L'Impact vit une situation difficile mais amusante

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Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Montréal

Jouer des matchs cruciaux en début de saison comme celui de mercredi face à l'Alajuelense en Ligue des Champions de la CONCACAF est une situation particulière pour les joueurs de l'Impact. Et c'est peut-être pourquoi les équipes de la MLS n'ont jamais obtenu beaucoup de succès dans ce tournoi.

Depuis la création de la nouvelle mouture du championnat en 2008-09, une seule formation de la MLS a atteint la finale, le Real Salt Lake, qui a finalement perdu contre l'équipe mexicaine de Monterrey en 2011.

Selon les joueurs de l'Impact, il ne faut pas regarder bien loin pour expliquer les déboires des équipes du circuit nord-américain dans le championnat continental.

«Nous arrivons en mode présaison alors que les équipes d'Amérique centrale sont à la mi-saison ou ont amorcé leur campagne depuis un mois, a rappelé le milieu de terrain Dilly Duka. Et il n'est pas rare que les équipes de la MLS effectuent beaucoup de changements pendant la saison morte, comme c'est notre cas cette année. La chimie est importante pour gagner et elle n'est pas toujours présente dès le début de la saison.»

L'entraîneur-chef de l'Impact, Frank Klopas, n'a pas hésité non plus à pointer de ce côté pour expliquer la situation.

«La qualité des équipes de la MLS est à la hausse, mais l'un des gros désavantages est que si votre équipe ne va pas loin en éliminatoires à l'automne, vous avez deux mois et demi de congé, a-t-il expliqué. C'est ridicule. Si ç'a avait été comme ça en Grèce (là où Klopas a joué pendant plusieurs saisons), les gars seraient revenus avec 15 kilos en trop.»

Le défenseur latéral Donny Toia en était à ses premiers balbutiements en MLS en 2011 quand le Real Salt Lake a connu son long parcours en Ligue des Champions, et il s'était contenté du rôle de réserviste. Il admet qu'il dispute présentement les rencontres les plus importantes de sa carrière.

«Les matchs contre le Pachuca étaient les plus gros de ma carrière et celui de demain (mercredi) deviendra le plus gros jusqu'ici, a-t-il dit. Ça peut être stressant et la mentalité doit être un peu différente. En bout de ligne, vous devez vous dire que c'est un match comme les autres.»

Toia croit aussi qu'une victoire d'une formation de la MLS dans ce tournoi aiderait à augmenter la notoriété internationale du circuit, qui commence à attirer de plus en plus de joueurs étoiles. Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres pour l'Impact.

Les joueurs de la formation montréalaise apprécient quand même l'expérience au maximum et savent très bien qu'il s'agit d'une situation qui sera difficile de répéter.

«C'est difficile, mais nous sommes excités, a dit Duka. Beaucoup d'équipes de la MLS aimeraient être dans notre situation. Nous voulons en profiter au maximum. Nous n'aurons peut-être pas d'autres occasions comme celle-là.»

Il s'agit aussi d'une opportunité de s'évaluer contre des adversaires étrangers qui évoluent dans une culture de soccer différente.

«C'est vraiment amusant, a noté Duka. Nous jouons des matchs sans trop en savoir sur les joueurs adverses et nous découvrons comment leur style diffère du nôtre.»

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