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Coupe du monde au Canada: un projet «très intéressant», selon Ottawa

La ministre fédérale des Sports, Carla Qualtrough.... (Photo Justin Tang, archives La Presse canadienne)

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La ministre fédérale des Sports, Carla Qualtrough.

Photo Justin Tang, archives La Presse canadienne

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(Ottawa) Le gouvernement Trudeau aimerait que le Canada accueille un événement sportif international d'envergure d'ici 2030.

Et si elle ne veut pas trancher tout de suite entre les différents projets, la ministre fédérale des Sports Carla Qualtrough estime qu'une candidature avec d'autres pays pour accueillir la Coupe du monde de soccer de 2026 est «une occasion très intéressante». Selon ce scénario, Montréal pourrait être l'une des villes hôtes au pays.

«La proposition d'accueillir la Coupe du monde est super intéressante, je suis intriguée mais je ne suis pas prête à dire que c'est ma proposition [préférée], j'aimerais avoir plus d'information. [...] La Coupe du monde est une opportunité très intéressante, nous avons besoin de plus de stades au pays. Si l'analyse de nos infrastructures sportives démontre que nous avons besoin de davantage de stades, c'est peut-être une façon de les avoir», dit la ministre fédérale des Sports et des Personnes handicapées Carla Qualtrough en entrevue avec La Presse.

La prochaine année sera particulièrement importante dans ce dossier puisque le gouvernement Trudeau aimerait que le milieu du sport se range derrière une seule candidature. Le Comité olympique canadien doit signifier d'ici la fin du mois d'août 2017 si une ville canadienne est intéressée à accueillir les Jeux d'hiver de 2026. 

Plusieurs villes ont évoqué publiquement un intérêt pour une candidature d'envergure en 2026 (Calgary pour les Jeux d'hiver, Edmonton pour les Jeux du Commonwealth, et plusieurs villes qui accueilleraient la Coupe du monde de soccer masculin). Le maire de Montréal, Denis Coderre, ne cache pas son intérêt pour que Montréal soit l'une des villes hôtes de la Coupe du monde en 2026 advenant une candidature de plusieurs pays, dont le Canada.

«J'ai demandé à la communauté sportive, au Comité olympique canadien, à Commonwealth Canada, à Soccer Canada, de s'asseoir ensemble, dit la ministre Qualtrough. Nous ne pouvons pas faire trois événements en 2026. [...] D'un point de vue des infrastructures, devons-nous investir dans des stades ou des piscines? Soyons stratégiques. »

«Je ne veux pas me retrouver dans la situation où je dois choisir entre trois candidatures sur mon bureau en 2017. Ce serait dommage, mais le Canada ne peut pas toutes les financer ni les remporter.»

Si elle a eu des «conversations informelles» avec chaque projet de candidature, la ministre Qualtrough n'a pas de préférence pour l'instant. «Je ne suis pas prête à dire que je préfère un projet parce que l'étude des projets n'a pas été faite, dit-elle. Nous avons commencé ces discussions entre mes fonctionnaires et les organisations en question. Peut-être que je vais devoir rencontrer les maires des villes. Il faut être intelligent dans ce dossier. Si on fait une demande, je veux gagner, c'est peut-être mon côté d'athlète [NDLR: elle est triple médaillée paralympique en natation].»

Sa réflexion est tout de même entamée. «Nous avons un bon historique pour accueillir les Jeux d'hiver, mais je ne suis pas certaine que nous avons besoin d'autres infrastructures olympiques d'hiver, dit la ministre Qualtrough. [...] Peut-être qu'avec la taille et la géographie de notre pays, ça ne sera pas une olympiade d'été. Si nous voulons un événement l'été, avec les succès des Jeux panaméricains [à Toronto en 2015], peut-être que les Jeux du Commonwealth sont une meilleure option, parce que davantage de villes pourraient être hôtes. Peut-être sommes-nous un pays de sports d'hiver et voulons-nous nous concentrer sur les Jeux d'hiver. Il faut décider ce qu'on est.»

Pas d'inquiétude pour l'AMA

Dans un autre dossier sportif international, la ministre Qualtrough n'est pas inquiète de l'avenir de l'Agence mondiale antidopage (AMA) à Montréal. Ottawa veut signer une nouvelle entente pour garantir le maintien du siège social de l'AMA à Montréal au-delà du contrat actuel qui se termine en 2021. «Le plus vite sera le mieux. [...] Je ne sais pas si ce sera cette année, mais nous voulons explorer la possibilité d'une prolongation [avant 2021]», dit la ministre Qualtrough.

La semaine dernière, le maire Coderre s'est dit inquiet pour l'avenir du siège social de l'Agence à Montréal au-delà du contrat actuel de 2021, disant «entendre toutes sortes de choses sur l'avenir [de l'AMA] à Montréal».

«Je ne suis pas inquiète, mais c'est un dossier sur mon radar, dit la ministre Qualtrough. Je veux m'assurer que ce dossier ne déraille pas, j'ai de bonnes relations avec les dirigeants de l'AMA.» La ministre Qualtrough et le maire Coderre se sont parlé du dossier de l'AMA au cours des derniers jours. Ottawa dit discuter depuis un an et demi avec l'AMA pour signer une nouvelle entente garantissant son siège social à Montréal au-delà de 2021. Une réunion du comité exécutif de l'AMA aura lieu à Montréal en mai prochain.

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Le planchiste Jasey-Jay Anderson aux Jeux olympiques de... (Photo Bernard Brault, Archives La Presse) - image 2.0

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Le planchiste Jasey-Jay Anderson aux Jeux olympiques de Vancouver.

Photo Bernard Brault, Archives La Presse

Financement: pas que les médailles...

Doit-on continuer de financer prioritairement les médaillés olympiques potentiels? La ministre fédérale du Sport Carla Qualtrough aura à trancher cette question cette année alors qu'Ottawa évalue les critères du programme À nous le podium (65 millions/an), créé pour maximiser les chances de médailles aux Jeux de Vancouver en 2010.

«Je ne pense pas que les médailles devraient être le seul indicateur de succès, dit la ministre Qualtrough. J'espère que la révision permettra une approche plus sophistiquée de la façon dont on mesure le succès dans les sports d'élite. [...] Nous pouvons définitivement faire mieux. Nous devons investir sur des plus longues périodes de temps. Nous investissons de façon ciblée sur les athlètes avec un potentiel de médaille, nous n'investissons pas [autant] dans les athlètes qui sont 5es à 12es au monde ou dans des athlètes de la prochaine génération. Les cibles de performances doivent faire partie [de l'équation], mais peut-être qu'on s'y fie trop.»




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