Jean Pascal: «Il y a des gens qui pensent que je suis fini»

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Jean Pascal est habitué de se faire malmener. Il y a ceux qui le trouvent trop flamboyant. Il y a ceux qui l'accusent d'être prétentieux. Et depuis peu, il y a ceux qui crient sur tous les toits qu'il est fini depuis sa défaite contre Bernard Hopkins en mai 2011.

Ça fait déjà un bail qu'il a désespéré de convaincre les premiers. Mais il aimerait bien faire ravaler leurs paroles à ceux qui croient qu'il n'est plus l'ombre du boxeur qu'il était.

Sans surprise, Pascal a annoncé lundi son retour sur le ring le 14 décembre au Centre Bell, après 18 mois d'inactivité. Le Polonais Aleksy Kuziemski (23-4, 7 K.-O.), un boxeur qui s'est déjà incliné deux fois en championnat du monde, sera son vis-à-vis pour ce combat de remise en forme.

Alors, qu'est-ce qui motive Jean Pascal à retourner trimer au gym? À quoi carbure l'ancien champion WBC? À l'orgueil, comme toujours. «Il y a des gens qui pensent que ma pause a été trop longue, que je suis un boxeur fini, déplore Pascal. Il y a des gens qui disent aussi que les boxeurs qui boxent contre Bernard Hopkins ne sont plus jamais les mêmes. Ma motivation est de leur prouver que je suis encore le même boxeur.»

On impute à Bernard Hopkins d'avoir miné la carrière d'une longue liste d'athlètes. Dans une entrée récente sur un forum d'amateurs de boxe, on cite en exemple Felix Trinidad, Kelly Pavlik, Jermain Taylor, Oscar De La Hoya et... Jean Pascal.

«Bernard Hopkins est derrière moi. Ce combat sera ma chance de montrer que je suis encore le Jean Pascal que j'étais», jure le boxeur de Laval.

Tout comme Lucian Bute l'a fait samedi soir, il espère rebondir d'une défaite en remontant entre les câbles le 14 décembre. Pascal a d'ailleurs pris quelques secondes lundi pour saluer le Québécois d'origine roumaine. «Je lui lève mon chapeau pour son combat de samedi», a dit Pascal.

Même s'il précise qu'il n'a jamais subi une correction comme celle qu'a reçue Bute en Angleterre, il rappelle que lui aussi a connu la défaite. La dernière sortie de Pascal, un combat revanche contre Bernard Hopkins après un premier verdict nul, s'est soldée par un revers par décision unanime.

«J'ai déjà perdu. Moi, à ma première défaite, j'ai pleuré dans le vestiaire après. Mais ça m'a fait mûrir, ça m'a permis de devenir un meilleur boxeur, croit Pascal. C'est dans la défaite qu'on apprend le plus.»

Cloud et Dawson dans la ligne de mire

L'athlète de 30 ans a connu une année difficile. Pascal prévoyait d'abord revenir le 11 août dans un combat d'envergure. Mais le rendez-vous qu'il avait avec le champion du monde IBF Tavoris Cloud est tombé à l'eau quand Pascal s'est blessé à la main droite.

Pour le promoteur Yvon Michel, cette blessure est peut-être un mal pour un bien. «À la lumière de ce qu'on a vu en fin de semaine (Bute-Grachev, NDLR), il faut faire attention lors d'un combat retour de ne pas sous-évaluer l'adversaire ou surévaluer son boxeur, note Michel. Jean était convaincu qu'il avait la force mentale pour revenir contre un champion du monde comme Cloud. Mais c'aurait peut-être été une erreur.»

Aleksy Kuziemski représente une avenue intéressante. Pascal avait raison lundi de dire «que ce n'est pas un jambon». Le Polonais a participé aux Jeux olympiques d'Athènes, à un championnat du monde amateur et a livré deux combats perdants contre des champions du monde. Sans faire partie de l'élite, Kuziemski a un bagage certain.

«C'est un adversaire qui ne va pas provoquer seulement un combat physique, mais qui va aussi obliger Jean à réfléchir sur le ring», prédit Yvon Michel.

L'avenir sourira à Pascal en cas de victoire. Car même après 18 mois loin des rings, le boxeur reste convoité. Michel a révélé lundi que des options sont sur la table pour les premiers mois de 2013: un combat contre Tavoris Cloud sur les ondes de Showtime et un duel contre Chad Dawson sur HBO.

HBO a même essayé de convaincre le boxeur de Laval d'affronter Andre Ward à 168 livres. «Mais après avoir vu ce qui est arrivé à Dawson, on ne voulait pas descendre en poids», explique le promoteur.

«La division des mi-lourds souffre d'un manque de vedettes. Hopkins ne l'est plus vraiment depuis sa défaite contre Dawson. Dawson lui-même a souffert de sa défaite contre Ward, croit Yvon Michel. La division a besoin d'un gars talentueux et flamboyant comme Jean. Tant HBO que Showtime sont conscients de ça.»

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