Mondial 2018: la FIFA apporte son soutien à la Russie

Le ministre russe des Sports Vitali Moutko, le... (Photo AFP)

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Le ministre russe des Sports Vitali Moutko, le maire de Moscou Sergueï Sobianine, le président russe Vladimir Poutine et le président de la FIFA Sepp Blatter examinent une maquette du stade de Loujniki, qui accueillera le match d'ouverture et la finale du Mondial 2018.

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Maxime Popov
Agence France-Presse
Moscou

La FIFA a apporté mardi son soutien «inconditionnel» à la Russie pour l'organisation de la Coupe du Monde 2018 de football sur fond de menace de boycott de la compétition en raison du conflit en Ukraine.

«Nous faisons confiance au pays, nous faisons confiance à ses autorités», a lancé le président de la Fédération internationale de football, Sepp Blatter, lors d'une visite à Moscou.

«Nous n'avons aucun doute que la Russie puisse assurer la réalisation de tous les travaux dans les délais fixés. Et, bien évidemment, au plus haut niveau de qualité», a assuré pour sa part le président russe Vladimir Poutine, lors d'une rencontre plus tard dans la journée avec la délégation de la FIFA.

Mardi soir, le logo officiel du Mondial-2018 -- une balle avec des éléments du décor traditionnel russe -- a été dévoilé pour le public dans un show télévisé en direct sur la chaîne publique Pervy Kanal.

A la surprise générale, le logo a été présenté par les cosmonautes russes Maxime Souraev, Elena Serova et Alexandre Samokoutiaev, au cours d'une séance de visioconférence avec la Station spatiale internationale.

En même temps, le logo est apparu en tant que projection de lumière sur la façade du plus célèbre théâtre russe, le Bolchoï.

M. Blatter, qui a assisté au show télévisé aux côtés du ministre russe des Sports, Vitali Moutko, et de l'ex-vedette du football italien Fabio Cannavaro, a confié devant les spectateurs avoir déjà vu le logo qui représente pour lui «le coeur et l'âme de la Russie, un reflet de la grande culture de ce pays».

«Je suis sûr que la Coupe du monde (en Russie) sera un succès», a-t-il souligné.

La Russie fait depuis plusieurs mois face à des menaces de boycott de sa grand-messe footballistique en raison du conflit en Ukraine, où elle est accusée par le Occidentaux de soutenir les combattants séparatistes et d'avoir envoyé des troupes, ce que Moscou dément catégoriquement.

Un boycott européen de la Coupe du monde et d'autres événements sportifs prévus en Russie a même été évoqué début septembre dans un document de travail de l'Union européenne, après des appels en ce sens lancés cet été par plusieurs hommes politiques allemands.

Des sénateurs américains, dont l'ancien candidat à la présidentielle John McCain, avaient également demandé en mars dans un courrier à Sepp Blatter de retirer l'organisation de la Coupe de monde 2018 à la Russie.

En réponse à ces appels, M. Blatter a estimé mardi que les boycotts d'événements sportifs n'avaient «jamais rien apporté de positif» et que le football allait contribuer à «unifier la Russie».

Un projet à 18 milliards de dollars 

Encouragée par le succès de l'organisation des jeux Olympiques d'hiver à Sotchi début 2014, la Russie s'est attelée à la préparation du Mondial-2018, son projet le plus ambitieux depuis la fin de l'Union soviétique.

L'organisation de cette compétition représente en effet pour Moscou un défi encore plus important que les Jeux de Sotchi. Le pays devra ainsi procéder à des investissements colossaux pour renouveler entièrement les infrastructures sportives, touristiques et de transport dans des régions qui en sont peu dotées aux quatre coins du vaste territoire russe.

Le ministre Moutko avait ainsi estimé en juillet le coût total du futur Mondial à 18 milliards $.

Le président de la FIFA a affiché mardi sa satisfaction face aux progrès réalisés pour la Coupe du monde, qui doit se tenir dans onze villes de Russie.

«Je peux dire qu'en comparaison avec le Brésil (qui a organisé le Mondial cette année, ndlr), la Russie est très en avance sur le programme», a-t-il estimé.

Les inspecteurs de la FIFA s'étaient également dits satisfaits «pour le moment» à l'issue de leur première tournée en Russie sur les sites qui doivent accueillir les matchs.

Le précédent de Sotchi 

Moscou avait déjà dû faire face à une vague de critiques et d'appels au boycott avant ses Jeux de Sotchi, finalement qualifiés de «meilleurs de tous les temps» par le coordinateur du Comité international olympique, le Français Jean-Claude Killy.

«Souvenez-vous, nous étions face à la même situation avant Sotchi. Mais ni pendant les Jeux, ni après, nous n'avons plus entendu aucune critique de cet événement», a abondé M. Blatter.

Le Suisse a également visité avec M. Poutine le célèbre stade moscovite de Loujniki, actuellement en rénovation complète pour le transformer en un stade dernier cri de 81 000 places, qui accueillera le match d'ouverture et la finale du Mondial.

«Tout ce qui est en train d'être fait ici est ultramoderne (...). Nous sommes fiers de vous et de cette belle arène», a déclaré M. Blatter, cité par l'agence officielle TASS, au cours de la visite.

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