L'Impact veut s'appuyer sur son expérience

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Après une épopée incroyable en Ligue des champions, Andrés Romero, Dominic Oduro et les joueurs de l'Impact reprennent le collier, ce soir, avec la première manche d'un nouveau championnat canadien, contre le Toronto FC.

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Après le long parcours en Ligue des champions, la véritable saison débute ce soir pour l'Impact. En attendant de retrouver les soirées de la MLS et de peut-être réduire l'écart qui le sépare de ses adversaires, l'Impact espère bien remporter le troisième Championnat canadien de son histoire.

« On a tout donné en Ligue des champions et on doit maintenant orienter notre concentration ailleurs. On a plusieurs matchs à rattraper et on a besoin de points. On doit donc tourner la page et réaliser nos objectifs établis avant le début de la saison », a résumé Frank Klopas.

Contre le Toronto FC et au cours des matchs à venir, l'équipe peut s'appuyer sur la confiance et l'expérience d'une épopée continentale. Mais elle doit également se rappeler certaines tendances qui lui ont joué de vilains tours depuis le mois de février.

Les matchs contre Pachuca, Alajuelense et Club América ont poussé l'Impact à privilégier la contre-attaque. Ce faisant, ils ont aussi montré l'absence de relation entre Nacho Piatti et l'attaquant de pointe, surtout Dominic Oduro. Que ce soit sur la pelouse du stade Azteca ou du Stade olympique, le numéro 10 montréalais a souvent choisi l'option personnelle plutôt que de servir son rapide coéquipier. En zone mixte, mercredi dernier, Jack McInerney avait opposé l'altruisme d'América au manque d'union de l'Impact.

Au nom du « politiquement correct », Oduro - dont la finition n'a jamais été le point fort - ne s'est pas trop étendu sur le sujet. Il a plutôt refilé le ballon à Klopas en arborant un sourire qui voulait en dire beaucoup. L'entraîneur a répondu en jouant la carte de la patience avec un groupe qui apprend encore à se connaître. « Il y a des moments où, même moi sur le terrain, je me dis que, oui, peut-être ce joueur est démarqué sur le jeu. Mais, quand tu revois les choses sur vidéo, ce n'était pas le cas.

« Vraiment, ce n'est pas important de savoir qui marque et vous pouvez demander à n'importe quel joueur de l'équipe. Les buts ne valent rien s'ils n'aident pas l'équipe à gagner. Peut-être que tout le monde veut en faire un peu plus pour l'équipe, mais d'une bonne façon. »

«Se donner à 100%»

La défense, un concept qui englobe les 11 joueurs, est un autre chantier toujours en cours. En 10 matchs, toutes compétitions confondues, l'équipe a cédé à 18 reprises.

Laurent Ciman, sans surprise l'une des grandes satisfactions du début de saison, a pointé du doigt le manque de constance de tout le bloc au niveau de l'attitude. « On ne se donne pas tous à 100 % l'un pour l'autre pendant tout le match. On a parfois tendance à gérer nos efforts, surtout en repli défensif, alors qu'on sait que c'est vraiment important, a insisté le Belge.

« Il faut travailler ça et, physiquement, se donner du début à la fin à 100 %. Et si un joueur est fatigué, il le dit à l'entraîneur et il y a des remplaçants pour ça. »

C'est surtout en deuxième mi-temps que l'Impact perd pied défensivement puisque 15 des 18 buts encaissés l'ont été après la 45e minute.

Outre la gestion des changements qui procure trop rarement un second souffle collectif, doit-on parler de problèmes physiques ou mentaux ? « Tout le monde a l'air prêt [physiquement], a répondu Ciman. Peut-être que c'est le début de saison pour certains et qu'il leur faut du temps pour acquérir le rythme des matchs. Ça doit surement venir du mental et du manque de concentration. »

Repartir à zéro

Sitôt la page de la Ligue des champions tournée, l'Impact redémarre le processus de qualification continentale, ce soir (19h30), en accueillant le Toronto FC lors de la demi-finale aller du Championnat canadien. «C'est difficile de croire que l'on recommence tout à zéro, a expliqué Jack McInerney. C'est ici que la route débute, et même si on veut se concentrer sur la MLS, c'est quand même une priorité.» L'autre demi-finale oppose les Whitecaps de Vancouver au FC Edmonton (NASL). La finale, toujours sous forme aller-retour, aura lieu les 12 et 26 août. Le vainqueur représentera le Canada lors de l'édition... 2016-2017 de la Ligue des champions.

Une équipe remaniée

En raison des blessures de Victor Cabrera, Hassoun Camara et Donny Toia, Frank Klopas pourrait maintenant se tourner vers Eric Miller ou Maxim Tissot chez les défenseurs latéraux. «La bonne chose est qu'[Ambroise] Oyongo recevra bientôt son visa, mais on ne sait pas encore où il en est sur le plan physique», a-t-il répliqué à propos de la situation dans les prochaines semaines. L'entraîneur n'a rien dévoilé des contours de son équipe, mais on peut également s'attendre à voir les grands absents de la Ligue des champions, soit le gardien Eric Kronberg et Eric Alexander. Kenny Cooper devrait aussi disputer ses premières minutes avec l'Impact.

Sans joueurs désignés pour le TFC?

Du côté torontois, le match sera synonyme de repos pour plusieurs titulaires habituels puisque Jozy Altidore, Sebastian Giovinco, Scott Caldwell ou Jackson n'ont pas fait le déplacement à Montréal. Il faut dire qu'avec huit matchs, dont un amical, au mois de mai, le TFC possède un calendrier encore plus chargé que celui de l'Impact. Et la priorité est, plus que jamais, de se concentrer sur la lutte aux séries après huit années d'échecs. Dans les circonstances, une récolte de neuf points lors des sept premiers matchs, tous à l'extérieur, est un début intéressant. 

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