Chelsea piège encore Arsenal, ManU remonte

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Diego Costa (devant) célèbre son but en compagnie de John Obi Mikel.

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Agence France-Presse
LONDRES

Chelsea a affirmé sa suprématie en infligeant sa première défaite à Arsenal au terme d'un match tendu (2-0) tandis que Manchester United a entrepris sa remontée vers les sommets en battant Everton (2-1) dimanche lors de la 7e journée du championnat d'Angleterre.

Outre le leader qui possède désormais neuf points d'avance sur les Gunners et cinq sur son dauphin City, vainqueur samedi d'Aston Villa (2-0), c'est donc United, l'autre club de Manchester, qui fait la bonne affaire du jour en grimpant à la 4e place.

Limités comme souvent contre aussi gros qu'eux, les Gunners n'ont pas failli à leur réputation. Les Blues non plus d'ailleurs en évoluant encore avec une équipe comptable de son talent, mais redoutablement efficace et réaliste.

Après une passe d'armes musclée entre Arsène Wenger et Jose Mourinho consécutive à un tacle violent de Gary Cahill sur Alexis Sanchez (20), le remplacement de Thibaut Courtois par Peter Cech après un contact involontaire, mais rude avec le Chilien (24), Stamford Bridge a continué de rugir de plaisir lorsqu'un slalom d'Eden Hazard descendu par Laurent Koscielny a abouti à un penalty (27).

Buteur, le Belge a été imité en fin de match par Diego Costa (78). L'Espagnol doit beaucoup son 9e but à l'ouverture lumineuse du «traitre» Cesc Fabregas. L'ancien capitaine d'Arsenal en est lui désormais à sept passes décisives.

Déjà humiliés 6-0 par les Blues au printemps, c'en était trop pour ces Gunners qui ont encore subi de plein fouet la science d'un adversaire plus dur qui se plait à mettre les mains dans le cambouis quand eux répugnent à se salir et continuent de penser naïvement qu'ils s'en sortiront par le jeu.

Entre les deux buts, les Gunners d'un Wenger qui en est désormais à 12 matchs sans victoire contre Mourinho, ont en effet eu leur chance, mais ils ont à chaque fois manqué d'un peu de vitesse ou de spontanéité. Mesut Özil a lui beaucoup à se reprocher dans sa comparaison avec Hazard, qui sait hausser son niveau dans les grands matchs.

Après une rencontre qui va vraisemblablement limiter les ambitions des Gunners cette saison, ceux-ci mettent donc fin à 11 matchs d'invincibilité en championnat quand celle de Chelsea se prolonge à une 10e rencontre toutes compétitions confondues. Leur 3e match d'affilée sans encaisser de but confirme même au contraire leur montée en puissance.

Plus tôt, les «Red Devils» ont affiché une dynamique équivalente, mais plus modeste en réussissant pour la première fois cette saison à enchaîner une deuxième victoire d'affilée, seulement la troisième en tout. Le spectre de la saison galère s'éloigne un peu plus pour Louis van Gaal.

Cerise sur le gâteau, après le troisième but en cinq matchs du déjà bien acclimaté Angel Di Maria (27), le très actif Radamel Falcao a enfin ouvert son compteur (62) alors que Juan Mata, auteur d'une passe décisive, a parfaitement bien pallié la suspension de Wayne Rooney.

Radamel Falcao, à droite, a marqué son premier... (PHOTO PAUL ELLIS, AFP) - image 2.0

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Radamel Falcao, à droite, a marqué son premier but.

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Encore passive, la défense continue pourtant de donner des signes inquiétants, à l'exception de l'impeccable gardien David De Gea.

Avant le 4e but de Steven Naismith (55) et sans l'Espagnol, Leighton Baines aurait ainsi pu égaliser plus tôt s'il n'avait manqué le premier penalty de sa carrière en Premier League à sa quinzième tentative (45).

Malgré leur bonne volonté, les Toffees, qui comptent toujours une seule victoire, n'ont plus rien de l'outsider accrocheur de l'an passé aujourd'hui premier non relégable (17) après sa 300e défaite en Premier League.

Tottenham a lui pris le dessus (1-0) sur Southampton dans le match très disputé entre les deux équipes qui se battent pour contrarier le Big Four. Dans un bon jour, les Spurs ont pris l'avantage par Christian Eriksen et ensuite Hugo Lloris a fait en sorte de ne plus le lâcher.

Avec 11 points, autant que MU, Tottenham est 6e. Battus par Mauricio Pochettino, leur ancien coach, les Saints, reculent eux sur le podium (3).

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