Mauro Biello promet des ajustements

L'entraîneur-chef de l'Impact, Mauro Biello.... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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L'entraîneur-chef de l'Impact, Mauro Biello.

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À moins de s'appeler Minnesota United, l'heure est bien davantage aux interrogations qu'à la panique pour les équipes qui n'ont pas eu le début de saison souhaité.

Chez l'Impact, la gestion de la fin de match contre les Sounders de Seattle - avec deux buts encaissés dans les dix dernières minutes - a réveillé de vieux démons. La constitution de la défense, pour une équipe qui aspire à mieux que l'an dernier, peut aussi être remise en question en raison du quasi-statu quo hivernal.

Mauro Biello, qui a déjà été contraint d'aligner trois charnières centrales différentes en 180 minutes de jeu, a avoué hier être déjà à la recherche d'ajustements. 

«Ce qu'on essaie de faire avec le personnel, c'est peut-être d'arranger le schéma tactique [un 3-5-2] ou de travailler sur certaines choses qui vont nous rendre meilleurs dans ces moments-là. Si je regarde la façon dont on a fermé les centres [adverses], Chris Duvall et Ambroise Oyongo ont été excellents , a estimé l'entraîneur montréalais. Au niveau d'être plus physique, [Victor] Cabrera a disputé un excellent match avant de sortir.» 

«Ce n'est pas en recrutant un autre joueur que les problèmes vont se régler. Il y a beaucoup d'aspects à prendre en compte au niveau défensif, et ce n'est pas juste dans la surface.»

Il n'empêche que plusieurs s'attendaient à ce que le club envisage l'arrivée d'un défenseur possédant la même carrure qu'un Chad Marshall ou un Jelle Van Damme. Ce n'est pas nouveau, la défense montréalaise peine quand les débats deviennent plus musclés et qu'elle doit rivaliser avec les puissants attaquants de la MLS. Et quand les adversaires privilégient les ballons aériens - ce qui est forcément le cas lorsqu'ils sont menés en fin de rencontre -, les défaillances sont plus visibles sur les centres.

«[Will] Bruin n'a pas marqué de la tête, Morris n'a pas gagné son duel contre Duvall, a contesté Wandrille Lefèvre. Ce duel, personne ne l'a gagné, puisque le ballon est tombé et, derrière, il y avait davantage de joueurs de Seattle dans la boîte que nous. Le ballon est tombé à côté de Bruin et il a marqué. On ne s'est pas fait battre sur coups de pied arrêtés. Ça a été le cas en présaison, mais pas dans les deux premiers matchs. 

«Ce ne sont pas des choses reliées à notre soi-disant problème aérien. On n'a pas de joueurs de 6 pi 5 po, c'est vrai, mais on possède d'autres qualités comme la lecture de jeu ou notre anticipation. C'est là qu'on aurait pu être meilleurs.»

Les dernières minutes du match nul (2-2), au cours desquelles Biello avait envisagé d'ajouter un troisième arrière central, ont également mis en lumière un décalage entre plusieurs Montréalais. 

Hier, Biello a défendu ses changements en précisant que l'arrivée de Ballou Jean-Yves Tabla aux dépens de Dominic Oduro devait permettre à l'équipe de rester plus haut sur le terrain et de maintenir la pression. Samedi soir, plusieurs joueurs ont regretté de ne pas avoir affiché plus de prudence en restant davantage repliés. Sur le but égalisateur, il était particulièrement étonnant de voir autant de joueurs des Sounders que de l'Impact au point de penalty. La désorganisation était également totale sur le côté gauche, à commencer par Ambroise Oyongo, trop haut.

«Si on est capables de mieux maîtriser le ballon, eux ne vont pas avoir ces chances-là. En fin de match, on a dégagé beaucoup de ballons au lieu d'avoir ce calme, de tenir le ballon, de trouver la solution, de faire respirer l'équipe, de faire monter le bloc, a énuméré Biello qui, de façon contradictoire, a sorti Patrice Bernier dès l'heure de jeu. C'est une manière de mieux défendre et d'être plus efficace pour fermer le match. C'est ce qu'on avait fait l'an dernier au Stade olympique, contre les Red Bulls de New York.»

Leçon apprise?

Les joueurs de l'Impact étaient déjà de retour au boulot, hier matin. Ceux qui n'ont pas disputé l'ensemble du match, samedi, se sont retrouvés au Stade olympique pour une courte séance. Puisque les esprits n'étaient pas encore tournés vers le New York City FC, prochain adversaire, l'amertume du match nul était encore palpable.

«On pensait tous que c'était dans le sac», a avoué Oduro, qui a promis que cet épisode ne serait pas vain. 

«On sait tous comment le soccer est. Ce sport réserve parfois de nombreuses surprises et, même si le résultat n'est pas celui que nous souhaitions, on apprend collectivement. La prochaine fois qu'une telle situation va se présenter, je suis certain que nous serons bien préparés. [...] C'est trop tôt pour sombrer dans la panique. Chaque saison a ses hauts et ses bas, et c'est bon que ce creux arrive si tôt dans la saison.»

> Charles Dubé: Meilleure performance, mêmes vieux problèmes




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