L'AS Roma donne une leçon d'efficacité à l'Impact

Ignacio Piatti tente de maîtriser le ballon devant... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

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Ignacio Piatti tente de maîtriser le ballon devant Kostas Manolas.

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Marco Donadel a beau être son ami, Luciano Spalletti, l'entraîneur romain, n'a pas fait de cadeau à son compatriote et à ses partenaires montréalais hier soir, battus 2-0. C'est pourtant l'Impact qui s'est créé les meilleures occasions de but. L'AS Roma lui a en fait donné une leçon d'efficacité.

Maîtrise de la Roma

La moindre erreur coûte très cher contre un adversaire de cette envergure. Kyle Fisher l'a appris à ses dépens. Une mauvaise relance et Diego Perotti servait idéalement Edin Dzeko pour le premier but du match (6e). La précision - ou la réussite -, Mohamed Salah en a fait étalage un quart d'heure plus tard en lançant dans la profondeur Radja Nainggolan pour le 2-0. Rigueur, précision, deux aspects que maîtrisent parfaitement les Romains. Plus précis techniquement, plus puissants physiquement, plus rapides dans l'exécution, les joueurs de Luciano Spalletti ont étalé leur maîtrise, du ballon et du jeu, en première période essentiellement. Les grosses pointures sorties à la pause (Nainggolan, De Rossi, Strootman), la deuxième période fut laborieuse. Reste à savoir jusqu'à quel point les Romains ont forcé leur talent. Cela restait pour eux un match de préparation.

Un Impact entreprenant

Les attaquants montréalais auront fait passé de nombreux frissons dans le dos de la défense romaine, surtout en première période. Didier Drogba (6e minute), David Choinière (30e) et surtout Michael Salazar (42e et 44e) ont manqué de peu de tromper la vigilance du gardien Alisson Becker. Tout comme Matteo Mancosu (à deux reprises) et Ballou Jean-Yves Tabla (deux fois) en deuxième période. Le manque de réussite, de vitesse d'exécution et de précision a donné bien des regrets à certains dans les vestiaires. Car c'est bien l'Impact qui s'est créé les meilleures occasions dans ce match. Mais c'est l'AS Roma qui a donné une leçon d'efficacité.

Une défaite encourageante

L'Impact n'a évidemment pas à rougir de sa prestation et encore moins à considérer cette défaite comme dérangeante, voire inquiétante. Au contraire. D'une part, parce qu'en face c'était l'AS Roma, tout de même. D'autre part, parce qu'initialement Mauro Biello avait, comme prévu, laissé beaucoup de joueurs au repos. Camara, Ciman, Oyongo, Shipp, Bush et Mallace ont suivi le match des tribunes. Alors que Bernardello, Ontivero, Mancosu, Salazar et Lefèvre ont débuté sur le banc. Et puis, avouons-le, les Montréalais ont manqué de réussite à l'image des trois ballons sur les montants (Didier Drogba à la 5e, David Choinière à la 30e et Ballou Jean-Yves Tabla à la 68e). Personne n'a démérité du côté de l'Impact, si bien que les Romains ont souffert en deuxième période. C'est le genre de défaite que l'on qualifie d'encourageante.

On a aimé...

Mauro Biello a effectué pas moins de 12 changements au cours de ce match amical. Et a donné du temps de jeu aux plus jeunes. Et on a aimé. On retiendra la performance du milieu de terrain offensif David Choinière, 19 ans, qui a joué tout le match, auteur surtout d'une bonne première période. On a aussi apprécié le match sobre du défenseur latéral Amadou Dia. Ou encore la seconde période sérieuse de Maxime Crépeau devant le but. On n'oubliera pas évidemment les deux occasions très nettes de Ballou Jean-Yves Tabla, 17 ans seulement, ni son sauvetage sur sa ligne de but. On regrettera enfin la blessure au genou droit de Lucas Ontivero, auteur d'une bonne rentrée.

Ils ont dit

Son nom a été scandé par le public. À 17 ans, Ballou Jean-Yves Tabla, dit «Ballou», a été la révélation du match. «Ça fait du bien ce support et de pouvoir m'exprimer avec les grands. Je crois que j'ai laissé un message ce soir. Les entraîneurs sont contents, ils veulent que je progresse. Il ne faut pas trop presser les choses. Dans mon jeu, il faut que j'améliore la finition», a simplement déclaré le jeune homme après le match.

«Rentrer dans un match comme ça et jouer de cette manière, c'est particulier, a dit son entraîneur. On a un plan pour Ballou, c'est pour ça qu'il était sur le terrain aujourd'hui. On veut le faire progresser. En s'exprimant comme il le fait, c'est sûr que le processus va aller un peu plus vite.»

«On a mal commencé le match, on était un peu nerveux, a analysé ensuite Mauro Biello. Avec un milieu de terrain comme ils ont, tu ne peux pas faire des erreurs, perdre le ballon, sinon tu ne vas pas le revoir pendant un bout de temps. [...] Je ne me souviens pas d'un match dans la MLS où on a eu autant d'occasions. Avec un peu plus de finition, on pouvait marquer.»

Luciano Spalletti a quant à lui grandement apprécié son court séjour à Montréal et les installations de l'Impact. Au point de souhaiter en faire un futur camp de base lors d'un prochain séjour sur le continent. Et l'entraîneur romain a repéré quelques joueurs montréalais. «En deuxième période, j'ai vu quelques bons jeunes joueurs chez l'Impact, ils ont eu des occasions, ils sont bons techniquement, je les félicite.»

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