Un carton rouge et une défaite 1-0 pour l'Impact

L'Impact (10-10-6) a encaissé une deuxième défaite de... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)

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L'Impact (10-10-6) a encaissé une deuxième défaite de suite après une série de quatre victoires.

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Ce n'est pas demain que Mauro Biello oubliera la première utilisation de l'arbitrage vidéo dans un match de l'Impact.

Dans le contexte d'un rendez-vous capital, il se souviendra qu'un carton jaune dont Deian Boldor avait écopé s'est mué en expulsion après le visionnement des images par l'arbitre Baldomero Toledo. Et que, quelques minutes plus tard, Bastian Schweinsteiger, le temporaire éclopé, a inscrit le seul but de la rencontre pour le Fire de Chicago (59e) devant 19 619 spectateurs.

Il est vrai qu'une saison est remplie de controverses et de décisions contestées, mais celle-ci, en particulier, est tombée au pire moment pour l'Impact. Devant un concurrent direct et dans un match aux allures de tournant de la saison, le Bleu-blanc-noir ne s'est jamais remis de ce tacle dangereux, et en retard, sur Schweinsteiger. Il y a bien eu un poteau touché par Nacho Piatti (80e) et une poussée en fin de rencontre, mais rien se matérialisant en but égalisateur si important.

Au coup de sifflet final, les joueurs et les entraîneurs, dont Biello, se sont dirigés vers l'homme au sifflet pour une petite explication. « Si tu n'es pas sûr, la décision prise sur le terrain doit être conservée. C'était ça, ma discussion avec l'arbitre », a démarré Biello.

« Ce n'est pas parce qu'il s'agit de Schweinsteiger qu'il faut donner ce carton rouge. [...] Après avoir revu la séquence, je ne suis même pas certain qu'il y a eu un contact. »

« JE SUIS FÂCHÉ »

« Je n'avais jamais pris de carton rouge de ma vie, c'était le premier, a déclaré Boldor, défenseur central acquis au mois de juillet. Je suis fâché de ce qui est arrivé parce que c'était un bon match, avant le carton rouge, et que nous faisions un bon travail. L'arbitre a détruit un beau match à domicile, c'est tout. »

Évidemment, il ne faut pas chercher plus loin le tournant de la rencontre. Privé de Laurent Ciman, de Samuel Piette, de Blerim Dzemaili et d'Anthony Jackson-Hamel, l'Impact ne s'était pas montré particulièrement tranchant jusque-là, mais il possédait tout de même un avantage au chapitre des occasions.

Face à un bloc du Fire bas, à l'opposé du dernier duel entre les deux équipes, le onze montréalais a obtenu 9 tirs, en première mi-temps, mais un seul a été cadré. C'est entre la 15e et la 30e minute qu'il a connu un rare temps fort. « On ne prendra pas l'arbitrage comme excuse, on aurait pu faire beaucoup mieux dans l'utilisation du ballon, a tempéré Hassoun Camara, à l'opposé d'un Evan Bush furieux contre Toledo. On s'est pas mal précipités alors qu'on aurait pu prendre le temps de construire. »

« Offensivement, on a vu le manque de Dzemaili entre les lignes pour déséquilibrer et attirer l'adversaire. Ils ont doublé, voire triplé la couverture sur Nacho, a analysé Biello. On savait que Chicago n'allait pas jouer le même match que la dernière fois. »

HUIT FINALES

Au classement, la sanction est immédiate pour l'Impact, toujours septième de l'Association de l'Est. Il compte désormais huit points de retard sur le Fire, de retour au troisième rang, et six sur le Crew de Columbus. Les Red Bulls bénéficiaient d'un coussin de trois points, avant son match d'hier, tandis qu'Atlanta United, sixième, a disputé deux matchs de moins. Si la situation interdisait le moindre relâchement, auparavant, elle est désormais carrément précaire. Mais dans le vestiaire de l'Impact, on veut encore y croire.

« Il y a beaucoup de matchs à l'extérieur, ça va nous pousser à sortir le meilleur de nous-mêmes, a lancé Patrice Bernier. Chaque match est maintenant une finale, comme c'était le cas en 2015 et 2016. Là, ça nous fait deux défaites consécutives et des points qu'on a laissé passer. »

L'Impact dispute son prochain match, samedi, sur le terrain du Revolution de la Nouvelle-Angleterre. Il comptera sur le retour des joueurs retenus par leur sélection respective, mais aussi sur un changement de philosophie. « Il reste huit matchs et je vais y aller avec les joueurs qui sont prêts à performer, jouer et tout donner », a promis Biello tout juste après avoir évoqué la mauvaise période de Matteo Mancosu.




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