Cristiano Ronaldo quitte le Real Madrid pour la Juventus

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Cristiano Ronaldo évoluait avec le Real Madrid depuis 2009.

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Agence France-Presse
Madrid

33 ans, 5 ballons d'or, et un 3e grand championnat européen à dompter: la superstar Cristiano Ronaldo vient de prendre à contre-pied la planète football en rejoignant mardi l'Italie et la Juventus de Turin pour un dernier défi, symbole de son ambition sans limite.

«J'ai beaucoup réfléchi» et «je pense que le moment est venu d'ouvrir une nouvelle étape dans ma vie», a ainsi indiqué CR7, dans une lettre publiée par le club merengue en fin d'après-midi.

Le transfert de l'international portugais vedette est estimé par la presse espagnole à 105 millions d'euros, tandis que le contrat de quatre ans de CR7 à la Juve serait payé 30 millions d'euros par saison. Une arrivée déjà saluée par la Bourse de Milan, où le titre de la Juventus a cloturé en hausse de 5,71% mardi soir, après avoir bondi de 37,7% depuis le 28 juin, date où les premières rumeurs sont apparues.

Auréolé de tous ses titres, Ronaldo aurait pu tranquillement rester à Madrid, où il a définitivement mis le monde à ses pieds avec quatre ballons d'or et quatre Ligue des champions, pour glisser petit à petit vers une bienheureuse retraite.

Mais cela aurait été mal connaître la personnalité de l'enfant prodige du football mondial, bourreau de travail et monstre d'ambition. Pour l'assouvir encore, il explique dans la lettre diffusée mardi avoir «demandé au (Real Madrid) d'accepter (s)on transfert» vers le champion d'Italie.

L'itinéraire du natif de Funchal, sur l'île de Madère, est en effet celle d'une superstar boulimique. «Je veux sept enfants et autant de Ballons d'Or», lâchait-il encore en novembre dernier, après avoir reçu son 5e trophée, qui lui permettait de revenir à la hauteur de son éternel rival, Lionel Messi.

Seul Cristiano Ronaldo est capable d'une déclaration pareille, sourd aux critiques sur son ambition et son ego démesurés.

«Ça veut donc dire que je ne compte pas m'arrêter là. Tant que je jouerai, j'ambitionnerai de gagner tout ce que je peux gagner», poursuivait-il alors.

Depuis, il y a eu une nouvelle Ligue des champions avec le Real, et la déception d'une élimination en huitièmes de finale de la Coupe du monde.

«Plus puissant et plus important»

Le grand public lui a toujours témoigné un mélange d'admiration et de rejet. Il reste un des meilleurs joueurs de la planète et un des plus détestés. «Si j'avais un joueur comme moi, je le prolongerai pour au moins dix ans», avait-il lancé en septembre 2016 en toute modestie. «Parce que je suis riche, je suis beau, je suis un grand joueur, les gens me jalousent», taclait-il auparavant en 2011.

Le multi-millionnaire avait choqué l'Espagne en crise à l'été 2012 en se disant «triste» de son sort au Real, avant de resigner un contrat mirobolant l'année suivante jusqu'en 2021. Florentino Perez, président du Real qui a finalement accepté de le lâcher, lançait alors que Cristiano est «beaucoup plus puissant et plus important que tous ceux (nous, au Real) qui sommes ici».

CR7, c'est une diva, mais aussi un bourreau de travail. Issu d'une famille modeste, moqué pour son fort accent de Madère lorsqu'il a quitté son île natale pour Lisbonne à 12 ans, le mal-aimé a serré les dents. Et redoublé d'efforts.

En 2008, une première Ligue des champions avec Manchester United (2003-2009), débouchant sur son premier Ballon d'Or, avait déjà récompensé l'explosion de ce dribbleur d'exception, formé au Sporting Portugal.

Après un transfert «galactique» au Real en 2009 pour 94 millions d'euros, record mondial à l'époque, la deuxième C1 est arrivée en 2014 grâce à ses 17 buts (nouveau record), la troisième en 2016 avec 16 buts du Portugais, puis la quatrième en 2017 avec 12 buts (encore une fois meilleur buteur), avant une cinquième cette saison.

Et record après record, cet ailier rapide et puissant (1,85 m, 80 kg), habile des deux pieds comme de la tête, est notamment devenu le meilleur buteur absolu de l'histoire du Real Madrid, de la Ligue des champions et de la sélection portugaise.

En 2016, Ronaldo a aussi comblé un vide: en remportant enfin un trophée majeur avec le Portugal en tant que capitaine, l'Euro 2016 en France, il est devenu un héros national, refermant la cicatrice de la finale de l'Euro 2004 perdue à domicile.

Mère porteuse et aéroport

Que demander de plus après cinq Ballons d'Or (2008, 2013, 2014, 2016, 2017)? À la ville, ce dieu du stade aux cheveux gominés affiche un train de vie fastueux et aime montrer ses abdos musclés, ses bolides rutilants ou son jet privé sur les réseaux sociaux.

Côté vie privée, Ronaldo s'affiche désormais aux côtés d'une nouvelle compagne, l'Espagnole Georgina Rodriguez, et de ses bambins (quatre au total, Cristiano Junior et les jumeaux Eva et Mateo, tous trois nés d'une mère porteuse, et Alana Martina qu'il a eue avec Georgina Rodriguez).

Business oblige, son image a été déclinée sous la forme d'une ligne de sous-vêtements et d'un parfum, ainsi que d'un musée à sa gloire à Madère, où l'aéroport a été rebaptisé de son nom.

Sur son île natale, une statue grandeur nature reproduit sa manière de fêter les buts, bras tendus et jambes écartées. Et elle immortalise déjà la légende d'un joueur désireux d'être «le meilleur de tous les temps».

«Quand j'arrêterai ma carrière, je regarderai les statistiques pour voir si je suis parmi les meilleurs, et j'y serai sûrement», prévient souvent Cristiano Ronaldo. Inimitable.




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