La France face au miracle islandais

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Qui de Birkir Bjarnason ou d'Antoine Griezmann fera trembler le gardien adverse? Réponse dimanche lors du face à face inédit France-Islande.

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Keyvan NARAGHI
Agence France-Presse
SAINT-DENIS

Les Bleus sont au pied du volcan: l'équipe de France, hôte de l'Euro, veut éviter l'humiliation d'une élimination en quart de finale dimanche face à l'Islande, qui fait souffler un vent de fraîcheur sur le tournoi et a déjà sorti l'Angleterre.

Pour son premier Euro, l'Islande a déjà remporté son pari au-delà de toutes les espérances et va défier la France à 21h (15h heure de l'Est) au Stade de France en n'ayant rien à perdre.

À l'inverse, une élimination à ce niveau de l'épreuve et contre un tel adversaire serait un échec d'anthologie pour les Français. Cela les priverait en outre d'un choc monumental en demi-finale face à l'Allemagne championne du monde, qui a éliminé l'Italie samedi soir à l'issue d'une séance de tirs au but à couper le souffle (1-1, 6 t.a.b. à 5).

L'exploit réalisé par les Islandais en 8e de finale contre l'Angleterre (2-1) a modifié la perception de ces joueurs obscurs venus du Grand Nord et d'une île habitée par seulement 330 000 habitants.

«Au fur et à mesure, les montagnes nous semblent moins hautes», a déclaré samedi Heimir Hallgrimsson, le co-sélectionneur islandais, dentiste de profession. «Lorsqu'on est outsider, il faut user de toutes ses qualités, il faut être détendu et avoir confiance en soi. Je suis donc persuadé que nous n'avons pas encore vu le meilleur de l'Islande.»

Le monde a appris à prononcer les noms de Kolbeinn Sigthorsson, Gylfi Sigurdsson, Birkir Bjarnason ou Aron Gunnarsson, joueurs clés de cette équipe rafraîchissante. Et la fièvre du ballon rond a soudainement gagné le pays.

Maillots en rupture de stock

Trente mille personnes, soit 10% de la population du pays, se sont donné rendez-vous devant un écran géant à Reykjavik, la capitale, et ils seront peut-être autant à Paris. C'est dire la vague qui porte ces nouveaux chouchous de l'Europe.

«J'ai dû emprunter mon maillot, parce que tout était en rupture de stock», a assuré à l'AFP Rutur Snorrason, un partisan islandais, juste avant de monter dans l'avion pour la France. Pour un autre partisan, Johann Svavarsson, pas de doute: ce sera «Pays de Galles-Islande en finale!»

La France, qui n'a plus atteint le dernier carré d'une grande compétition depuis la Coupe du monde 2006, n'a pas le droit à l'erreur. La demi-finale est l'objectif minimum du pays organisateur, qui rêve de rééditer les sacres à domicile de 1984 (l'Euro de Platini) et de 1998 (le Mondial de Zidane).

Encore faut-il que les joueurs évacuent une pression qui les a paralysés depuis le début de l'Euro et semble être à l'origine de leurs entames de match plus que poussives.

Jusqu'ici, ils s'en sont toujours sortis mais «à un moment, ça peut ne pas passer», a averti le sélectionneur Didier Deschamps samedi.

«Les différences se font au mental», a jugé de son côté le capitaine et gardien Hugo Lloris. «On manque peut-être de régularité, d'intensité, mais au final on arrive à gagner les matches. C'est la force de cette équipe.»

L'une des inconnues côté français sera la performance de Paul Pogba, décevant depuis le début du tournoi. À moins que le salut ne vienne encore des pieds de Dimitri Payet (2 buts) et d'Antoine Griezmann (3 buts) pour éviter aux Bleus une catastrophe de grande ampleur.

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