Les Suédois, loin d'être «chicken»

Gabriel Landeskog, Jakob Silfverberg et Erik Karlsson, trois... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

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Gabriel Landeskog, Jakob Silfverberg et Erik Karlsson, trois jeunes joueurs de la Suède qui sont le produit du nouveau système de l'équipe nationale, qui s'inspire du style canadien.

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(Sotchi) Don Cherry les a déjà qualifiés de «Suédois chicken». Mais les joueurs qui vont se présenter sur la glace contre les Canadiens en finale du tournoi olympique dimanche n'ont rien de peureux.

Ils sont pour plusieurs le produit d'une petite révolution qu'a connue le hockey suédois il y a 10 ans. Leurs joueurs disputent un jeu beaucoup plus physique et n'ont pas peur d'aller dans les coins. Ils se sont même inspirés du hockey canadien, explique l'entraîneur québécois Richard Martel, qui dirige une équipe suédoise pour une deuxième saison.

Au début des années 2000, le hockey suédois a connu une crise. Ses jeunes joueurs se faisaient battre à plate couture sur la scène internationale. «C'est dommage, mais les jeunes Suédois ne sont plus compétitifs», a déclaré à l'époque le dépisteur suédois et ancien joueur des Maple Leafs Thommie Bergman.

Les dirigeants du hockey au pays ont donc tenu un sommet en 2003 avec l'objectif de revoir la formation des joueurs. Les Suédois avaient toujours été reconnus comme des hockeyeurs habiles avec la rondelle et comme de bons patineurs. Mais ce n'était plus suffisant.

Comme les Nord-Américains

«Ils se sont mis à observer les Canadiens et ont cherché à imiter leur jeu physique. Les Canadiens étaient le modèle. Ici, on me raconte que, parfois, les Suédois affrontaient les Canadiens et les trois quarts des joueurs étaient intimidés. Ce temps-là est révolu», raconte Martel, qui vit dans l'île de Gotland et dirige le Visby Roma.

Le sommet de 2003 a notamment mené à la refonte des entraînements. «Ils ont intégré le côté physique, ils ont commencé à faire des exercices à un contre un, des batailles pour la rondelle dans les coins», explique le bouillant entraîneur, qui a dirigé les Foreurs de Val-d'Or et les Saguenéens de Chicoutimi.

«Ils ont énormément amélioré le jeu physique, c'est la plus grande différence. Mais leur jeu défensif est beaucoup plus structuré qu'avant aussi, souligne Martel. Les joueurs sont plus intenses et jouent des deux côtés de la patinoire. Ils reviennent dans leur zone, chose qu'ils ne faisaient pas dans le passé.»

Les Suédois ont amélioré l'échec avant et ils attaquent continuellement le porteur de la rondelle, ajoute Richard Martel. Ils ont imité le style physique et défensif des Canadiens, tout en continuant de se concentrer sur les habiletés individuelles.

Le résultat de ce changement de cap survenu il y a 10 ans se fait déjà sentir. Les Suédois ont remporté l'argent au Championnat mondial junior en janvier dernier. Cette petite révolution va aussi se refléter dans le match de dimanche. Six joueurs suédois à Sotchi sont nés dans les années 90. Ils sont le produit des changements survenus en 2003.

«On l'a vu aux Mondiaux juniors et on va le voir aux Jeux, les Suédois n'ont plus de complexes», prévient Martel.




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