L'Impact en finale du Championnat canadien

Dominic Oduro (troisième en partant de la gauche)... (Photo Dan Hamilton, USA Today)

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Dominic Oduro (troisième en partant de la gauche) a été entouré par ses coéquipiers de l'Impact après avoir marqué le but décisif à la 84e minute.

Photo Dan Hamilton, USA Today

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On peut toujours compter sur l'Impact pour sortir un lapin de son chapeau lors des matchs de coupe.

Cette fois, c'est un but de Dominic Oduro, à la 84e minute, qui a permis à l'équipe d'obtenir son billet pour la finale du Championnat canadien malgré une défaite de 3 à 2, à Toronto, mercredi soir. Comme il l'a si souvent fait en Ligue des champions, l'Impact s'est qualifié en vertu de la règle du but à l'extérieur (3 à 3 au total des deux matchs).

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Le coup de tête du Ghanéen, sur un centre d'Eric Miller, a donc fait la différence dans une rencontre qui semblait échapper à l'Impact. Menés 3 à 1 et donc potentiellement éliminés à ce moment-là, l'équipe a su trouver les réserves nécessaires afin d'effacer un nouveau creux défensif en deuxième période.

Un simple regard sur le sommaire de la rencontre permet de voir que l'Impact a en effet peiné contre les joueurs désignés ontariens, notamment en deuxième période. Jozy Altidore? Il a lancé le bal offensif (22e), en plus de délivrer deux passes décisives. Michael Bradley? Il a encore organisé le jeu et a été impliqué sur le deuxième but de Bruno Cheyrou, celui de l'espoir (56e). Sebastian Giovinco? L'Italien a marqué le troisième but (58e) et posé de nombreux problèmes à chaque accélération ou dribble.

Si les trois hommes ont entamé le match, c'est que le TFC a adopté une position à l'opposé de celle du match aller. L'équipe B de la semaine dernière a cédé sa place à un onze plus habituel qui, de plus, voulait prendre une revanche après sa décevante défaite contre le Dynamo de Houston, dimanche. La qualification montréalaise est donc d'autant plus satisfaisante qu'elle a été acquise contre un grand rival qui a joué son va-tout et misé sur son trio de millionnaires.

Surtout que Frank Klopas, lui, a adopté une stratégie adverse en se privant, au coup d'envoi, de sa meilleure arme en milieu de terrain, Ignacio Piatti, et de son attaquant le plus prolifique, Jack McInerney.

Cooper se lève

Ce choix a ouvert la porte à Kenny Cooper qui, au fil des ans, a gagné la réputation d'être un joueur de coupe par excellence. L'an dernier, avec les Sounders de Seattle, n'avait-il pas inscrit six buts en quatre rencontres lors de la U.S. Open Cup?

Mercredi, il a montré qu'il n'avait pas perdu cette bonne habitude en traversant la frontière canadienne. À la 11e minute, c'est lui qui s'est créé la première bonne occasion - un tir dévié par Chris Konopka - après du bon travail de Dilly Duka. Moins d'un quart d'heure plus tard, il a été l'auteur de l'égalisation en faisant dévier une tentative de Calum Mallace (25e). Cerise sur le gâteau, le but de Cooper est survenu sur une phase arrêtée (corner), ce qui n'arrive plus souvent chez l'Impact. L'Américain a cependant quitté le match quelques minutes plus tard, victime d'un tacle maladroit de Cheyrou.

Si McInerney a pris le relais en pointe, le joueur le plus dangereux en fin de première mi-temps a été Duka. Il a notamment heurté le poteau droit de Konopka au terme d'une contre-attaque. McInerney a également obtenu quelques occasions par la suite, même si Toronto FC a dominé à ce chapitre. Eric Kronberg s'est notamment imposé devant Jonathan Osorio à la 50e minute.

L'Impact ne retrouvera pas le Championnat canadien avant le 12 août. Son adversaire, les Whitecaps de Vancouver ou le FC Edmonton, ne sera connu que la semaine prochaine. Rappelons que le vainqueur représentera le Canada à l'occasion de l'édition 2016-2017 de la Ligue des champions.

Priorité MLS

Après la parenthèse du Championnat canadien, l'Impact entre dans une phase critique de son calendrier dans la MLS. Non seulement Klopas devra-t-il unir un vestiaire qui multiplie les phrases dissonantes dans les médias, mais encore il devra rapidement retrouver le chemin de la victoire. Si on tient compte de la dernière saison, l'Impact n'a plus gagné en 10 occasions.

À l'heure actuelle, les Montréalais peuvent invoquer le nombre de matchs de retard - jusqu'à six - qu'ils ont accumulés par rapport à certains adversaires. Au classement de l'Association de l'Est, ils accusent sept points de retard sur la sixième place. Mais ils devront rapidement corriger les flottements défensifs et cette tendance à baisser de rythme en milieu de deuxième période. Lors des deux prochains week-ends, ils accueilleront le Real Salt Lake, qui a retrouvé des couleurs, puis le FC Dallas, l'une des équipes en forme du début de saison. Le dernier adversaire montréalais du mois de mai, le Fire de Chicago, n'a rien d'un roc insurmontable, mais l'Impact - jusqu'à preuve du contraire - a toujours autant de difficultés à gagner à l'étranger.

Bref, après l'éclaircie de la Ligue des champions, qui a usé les troupes et entraîné son lot de blessés, puis cette qualification en finale du Championnat canadien, l'Impact fait déjà face à un test capital. Et il devra prouver qu'il est bien plus qu'une simple équipe de coupe...

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