Une défaite dure à avaler pour les partisans du Brésil

Certains supporteurs du Brésil ont picoré dans leur... (Photo Ninon Pednault, La Presse)

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Certains supporteurs du Brésil ont picoré dans leur assiette, d'autres ont continué à prier.

Photo Ninon Pednault, La Presse

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Marie-Michèle Sioui
La Presse

Il se sera écoulé 29 minutes avant que les partisans du Brésil réunis dans un restaurant du centre-ville de Montréal ne cessent de manger la nourriture qui se trouvait devant eux. En moins d'une demi-heure, l'Allemagne avait enfilé les cinq buts qui allaient faire tomber leurs mâchoires.

Les bouches étaient ouvertes, les yeux, écarquillés et les assiettes, encore remplies. Le supplice du Brésil, qui perdait déjà 5-0 après 29 minutes de jeu, mettait brutalement fin à un grand rêve. Celui de goûter à la victoire de la Coupe du monde pour la sixième fois.

«Je ne sais pas, je ne sais pas...», répétait un partisan de la Seleção, à qui les mots ne venaient pas pour expliquer l'atonie de son équipe, humiliée 7-1 par la Mannschaft. «Neymar, Neymar», disait et redisait son ami, sans trop croire que l'absence du joueur-vedette - blessé dans le match Brésil-Colombie, vendredi dernier - pouvait à elle seule expliquer la débandade du Brésil.

Chez les partisans jaune et vert, chacun tentait de comprendre le drame qui venait de se dérouler sur le terrain de Belo Horizonte.

«L'absence de Neymar a affecté la motivation des joueurs», a lancé un partisan. «Non, c'est plutôt la défense qui a flanché», a répliqué un autre.

À mesure que l'écart de buts s'élargissait, Alice et Amanda Mendes perdaient espoir. «Ce n'est pas la faute de Neymar. Ils sont juste trop émotifs! Ils se sont laissé abattre après le premier but», ont analysé les soeurs, qui habitent la ville où le match était disputé. «Nous avons honte, nous sommes fâchées», ont ajouté celles qui ont choisi de prendre des vacances à Montréal.

«J'ai quand même crié au dernier but [le seul du Brésil, à la 90e minute], parce qu'ils en ont au moins fait un pour le spectacle», a admis Carlos Gabriel, qui appuiera l'Allemagne à la grande finale de dimanche. «Ils n'ont même pas essayé», a plutôt laissé tomber son amie, Keila Marquez, les yeux pleins d'eau.

Dans le secteur portugais du boulevard Saint-Laurent, les partisans allemands et brésiliens se faisaient des accolades. «On aurait voulu que ce soit plus serré, que les Brésiliens puissent au moins dire qu'ils avaient essayé», a déclaré un partisan de la Mannschaft. Les regrets n'étaient donc pas seulement l'affaire des partisans brésiliens. Du côté allemand, on aurait somme toute préféré un match plus palpitant.




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