100 000 membres des forces de l'ordre à Sotchi

Des militaires russes examinent les égouts du parc... (Photo Alexander Demianchuk, Reuters)

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Des militaires russes examinent les égouts du parc olympique de Sotchi pour s'assurer qu'ils ne contiennent pas d'explosifs.

Photo Alexander Demianchuk, Reuters

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Agence France-Presse
Moscou

Environ 100 000 militaires, policiers et agents du renseignement sont actuellement à Sotchi pour la sécurité des Jeux olympiques qui débutent le 7 février, a déclaré un responsable américain de la Chambre des représentants dans une interview lundi.

«D'après mes données, environ 100 000 militaires et agents spéciaux se trouvent actuellement à Sotchi - cela n'avait jamais été le cas auparavant pour des Jeux olympiques», a déclaré Michael McCaul, président de la commission sur la Sécurité intérieure de la Chambre des représentants, au journal russe Novaïa Gazeta.

«Après ce que j'ai vu à Sotchi et ce que j'en sais, je peux vous dire que le niveau de sécurité est très élevé», a ajouté M. McCaul, qui a effectué une visite à Sotchi - ville entre les bords de la mer Noire et les montagnes du Caucase - et à Moscou dans le cadre de la coopération russo-américaine pour la sécurité des JO qui auront lieu du 7 au 23 février.

«Les postes de contrôle, les missiles de défense antiaérienne dans les montagnes et les technologies de l'information mis en place par les autorités russes ont fait de ce territoire une véritable forteresse», a estimé l'élu américain.

«Les services de renseignements de nos pays travaillent en coordination. Plus de 20 agents du FBI spécialisés dans la lutte contre le terrorisme sont déjà arrivés à Sotchi», a encore dit M. McCaul.

«Nos pays ont les mêmes intérêts en ce qui concerne la lutte contre les islamistes radicaux et le terrorisme», a-t-il souligné.

Dans une vidéo diffusée le 20 janvier, des islamistes du Caucase russe ont menacé de commettre des attentats pendant les JO, relançant les craintes après les deux attentats suicide qui ont fait 34 morts fin décembre à Volgograd, l'ex-Stalingrad, ville à 700 km de Sotchi.

Le chef de la rébellion islamiste du Caucase russe, Dokou Oumarov, avait appelé en juillet dernier à empêcher la tenue des Jeux de Sotchi «par tous les moyens».

Michael McCaul a par ailleurs observé que les autorités russes avaient recours à des mesures que les États-Unis ne pourraient pas se permettre, au nom des droits de l'homme.

«Les services spéciaux (russes) peuvent expulser des personnes de leur propriété, pénétrer dans n'importe quel domicile et vérifier si les personnes sont enregistrées auprès des autorités, et les expulser si elles ne peuvent pas prouver qu'elles sont enregistrées. Sur le plan de la sécurité, évidemment, c'est efficace, mais sur le plan des droits de l'homme et du citoyen, c'est très douteux. Aux États-Unis, aucun représentant des services spéciaux ne peut se permettre de telles choses, car notre constitution l'interdit», a souligné l'élu américain.

Les autorités russes ont indiqué jusqu'ici que 37 000 policiers ainsi que des unités de l'armée seraient mobilisés pour la sécurité des Jeux de Sotchi. Ce dispositif est encore plus sévère que celui en vigueur pendant les Jeux olympiques de Pékin en 2008.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré récemment à des chaînes de télévision étrangères que la Russie ferait «tout» pour assurer la sécurité des Jeux de Sotchi, dont il entend faire une opération de prestige.




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