Américains et sans complexes

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«Les gars qui étaient à Vancouver ont probablement eu ce match dans la tête pendant les quatre dernières années, lance Max Pacioretty. De pouvoir arriver ici et de se mesurer de nouveau au Canada sera tout un honneur pour eux.»

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(Sotchi) Jeremy Roenick se souvient d'un temps pas si lointain où, contre les Canadiens, les Américains sautaient sur la glace un bâton entre les mains et des complexes plein la tête. Mais ce temps est maintenant révolu.

«Qu'on puisse arriver dans un match contre le Canada et être considérés par certains comme favoris... Ça montre qu'on a fait un sacré chemin», lance ce joueur emblématique des années 90, en ponctuant sa phrase d'un mot anglais commençant par la lettre «F» pour appuyer son propos.

«On est perçus comme une superpuissance aujourd'hui. Ce n'était pas comme ça il n'y a pas si longtemps», rappelle Roenick, 43 ans, qui est à Sotchi à titre d'analyste pour la chaîne NBC et que La Presse a croisé à l'entraînement des Américains.

«C'est notre génération : moi, Mike Modano, Chris Chelios, Keith Tkachuk, Brian Leetch... On a montré qu'on pouvait jouer au hockey aux États-Unis. Les joueurs de cette équipe ont grandi en nous regardant jouer.»

Cette équipe américaine qui s'apprête à affronter le Canada en demi-finale du tournoi olympique, aujourd'hui à Sotchi (midi, heure du Québec), est un peu le produit de la génération Roenick.

Elle a encore beaucoup de respect pour les Canadiens, mais elle sait qu'elle peut les battre. «On va affronter les meilleurs au monde, concède Max Pacioretty, du Canadien de Montréal. Mais si on joue le meilleur hockey de notre vie pendant 60 minutes, on va les battre.»

Deux défaites mal digérées

Les Américains ont des comptes à régler avec leurs voisins du Nord. Les Canadiens les ont battus en finale à Salt Lake City en 2002 et ont répété l'exploit huit ans plus tard à Vancouver.

«Je me souviens de matchs dans les années 90 qui étaient des guerres, des matchs physiques, haineux, explique Roenick, qui jouait en 2002 lors de la finale olympique. Mais c'était une haine respectueuse. On les respectait. Mais on détestait le fait qu'ils gagnaient toujours contre nous. Ils semblaient toujours deux coups de patin devant nous.»

Mais à la lumière des quatre premiers matchs olympiques, il est clair dans l'esprit de Roenick que les siens sont favoris. «Ils jouent mieux en équipe que le Canada. Ils ont une meilleure vitesse que le Canada. Leur chimie est meilleure que celle d'Équipe Canada. Mais ça reste un match entre le Canada et les États-Unis et les deux équipes vont essayer de jouer le match de leur vie.»

Max Pacioretty, lui, n'était pas à Vancouver lors de la défaite crève-coeur en finale. Treize de ses coéquipiers - soit plus de la moitié de l'équipe - y étaient et ont vu Sidney Crosby compter en prolongation.

«Les gars qui étaient à Vancouver ont probablement eu ce match dans la tête pendant les quatre dernières années, lance Max Pacioretty. De pouvoir arriver ici et de se mesurer de nouveau au Canada sera tout un honneur pour eux.»

Les Américains vont entamer ce match sur une lancée. Leur tournoi olympique s'est mieux déroulé que celui des Canadiens, avec des victoires plus convaincantes et un scalp de prestige au passage : les Russes.

Roenick va regarder le match en ayant Salt Lake City en tête. Mais il aura aussi une pensée pour les 13 Américains qui cherchent à venger la défaite d'il y a quatre ans à Vancouver.

«Ces gars-là vont penser à Vancouver. Ils vont y penser et chercher de la motivation, lance Roenick. Mais il reste qu'ils ont un match à jouer. S'ils gagnent, ils pourront se dire : ''On les a eus !''»




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