L'année de Jack McInerney?

Avec le départ de Marco Di Vaio, Jack... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

Avec le départ de Marco Di Vaio, Jack McInerney a maintenant le champ libre en attaque chez l'Impact. Il sera scruté à la loupe par les partisans et le club.

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Devant les médias comme sur un terrain, Jack McInerney va droit au but. Dès les premières heures du camp de l'Impact, le numéro 99 a reconnu que l'embauche d'un autre attaquant était nécessaire, mais que cette situation était «difficile» à vivre pour lui. Qu'à l'heure actuelle, il manquait, dans l'effectif, un «vétéran qui a longtemps joué aux quatre coins du monde ou dans la MLS».

À mi-chemin entre lucidité collective et revendication personnelle, McInerney est dans son bon droit de marquer son territoire. N'a-t-il pas été étiqueté, à son arrivée de l'Union de Philadelphie, comme le successeur de Marco Di Vaio? Ne compte-t-il pas 5 années d'expérience et n'a-t-il pas inscrit 32 buts dans la ligue malgré ses 22 printemps seulement?

Il reste que l'Américain ne donne ni l'impression d'avoir atteint son plein potentiel, ni celle d'avoir disputé la grande saison que tout le monde attend de lui. Après un début d'année 2013 qui l'a propulsé au rang de grand espoir américain, il s'est un peu perdu dans les méandres de l'inconstance et de la concurrence. Sans Di Vaio et en attendant l'acquisition d'un autre joueur offensif, McInerney a maintenant le champ libre. Et il sera forcément scruté à la loupe par les partisans et le club.

«Quand tu es un attaquant, il y a beaucoup de détails sur lesquels te concentrer: le mouvement sur le ballon ou le fait d'être alerte, a expliqué Mauro Biello. Il est encore jeune et il y a encore un élément de maturité qui doit venir dans son jeu. Mais il a démontré qu'il peut marquer, et je pense qu'avec cette maturité en plus, il va connaître la saison de sa carrière [en 2015].»

Une meilleure gestion de sa saison

Cela passe de toute façon par une meilleure gestion de sa saison. Que ce soit avec l'Union ou avec l'Impact, McInerney a connu des passages estivaux de 14 et 10 matchs sans inscrire le moindre but. «Oui, il va y avoir des baisses de régime, mais il doit trouver une façon de s'en sortir rapidement. Cela passe par la confiance, le travail et l'expérience, a répondu Biello. Di Vaio ratait des occasions, mais il savait qu'au prochain match, cela allait changer. Il ne perdait pas sa confiance et c'est une qualité qu'un attaquant doit avoir. Je sais que Jack a ça en lui.»

McInerney, qui a inscrit un but toutes les 257 minutes en 2014, devra continuer à apprivoiser un schéma (4-2-3-1) qui n'a jamais été son préféré. S'il n'a pas un partenaire comme Conor Casey à ses côtés comme à Philadelphie, il pourra s'appuyer sur la vivacité et les services des trois milieux offensifs. «Il se fait oublier au deuxième poteau, il attend le ballon et, au dernier moment, il pique derrière le dos du défenseur, a soufflé Hassoun Camara en guise d'analyse du style McInerney. C'est dur de le rattraper car il est aussi très habile devant le but. Il suffira maintenant de trouver une alchimie entre lui et nos milieux de terrain. Par exemple, Justin Mapp aime revenir dans l'axe et envoyer des ballons derrière la défense. Avec ce système de jeu, je suis très à l'aise.»

Par rapport aux années Di Vaio, on peut également s'attendre à une meilleure répartition parmi les buteurs. L'an dernier, Nacho Piatti n'avait ainsi pas manqué ses premiers pas avec quatre buts en six rencontres de MLS.

Laurent Ciman est arrivé

Au niveau émotif, les dernières heures n'ont pas été de tout repos pour Laurent Ciman. Auteur d'une magnifique volée contre Anderlecht, dimanche, le défenseur belge était déjà à Montréal, hier après-midi, afin de passer ses tests médicaux.

Ciman a d'ailleurs été accueilli par une poignée de partisans à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau. «J'ai passé 5 ans extraordinaires au Standard et je suis parti par la grande porte. Tout s'est bien passé, il y a eu une émotion terrible avec les supporters et j'espère que cela va continuer ici», a-t-il indiqué à sa sortie d'avion.

Outre les raisons familiales bien documentées, Ciman a ajouté avoir très hâte de découvrir la MLS après avoir passé toute sa carrière dans le championnat belge. «La MLS est quelque chose qui m'attire, il y a pas mal de grands joueurs qui ont fait partie des meilleures équipes européennes. C'est une nouvelle histoire qui va commencer, et je suis content d'être arrivé au Québec.»

Il participera à un premier entraînement, ce matin, après avoir été présenté à la presse.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer