GSP a bel et bien dépassé la limite de poids, mais sans tricher

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Georges St-Pierre

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Marc Tougas
La Presse Canadienne
Montréal

Oui, à strictement parler, Georges St-Pierre a dépassé la limite des 170 livres lors de la pesée précédant son combat contre Nick Diaz. Mais le champion québécois n'a pas eu droit à d'avantage particulier au détriment de son adversaire.

Tout comme Diaz, le combattant vedette de la UFC a seulement appris dans les minutes précédant la pesée que la Régie des alcools des courses et des jeux du Québec ne tiendrait pas compte des décimales en enregistrant les poids observés.

«Ils sont venus nous voir juste avant la pesée et même moi, j'ai été surpris. Ils nous ont dit qu'ils allaient arrondir. J'ai été aussi surpris que Nick Diaz», a indiqué St-Pierre, jeudi, lors d'un entretien avec La Presse Canadienne visant à mousser la publication de son livre intitulé Le sens du combat, publié par Flammarion.

L'athlète de Saint-Isidore s'est donc amené à la pesée dans le but de faire le poids, tout en essayant d'être le plus près possible des 170 livres permises, question d'avoir l'avantage - psychologique surtout - sur son adversaire.

«Le but, c'est d'être à 170 plutôt qu'à 169, d'être le plus près possible de la limite tout en faisant le poids. C'est un truc mental», a affirmé St-Pierre.

Celui-ci a dit ne pas être certain de son poids exact, mais il croit que celui-ci s'est élevé à 170,4 livres. La Régie a donc arrondi à 170 livres, la limite prescrite pour le combat qui a eu lieu le 16 mars.

Dans les jours qui ont suivi le combat, Diaz a laissé entendre que St-Pierre a eu droit à un traitement de faveur de la part de la Régie et il a prétendu qu'il méritait un combat revanche, mais St-Pierre n'en a cure. Il préfère laisser parler son volubile adversaire, qu'il a battu par décision unanime au Centre Bell.

«Nick a également dit que j'avais placé un espion dans son camp, et plusieurs autres choses. Je le laisse parler, a affirmé le Québécois de 31 ans, sans animosité. Je suis passé à autre chose.»

En ce qui concerne les rumeurs d'une blessure qu'il aurait subie dans les jours précédant son combat contre Diaz, GSP a indiqué jeudi qu'il avait effectivement un malaise à la cheville, plus précisément à un os du dessus du pied, l'astragale.

«J'ai manqué quelques entraînements pour me soigner, mais ça n'a pas vraiment affecté le déroulement du combat», a-t-il assuré.

Dans son livre, St-Pierre relate sa façon de penser en tant qu'être humain et comme combattant, tout en laissant des personnes qui ont fortement influencé sa vie personnelle et professionnelle - dont sa mère - raconter des épisodes marquants de sa vie.

Il s'agit donc d'un récit à moitié biographique, mais qui est également centré sur le monologue intérieur que St-Pierre entretient avec lui-même, loin de l'octogone.

«Quand je suis seul, ça roule beaucoup dans ma tête, je pense et je pense... Des fois, je fais même de l'angoisse. Je ne suis jamais vraiment au repos dans ma tête», a-t-il reconnu.

Ce qui étonnera peut-être ceux et celles pour qui le phénomène GSP ne se résume qu'à un athlète qui passe le plus clair de son temps à travailler sur son corps et ses instincts de combattant.

«Le but du livre, c'est de faire comprendre aux gens les choix que j'ai faits, et comment j'ai fait pour progresser de la personne que j'étais à celle que je suis maintenant», a expliqué St-Pierre.

«J'ai commencé à écrire ça après avoir été opéré, a-t-il ajouté en faisant allusion à la déchirure ligamentaire au genou qu'il l'a gardé à l'écart de l'octogone pendant plus d'un an. J'étais coincé dans un lit, alors au lieu de me tourner les pouces et puisque j'avais des choses à dire, mon équipe et moi, on a décidé d'entamer ce projet-là.»

Le bouquin a été rédigé par Justin Kingsley, qui travaille pour Sid Lee, la boîte de publicité de St-Pierre. Kingsley a adopté une structure et un style qui rendent la lecture facile, et qui plairont à quiconque s'intéresse au phénomène GSP.

«Je sais que bien des amateurs de sport me considèrent comme un modèle et je voulais écrire ça pour inspirer des personnes, les aider dans leur situation à eux - comme, par exemple, le gars qui voudrait une augmentation de salaire, mais ne sait pas comment, ou qui a un travail stressant et pour qui la peur de l'échec prend le dessus», a ajouté St-Pierre, pour qui «tout est un combat dans la vie».

«Si je peux aider les gens à régler leurs problèmes, c'est mon but. De la même façon qu'il y a des gens dans ma vie qui m'ont aidé à régler mes propres problèmes.»

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