L'Impact s'est fait peur

Andrés Romero a retiré son maillot pour célébrer après... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Andrés Romero a retiré son maillot pour célébrer après avoir marqué le but décisif à la 76e minute de jeu.

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Il n'y a pas eu sept buts et une tonne de rebondissements, comme ça avait été le cas lors de leur dernière rencontre, mais l'Impact a assuré l'essentiel, mercredi soir, face au Fire de Chicago. Malgré une prestation poussive et en l'absence de Nacho Piatti, absent pour des raisons familiales, le onze montréalais a battu la pire équipe de la MLS par la marque de 2 à 1 devant 17 832 spectateurs.

Petite victoire, mais gros effet pour la troupe de Mauro Biello, qui se retrouve maintenant à un point du cinquième rang détenu par le Toronto FC. L'avantage du terrain en séries est, quant à lui, à six unités. Une utopie? Peut-être, mais l'Impact a la bonne idée de gagner ses matchs en retard, même si la manière fait parfois défaut. C'était le cas, mercredi, contre un adversaire dont la volonté surpassait largement le talent.

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«Ils ont perdu contre nous il y a quelques semaines et ils sont venus avec l'envie de faire un résultat. Au début, ils n'attaquaient pas, ils restaient en place et ils faisaient la conservation. Quand on a marqué, ils sont sortis un peu plus. Il y a de la fatigue, mais gagner dans ces conditions-là, ça a une saveur particulière», a analysé Didier Drogba.

«Chicago nous a rendu la tâche difficile, mais c'est quelque chose dont nous avions besoin. C'était un bon test et cela montre l'ampleur de nos progrès en si peu de temps», a renchéri Nigel Reo-Coker.

Cette fois encore, l'Impact a pu compter sur son joueur désigné, qui affole les compteurs - avec cinq buts en cinq matchs - et qui débloque les situations les plus stériles. Après 39 minutes sans relief collectif, l'Ivoirien, après une belle poussette sur Jeff Larentowicz, a ouvert la marque d'un coup de tête.

L'Impact ne pourra pas toujours compter sur Drogba, de plus en plus surveillé par les adversaires, pour faire la différence et devra éparpiller les responsabilités. Andrés Romero et Patrice Bernier ont signé leur retour statistique, mercredi, pour finir le travail dans ce match-piège et donner les trois points à l'Impact. Le premier dans le rôle du buteur, en trompant Jon Busch d'un tir à ras de terre, et le second, qui fêtait son anniversaire, dans celui du passeur décisif (76e). Entre méforme et blessure, les deux hommes n'ont pas connu un été très prolifique.

«Andrés a passé une période un peu difficile, mais on croit en lui parce qu'il a certaines qualités qui peuvent aider l'équipe, a déclaré Biello. Dans des moments compliqués, il faut continuer à travailler, et la meilleure façon de s'en sortir est de marquer un but décisif. [...] Quant à Patrice, il a fait son travail. On voulait contrôler un peu plus le milieu de terrain et il a utilisé son expérience pour obtenir une passe décisive. Je suis content pour lui.»

Evan Bush peut lui aussi revendiquer une partie des trois points, avec un arrêt réflexe durant les dernières secondes de la rencontre.

Pour le reste, il faut avouer que cet Impact a été très loin de montrer son meilleur visage. En l'absence de Piatti, rentré en Argentine pour être au chevet de son père, souffrant, il a manqué un élément capable d'accélérer le jeu en milieu de terrain. On constate que le manque d'efficacité sur les ailes a également été un facteur important, au début du match, quand on se rappelle que Drogba avait marqué deux de ses buts sur des centres, le 5 septembre.

Si la construction du jeu a été pénible - la finition aussi, notamment pour Dominic Oduro -, la défense montréalaise a également connu une soirée difficile, à l'image de Victor Cabrera. Laurent Ciman a, quant à lui, perpétué la mauvaise séquence au chapitre des cartons en se faisant expulser en arrêt de jeu. Outre Ciman, Romero sera suspendu, samedi, pour la visite de D.C. United. «On a beaucoup de coeur, on joue avec passion, mais il faut se maîtriser. Ce n'est pas évident, avec des joueurs qui manquent les matchs, a regretté Bernier. Il va falloir que l'on rectifie le tir, même si ce n'est pas facile dans cette ligue.»

Accam marque... et rate

Les joueurs du Fire, malgré l'absence d'objectif au classement, peuvent encore espérer impressionner leur nouvel entraîneur et gâcher quelques soirées de prétendants aux séries. David Accam a notamment été un danger toute la soirée avec sa vitesse, ses dribbles et son égalisation à la 50e minute. Il a alors profité d'une mauvaise lecture de jeu de Cabrera pour marquer son neuvième but de la saison.

Ce n'est pourtant pas comme si l'Impact n'était pas prévenu. En première mi-temps, il y a d'abord eu des avertissements, comme sur la sortie d'Evan Bush devant Gilberto (16e). Accam a ensuite raté deux occasions en or, dont un tir imprécis au terme d'un beau slalom à la 73e minute.

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Une victoire pour Piatti

Piatti est rentré d'urgence en Argentine pour être au chevet de son père, malade. Il était toutefois présent dans les pensées de ses coéquipiers et des entraîneurs, mercredi soir.

«On a eu des nouvelles [mardi soir] de son père et il voulait partir pour être près de lui, a expliqué Biello. On est une famille et on voulait partager cette victoire avec lui. C'est un bon gars, et si on est forts pour lui, il peut être fort pour son père.»

Il ne faut évidemment pas s'attendre à le voir sur la pelouse, samedi, contre D.C. United.

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