Coupe du monde: les défis des favoris

Dans les six dernières années, l'équipe d'Espagne a... (Photo Javier Soriano, AFP)

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Dans les six dernières années, l'équipe d'Espagne a toujours trouvé le moyen d'être au sommet de sa forme lors des rendez-vous importants. Elle a gagné la dernière Coupe du monde, en 2010, en Afrique du Sud.

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Patrick Leduc

collaboration spéciale

La Presse

Ce sont toujours les mêmes. Vous verrez bien ça dans une centaine de jours. Et pourtant, ça ne m'empêchera pas de suivre éperdument ce tournoi de ballon rond visant à couronner le onze champion. Bref, voici un court portrait des suspects de convenance faisant figure de favoris pour la prochaine Coupe du monde, du 12 juin au 13 juillet au Brésil.

Brésil: une histoire de superstition

Comment conquérir la Sexta (sixième Coupe du monde) en dépit de toute la pression de jouer à la maison? La Seleçao de Luiz Felipe Scolari aura la mission de renverser la malédiction du Maracanaço - la défaite du pays hôte en 1950 contre l'Uruguay. D'autant plus que les attentes ont été décuplées par la victoire de l'an dernier à la Coupe des confédérations, une compétition dont le vainqueur n'a jamais trouvé le moyen d'enchaîner avec une victoire à la Coupe du monde. Le porteur des espoirs du pays, Neymar - toujours aussi frêle -, pourra-t-il relever son niveau d'un cran au terme d'une éprouvante première saison en Europe?

Mais la clé, pour le Brésil, sera de dominer ses adversaires au milieu du terrain, comme il l'avait si bien fait l'an dernier contre les champions du monde espagnols. Si Paulinho, Luis Gustavo et David Luiz peuvent se montrer aussi efficaces, les Auriverdes auront tout le loisir de s'appuyer sur Neymar, Oscar ou Hulk à la pointe de leur attaque. À défaut, oubliez le jogo bonito.

Espagne: entretenir le cycle

Durant les six dernières années, la Roja a tout gagné. Même lorsqu'on la croyait vaciller, l'Espagne a toujours trouvé le moyen d'être au sommet de sa forme lors des rendez-vous importants.

S'inspirant de la façon dont elle confisque le ballon lorsqu'elle en prend possession, la troupe de Vicente Del Bosque tentera de conserver le précieux trophée conquis en Afrique du Sud grâce à un but d'Andres Iniesta en prolongation.

Pour y arriver, la sélection espagnole devra chercher à se réinventer, elle qui souffre parfois d'un jeu trop stéréotypé. Le modèle sans attaquant peut-il durer? La naturalisation du Brésilien Diego Costa peut-elle être la carte cachée de Del Bosque? Le sélectionneur pourrait aussi se tourner vers les espoirs ibériques les plus prometteurs, comme Thiago, qui continue de se développer avec Pep Guardiola au Bayern Munich, ou encore Isco, peu utilisé au Real Madrid. Pas mal pour permettre à Xavi et Iniesta de souffler.

Allemagne: mûre pour gagner

Cette équipe est une machine. Mais est-elle à l'épreuve des aléas du climat austral?

L'effectif sur lequel misera Joachim Löw promet d'être un mélange de jeunesse, de dynamisme et de puissance. Avec des joueurs comme Reus, Götze et Müller, l'attaque allemande pourrait prendre des allures de rouleau compresseur, même sans miser sur un véritable buteur.

Pour plusieurs, la Mannschaft est la véritable favorite du tournoi brésilien, bien que les nations européennes n'aient jamais réussi à s'imposer lors d'une Coupe du monde tenue en Amérique du Sud. Contrairement à celui des autres favoris, le noyau allemand est constitué en majorité d'une génération de joueurs qui n'a pas encore gagné de titre en sélection. Mais on disait la même chose de l'Espagne il n'y a pas si longtemps.

Et, pour terminer, certaines formations à ne jamais négliger...

Italie

On n'a pas l'impression que c'est l'année des Azzurri. Mais c'est souvent quand on parle le moins d'eux qu'ils sont les plus dangereux. Reste que les cadres de l'équipe, comme Pirlo et Buffon, ont passablement vieilli. Super Mario (Balotelli) aura besoin d'être en forme pour propulser l'Italie plus loin que les demi-finales.

Argentine

Les trouble-fête. Les attentes sont toujours là, mais l'Argentine aura beaucoup moins à perdre que le pays hôte dans cette Coupe du monde. Un Lionel Messi avec un peu moins de pression, est-ce que ça permet d'augmenter sa production? Le problème albiceleste? Trouver quelques gauchos prêts à défendre et un gardien qui inspire un minimum de confiance.

France

Coucou, ils sont bel et bien là. Vous vous souvenez? Grâce à ce fameux doublé de Sakho...

Et tant qu'à y aller, pourquoi ne pas prolonger l'aventure jusqu'en finale?

Croyez-le ou non, avec ce tirage, le plus dur est déjà fait. Mais l'Équipe de France est toujours une boîte à surprises. Elle pourrait même nous jouer le tour de tout gagner! Après tout, avec une pioche et une faucheuse au milieu - attendez un peu de découvrir Paul Pogba et Blaise Matuidi -, il y a de quoi avoir peur de cette équipe française...




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