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Dopage: Arsenal, Chelsea et Leicester rejettent les accusations

Arsenal, Chelsea et Leicester, les trois clubs de... (PHOTO ANDREW YATES, ARCHIVES REUTERS)

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Arsenal, Chelsea et Leicester, les trois clubs de Premier League incriminés, ont rejeté en bloc des accusations qu'ils ont qualifiées de « fausses » et « sans fondement ».

PHOTO ANDREW YATES, ARCHIVES REUTERS

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Agence France-Presse
LONDRES

Les révélations du Sunday Times, selon lesquelles 150 sportifs de haut niveau, dont des joueurs de la Premier League, se sont fait prescrire des produits dopants par un médecin britannique, ont déclenché dimanche une vague d'indignation, mais aussi de dénégations de la part des clubs concernés.

L'hebdomadaire britannique, récemment à l'origine de la révélation de plusieurs affaires de dopage touchant l'athlétisme russe, écrit qu'au cours des six dernières années, un médecin londonien, âgé de 38 ans, Mark Bonar, « a traité plus de 150 sportifs britanniques et étrangers avec des substances interdites telles que l'EPO, des stéroïdes et de l'hormone de croissance ».

Filmé à son insu, ce dernier raconte avoir eu un réseau de « clients secrets », parmi lesquels figuraient des joueurs d'Arsenal, Chelsea et Leicester, des cyclistes britanniques ayant participé au Tour de France, des joueurs de tennis, un boxeur britannique, un joueur de cricket anglais ou encore des spécialistes d'arts martiaux.

Les trois clubs de Premier League incriminés ont rejeté en bloc des accusations qu'ils ont qualifiées de « fausses » et « sans fondement ».

« Les joueurs de soccer ne sont guère contrôlés »

« Chelsea n'a jamais fait appel au DBonar et n'a ni connaissance ni trace écrite indiquant qu'un de ses joueurs a été traité par lui », a insisté le champion d'Angleterre en titre.

« Leicester City suit des protocoles antidopage solides et complets pour garantir son entière conformité et celle de ses joueurs à l'ensemble des règles antidopage », a réagi le club leader de Premier League.

Même son de cloche du côté d'Arsenal: « Nous suivons strictement l'ensemble des directives de l'Agence mondiale antidopage et les joueurs de notre équipe première subissent approximativement cinquante contrôles antidopage aléatoires chaque saison [...] Aucun de nos joueurs n'a jamais été contrôlé positif ».

La chaîne publique allemande ARD et sa filiale WDR ont mené une enquête parallèlement à celle du Sunday Times, dans laquelle le médecin réitère ses propos.

Dans la partie diffusée dimanche en fin de journée sur ARD, Bonar raconte en caméra cachée avoir « travaillé avec des joueurs de soccer de la Premier League et aussi avec des joueurs de l'étranger. J'ai aussi donné à un nom célèbre de l'EPO, de la testostérone et des hormones de croissance. De toute façon, les joueurs de soccer ne sont guère contrôlés ».

ARD présente aussi en caméra cachée une interview de Rob Brinded, ancien préparateur physique de Chelsea. À la question de savoir s'il peut « remonter » des athlètes [athlétisme]: « Je peux le faire, volontiers, mais je ne fais pas de choses qui ne sont pas éthiques, c'est le docteur Bonar qui s'en charge », répond Brinded.

Selon la traduction en allemand, il confirme que « Bonar a travaillé avec un grand nombre de joueurs de soccer » et indique qu'« un médecin d'une équipe [lui] a dit il y a quelques années que les joueurs plus âgés prenaient des anabolisants pour une meilleure régénération ».

« Version britannique du DFerrari »

L'Agence britannique antidopage (UKAD) a confirmé avoir été informée des activités présumées du DBonar entre avril et mai 2014, par un sportif convaincu de dopage. Celui-ci avait expliqué que le médecin lui prescrivait de l'EPO et de la testostérone, et assuré qu'il fournissait également en produits dopants un boxeur anonyme.

C'est la seule et unique fois que le nom du DBonar a été porté à son attention, précise l'UKAD, ajoutant qu'elle avait par la suite relancé le sportif, qui n'a pas apporté de preuves attestant ses propos.

Ce sportif anonyme s'est exprimé auprès de WDR: « Pour moi, le DBonar est la version britannique du docteur de Lance Armstrong, le Dr Ferrari. C'est Bonar qui m'avait procuré de la testostérone et d'autres substances. Il m'avait demandé: ''as-tu essayé l'EPO avant? ou les hormones de croissance?'' »

L'UKAD affirme toutefois ne pas avoir l'autorité pour enquêter sur les activités du médecin car il n'est pas affilié à une instance sportive.

Son patron David Kenworthy assure tout même qu'une investigation indépendante sera menée quant aux allégations du Sunday Times, y compris sur la façon dont l'agence a traité les accusations portées par le sportif.

L'ordre des médecins britannique (GMC) a été informé par l'UKAD et s'est engagé à étudier « en urgence » les accusations portées contre le DBonar.

Le ministre britannique des Sports, John Whittingdale, a lui aussi rapidement réagi dans un communiqué, dans lequel il s'est dit « choqué et très préoccupé » par ces allégations et a demandé l'ouverture immédiate d'une enquête indépendante.

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