2012: un nouveau départ, puis un virage pour l'Impact

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Patrice Bernier, le joueur de l'année chez l'Impact en 2012, voit ce virage d'un bon oeil.

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Marc Tougas
La Presse Canadienne
Montréal

Une drôle de chose est arrivée à l'Impact de Montréal alors que le club d'expansion cheminait pendant sa toute première saison dans la MLS, en 2012: la direction du club a réalisé que la philosophie nord-américaine, c'est bien, mais l'approche européenne, c'est mieux.

Convaincus que dans une ligue d'Américains, il fallait faire comme les Américains, le président de l'Impact Joey Saputo et le directeur sportif ont amorcé l'année avec Jesse Marsch au poste d'entraîneur-chef. Une décision qui était alors pleine de bon sens puisque l'ex-entraîneur adjoint de la sélection américaine avait de nombreux contacts dans le milieu du soccer au sud de la frontière.

Sauf qu'au fil des matchs et des embauches - celles de Matteo Ferrari, Marco Di Vaio et Alessandro Nesta, notamment -, et en constatant les succès de Felipe et Patrice Bernier sur le terrain, il est devenu évident que les joueurs qui avaient le plus d'impact sur le terrain étaient ceux qui s'étaient aguerris en Europe.

Ceux-ci ont prouvé leur valeur, d'ailleurs, en se retrouvant au coeur d'une série de cinq victoires qui a placé l'Impact dans une course inespérée pour une place en séries éliminatoires de la MLS.

Le onze montréalais a échoué à ce titre, mais il s'est forgé une identité que la direction cherchera à renforcer en 2013. Le processus en ce sens a été résolument entamé quand Marsch a été congédié tout de suite après la saison. C'est ensuite amorcée la quête d'un entraîneur européen, du moins s'il faut en croire l'avis des «soi-disant experts», pour reprendre une formule chère à Saputo.

Bernier, le joueur de l'année chez l'Impact en 2012, voit ce virage d'un bon oeil. Car cela donnera un produit sur le terrain qui plaira aux amateurs de soccer québécois, estime-t-il.

«Depuis que Barcelone et l'Espagne gagnent, il y a une tendance qu'on observe dans le soccer. Tout le monde veut avoir une équipe de possession, et développer une certaine volonté de jouer à travers les lignes - de la défense vers le milieu puis l'attaque, a souligné Bernier lors d'un entretien avec La Presse Canadienne. Et la tendance est d'avoir des milieux à la Iniesta et Xavi, des joueurs qui sont créatifs et intelligents, à qui on peut donner le ballon dans des situations difficiles et qui ne le perdront pas.»

Après un début de saison où Marsch a semblé vouloir rester prudent et se réfugier dans les automatismes nord-américains, l'Impact s'est soudainement découvert des forces qui lui étaient propres. Ç'a coïncidé avec le moment où Marsch a commencé à utiliser Bernier, Collen Warner et Felipe régulièrement ensemble, au lieu d'en alternance. La tendance s'est prononcée quand des renforts de luxe - Di Vaio, puis Nesta - sont arrivés en milieu de campagne.

«On a alors remarqué que notre force, c'était de faire des combinaisons à travers le centre du terrain», a noté Bernier, en faisant remarquer que le Galaxy de Los Angeles et les Sounders de Seattle aiment aussi mettre l'accent sur la possession du ballon.

Cependant, dans la MLS il y a aussi des équipes, comme le Dynamo de Houston et le Sporting de Kansas City, qui continuent de miser avec succès sur une approche typiquement nord-américaine - les qualités athlétiques et une pression constante en défensive partout sur le terrain, entre autres. C'est pourquoi, selon Bernier, les clubs de la MLS qui prônent la possession du ballon doivent s'ajuster en conséquence dans un circuit où certains gestes de robustesse sont davantage tolérés qu'ailleurs.

«Dans une ligue qui a d'autres caractéristiques, comme la combativité, tu ne peux pas espérer devenir Barcelone du jour au lendemain», a noté le Brossardois de 33 ans.

«Nous, il faut qu'on allie le style nord-américain avec l'européen pour en faire quelque chose de différent, qui reflète aussi ce qu'est Montréal, une ville qui est différente des autres villes d'Amérique du Nord», a par ailleurs avancé Bernier.

«On pourrait se battre et dire qu'une approche est meilleure que l'autre, mais si on arrive à faire un mélange des deux, qui représente aussi le mélange des cultures qu'il y a dans notre ville, il n'y a pas mieux que ça pour représenter Montréal.»

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