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Platini «retire» sa candidature à la présidence de la FIFA

Michel Platini... (PHOTO ARCHIVES AFP)

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Michel Platini

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Agence France-Presse
PARIS

Michel Platini, suspendu huit ans de son poste de président de l'UEFA, a annoncé jeudi à L'Équipe qu'il retirait sa candidature à la présidence de la FIFA, faute de temps, et qu'il préférait se consacrer à sa défense.

«Je ne me présenterai pas à la présidence de la FIFA. Je retire ma candidature», a annoncé l'ancien numéro dix des Bleus, 60 ans, au quotidien sportif dans un entretien à paraître vendredi.

«Je n'ai plus le temps ni les moyens d'aller voir les électeurs, de rencontrer les gens, de me battre avec les autres. En me retirant, je fais le choix de me consacrer à ma défense par rapport à un dossier où on ne parle plus de corruption, de falsification, où il n'y a plus rien», a-t-il expliqué.

Si la charge de corruption n'avait pas été retenue par la justice de la FIFA, celles d'«abus de position», de «conflit d'intérêt» et de «gestion déloyale» l'avaient par contre été contre Platini, qui doit d'abord faire appel auprès de la commission ad hoc de la FIFA avant de pouvoir saisir le Tribunal arbitral du sport.

Autant de recours qui l'auraient empêché de faire campagne dans les temps à la tête de la FIFA, la date limite de l'enregistrement des candidatures étant fixée au 26 janvier, soit un mois pile avant celle de l'élection qui déterminera le successeur de Joseph Blatter, président démissionnaire et suspendu, comme Platini, de toute activité officielle liée au football depuis le 21 décembre par la justice interne de l'instance.

Après le retrait de Platini, il reste désormais cinq candidats à la présidence de la FIFA: le président de la Confédération asiatique Cheick Salman Bin Ebrahim Al Khalifa, le secrétaire général de l'UEFA Gianni Infantino, l'homme d'affaires sud-africain Tokyo Sexwale, le Prince Ali, ancien vice-président de la FIFA battu par Blatter lors de la dernière élection présidentielle au printemps 2015, et l'ancien membre de la Fifa Jérôme Champagne.

p/

- se concentrer sur sa défense -

«C'est une question de calendrier, mais pas seulement», a dit Platini pour justifier son retrait: «Comment remporter une élection quand on est empêché de faire campagne ? Pourtant, quand Blatter s'est retiré (le 2 juin 2015, NDLR), j'ai reçu 150 soutiens déclarés. Une centaine de lettres officielles de fédérations et une cinquantaine de promesses. Tout cela en deux jours. Aujourd'hui, je dois m'occuper de tous les recours, suivre les procédures.»

«Il y aura le TAS, puis la commission, présidée par Domenico Scala (NDLR : responsable de la commission électorale de la FIFA), qui a dit que j'avais falsifié les comptes... Ça ne se présente pas très bien. Je me suis battu comme je l'ai toujours fait dans ma vie, mais on ne m'a pas donné la possibilité de concourir ce coup-ci», a déploré l'ancien triple Ballon d'Or.

Il reste donc désormais à Platini à se concentrer sur sa défense concernant sa suspension de huit ans pour ce fameux paiement controversé de 1,8 M EUR reçu en 2011 de Joseph Blatter, pour un travail de conseiller achevé en 2002. Un reliquat réglé sans contrat écrit, qui avait d'abord intrigué la justice suisse. Cette dernière a entendu Platini comme témoin assisté et a mis en examen Blatter, à qui il est également reproché un contrat de droits télé déloyal envers la FIFA.

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