à 30 jours de son duel contre Bika. Il a fait osciller le pèse-personne à 189,2 livres. La limite était fixée à 193 livres.

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