Impact: relâchement interdit

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Laurent Ciman et ses coéquipiers n'ont pas l'intention d'adopter une posture ultra-défensive, demain soir à Toronto.

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Certains joueurs, comme Hassoun Camara, n'ont pas manqué de regarder la qualification des Sounders de Seattle pour la finale de la MLS, dimanche après-midi. D'autres, comme Laurent Ciman, ont préféré ne pas se projeter trop rapidement.

«Je m'en fous de la finale, parce qu'on n'y est pas encore. Mon adversaire, c'est Toronto. Je me focalise là-dessus et je ne regarde pas Seattle ou Colorado», a répliqué le Belge avec sa franchise habituelle.

Il faut dire que le résultat du match aller, une victoire de 3-2, interdit le moindre relâchement. Il oblige carrément l'Impact à effectuer un travail d'équilibriste, demain, au BMO Field. Mais même si un blanchissage lui assurerait une présence en finale, le onze montréalais n'a aucune intention d'adopter une posture ultra-défensive. 

«On ne doit pas rester derrière et faire une muraille pour éviter qu'ils marquent. On doit aussi jouer notre jeu et essayer de marquer. C'est la meilleure des façons [de faire].»

Malgré la victoire et les félicitations qu'ils ont reçues depuis une semaine, les joueurs montréalais continuent de traîner une certaine amertume par rapport au match aller. Les deux buts encaissés en l'espace de cinq minutes, malgré une bonne copie défensive jusque-là, étaient largement évitables, au goût de bien des joueurs. L'Impact était aussi parvenu à bien museler les trois joueurs désignés, Jozy Altidore, Sebastian Giovinco et Michael Bradley, jusqu'à l'heure de jeu. L'Italien, notamment, a été loin d'atteindre son niveau habituel.

«Toronto voulait qu'Ambroise [Oyongo] et moi sortions sur les latéraux [adverses] pour donner plus d'espace à Giovinco dans l'axe, en un-contre-un, face à Victor [Cabrera] ou à Altidore face à Laurent. C'est ce qu'on a voulu éviter, et on a fait un match très intelligent à ce niveau-là, a commenté Camara. On est restés très proches de nos défenseurs centraux, ce qui leur permettait de jaillir et de faire en sorte qu'on ne voie pas [Altidore et Giovinco] du match. Ç'a été un match difficile pour Giovinco, et je ne pense pas qu'il en ait connu beaucoup comme ça.»

«Il faut aussi stopper l'alimentation qui s'appelle Bradley, a ajouté Ciman. Si on arrive à le bloquer, lui, les ballons arriveront moins. Si ça arrive de [Eriq] Zavaleta, de [Drew] Moor et de derrière, ça va être plus facile pour nous.»

Sebastian Giovinco (10) bénéficie-t-il d'un traitement de faveur de... (Photo Dan Hamilton, USA TODAY Sports) - image 2.0

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Sebastian Giovinco (10) bénéficie-t-il d'un traitement de faveur de la part des arbitres en MLS?

Photo Dan Hamilton, USA TODAY Sports

Protégé par l'arbitre

On peut retenir de nombreux éléments du match de Giovinco, la semaine dernière. Pour la première fois depuis le mois de mai, il n'a pas cadré une seule de ses frappes. Contre l'Impact, il n'a désormais pas marqué lors des 247 dernières minutes de jeu. Mais il a aussi obtenu cinq fautes, dont deux ont débouché sur des coups francs bien placés. 

«Quand tu joues avec six défenseurs et trois milieux de terrain, il faudrait être une sorte de magicien pour trouver de l'espace, a reconnu Giovinco, hier. Mais ça fait partie du soccer et, collectivement, on fera de notre mieux pour trouver des façons de gagner. Ça importe peu de savoir qui marque et comment on marque.»

La clé est d'être physique face à Giovinco. Mais, en contrepartie, la « fourmi atomique » bénéficie d'un traitement de faveur de la part des arbitres, croit Camara, de retour à l'entraînement hier. 

«Je ne cherche pas d'excuse, mais à la fin, j'ai l'impression que Giovinco et Altidore sont plus protégés. À chaque micro-duel, c'est une faute automatique. On se bat contre une équipe de Toronto, mais un petit peu contre les décisions arbitrales aussi. Certaines d'entre elles nous sont un petit peu défavorables, mais on va faire avec.»

En meneur de jeu? 

Hier, l'Impact a travaillé les phases arrêtées, ainsi que l'aspect tactique. À ce chapitre, les hommes de Mauro Biello se préparent à toutes les éventualités concernant Giovinco, dont celle de le voir aligné derrière un duo d'attaquants composé d'Altidore et de Tosaint Ricketts.

«Ça peut être une bonne chose comme une mauvaise chose pour nous. S'il recule pour chercher les ballons un peu plus bas, ça veut dire qu'il s'éloigne du but. En même temps, c'est un joueur qui est capable de déséquilibrer et d'attirer nos milieux de terrain, a distingué Biello. Comment on va gérer ça? En communiquant bien au milieu pour que les responsabilités de nos trois joueurs se transmettent comme il faut. Comme ça, on peut continuer à fermer les espaces, mais avoir l'oeil sur un joueur comme Giovinco.»

Didier Drogba, souffrant, ne s'est pas entraîné, hier. Selon Biello, l'attaquant ivoirien devrait être de retour aujourd'hui pour la dernière séance avant le départ vers Toronto.

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