Liverpool congédie son entraîneur

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Agence France-Presse
LONDRES

Trop tôt ou trop tard? Liverpool et ses propriétaires américains ont surpris dimanche, en limogeant après huit journées leur entraîneur Brendan Rodgers, présent depuis 2012 mais en grande difficulté depuis plus d'un an.

«Liverpool annonce que Brendan Rodgers va quitter son poste avec effet immédiat. La recherche d'un nouvel entraîneur est en cours», ont indiqué les Reds dans un communiqué, quelques heures seulement après le nul (1-1) dans le derby contre Everton.

Avec trois victoires, trois nuls et deux défaites, son équipe se traine en effet à une indigne 10e place qui fait mauvais genre après la sixième obtenue la saison passée, alors qu'elle avait également été éliminée dès la phase de poules de la Ligue des champions à l'automne 2014 pour son grand retour dans la compétition suprême.

La victoire contre Aston Villa le 26 septembre est ainsi la seule des neuf derniers matchs.

Passées les politesses d'usage du trio composé de John Henry, le propriétaire par l'intermédiaire de sa société Fenway Sports Group, et des dirigeants du club Tom Werner et Mike Gordon, qui saluent la «contribution significative» du Nord-Irlandais, lui expriment leur «gratitude» et se souviennent des «merveilleux moments» avec lui, les patrons espèrent maintenant pouvoir annoncer rapidement son remplaçant.

Klopp? Ancelotti?

Celui-ci pourrait être à chercher du côté de l'Allemagne ou de l'Italie, puisque Jürgen Klopp, après un long et brillant séjour avec le Borussia Dortmund rêve maintenant d'Angleterre, tandis que Carlo Ancelotti, libéré par le Real Madrid, a déjà connu le succès sur l'île avec Chelsea.

Les deux hommes sont d'ailleurs actuellement libres, et c'est peut-être ce qui a conduit les Reds a précipiter leur annonce.

Aussi inéluctable qu'elle soit, celle-ci survient pourtant cinq mois après le soutien présidentiel à l'entraîneur, qui a encore pu dépenser cet été près de 130 millions d'euros pour compenser notamment le départ du capitaine emblématique Steven Gerrard, parti en préretraite aux États-Unis, ou celui de la pépite Raheem Sterling, transféré pour 60 millions d'euros à Manchester City au terme d'un bras de fer.

Depuis, l'humiliation contre Stoke (6-1) lors de la dernière journée a sûrement pesé dans l'esprit des dirigeants d'un des plus prestigieux clubs d'Angleterre, triple vainqueur de la C1 (1977, 2001, 2005) et 18 fois champion national, mais plus depuis 1990.

Cette saison, le sort n'a pas non plus été tendre avec le jeune entraîneur de 42 ans puisque Sturridge, l'un des buteurs les plus efficaces du club, a commencé blessé, tandis que le milieu Jordan Henderson, le nouveau capitaine, a rapidement connu la même issue.

«Je ne ressens aucune pression...» 

Avec 51,6 % de victoire, l'ex-adjoint de Jose Mourinho à Chelsea, qui totalise 83 victoires, 40 nuls et 42 défaites en 165 matchs, compte pourtant le deuxième meilleur ratio de l'histoire des Reds, derrière Rafael Benitez (55,3).

«Il y a deux points: le premier, c'est que je ne ressens aucune pression, je le dis honnêtement», avait-il pourtant assuré dimanche juste avant l'annonce, alors qu'il était de plus en plus critiqué depuis plusieurs semaines.

«La pression, c'est pour vendre des journaux, inventer des histoires. Je le comprends, je le respecte. Je n'ai jamais rien ressenti d'autre que de la sécurité. On m'a fait venir pour faire un boulot, j'ai prolongé [en mai 2014, NDLR] et les propriétaires savent que cela prend du temps» pour «reconstruire» l'équipe. Un terme qui lui est cher depuis août. Mais ce sera donc sans lui.

«Cela n'allait pas trop bien pour lui, a reconnu l'ex-capitaine Jamie Carragher. Il ne peut pas le nier. Il lui fallait un bon départ, mais il a peut-être eu de la chance de sauver sa tête l'an passé. Mais je n'aime pas le timing de cette décision. S'ils voulaient un changement, il fallait faire ça cet été. En trois ans, il n'a rien gagné, ce n'est pas assez bon pour Liverpool».

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