Combat Pascal-Kovalev: malaise autour des tests antidopage

Jean Pascal exigeait que Sergey Kovalev subisse un... (Photo Martin Chamberland, archives La Presse)

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Jean Pascal exigeait que Sergey Kovalev subisse un test réalisé par l'Agence mondiale antidopage.

Photo Martin Chamberland, archives La Presse

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Si Jean Pascal et Sergey Kovalev se sont de nouveau envoyé des fleurs en prévision de leur combat du 14 mars, on ne peut en dire autant de Pascal et de la promotrice de Kovalev, Kathy Duva.

En conférence téléphonique, mardi, la présidente de Main Events et le boxeur québécois se sont livrés à un échange de mots quelque peu acrimonieux lorsqu'un journaliste a voulu aborder la question des tests antidopage de cet affrontement.

Rappelons les faits: Kovalev (26-0-1, 23 K.-O.) avait accepté de subir un tel contrôle et que Pascal

(29-2-1, 17 K.-O.) paie les tests des deux pugilistes, à condition que ceux-ci soient menés par la Voluntary Anti-Doping Agency (VADA), organisation surtout reconnue dans l'univers des sports de combat.

Or, Pascal exigeait plutôt qu'ils soient réalisés par l'Agence mondiale antidopage. Résultat, Kovalev ne se soumettra à aucun test. Et le boxeur lavallois ne s'est pas gêné pour faire part de sa déception.

«Aucune crédibilité»

«Quand vous n'avez rien à cacher, faites le test, a lancé Pascal. Pourquoi choisir quelle organisation fait le test quand c'est moi qui paie?»

Sa remarque a fait bondir Duva. Selon elle, Kovalev avait le dernier droit de regard à ce sujet puisqu'il est champion en titre.

«Il est propre, a-t-elle clamé. Il était prêt à aller de l'avant, et pour une raison quelconque, tu n'as pas voulu. Sergey allait vers [l'organisation] qu'il estimait être la meilleure. Tu ne peux pas dire que VADA n'est pas crédible. Fin de l'histoire. Nous n'en parlerons plus.»

«VADA est seulement reconnue par certaines personnes, a rétorqué Pascal. Elle n'a aucune crédibilité. Ils ne testent aucun autre sport. J'étais prêt à faire le test avec n'importe qui d'autre.»

La discussion s'est ainsi close. Malgré tout, même à l'autre bout du fil, on sentait un certain malaise qui persistait.

Les billets se vendent bien

Sur une note plus positive, le président d'InterBox, Jean Bédard, a fait savoir que la vente des billets pour la soirée du 14 mars allait bon train.

Hier, il a mentionné qu'il prévoyait voir 12 000 spectateurs dans les gradins du Centre Bell, avant d'ajouter qu'il souhaitait atteindre la barre des 15 000 personnes.

«Nous nous attendons à de bonnes ventes au cours des trois dernières semaines avant le combat, a-t-il indiqué. On verra si nous avons besoin d'une nouvelle configuration [de l'amphithéâtre].»

Bédard a néanmoins reconnu que certains pourraient être tentés d'assister au combat depuis leur salon si les rigueurs hivernales des derniers jours se poursuivent jusqu'au jour du duel.

«L'expérience télé devient de mieux en mieux, a-t-il souligné. Parfois, les gens préfèrent regarder le combat chez eux que dans les sièges plus hauts du Centre Bell. Si on peut avoir une meilleure météo, ça aidera.»

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