La débâcle continue pour l'Impact, battu 4-0

L'entraîneur-chef Frank Klopas n'a toujours pas connu la... (Photo AP)

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L'entraîneur-chef Frank Klopas n'a toujours pas connu la victoire depuis son arrivée avec l'équipe.

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Le miracle de Pâques n'a pas eu lieu pour l'Impact, samedi soir, sur le terrain du Sporting Kansas City. Une lourde, mais logique défaite de 4 à 0 a plutôt prolongé le calvaire de la troupe montréalaise qui n'a toujours pas gagné la moindre rencontre depuis le début de la saison.

Son plan de match, alliant solidité défensive et recherche de la contre-attaque, n'a tenu qu'une demi-heure. À partir de l'ouverture du score du Sporting, sur une autre phase arrêtée, cet Impact-là n'avait pas les ressources techniques, mentales et physiques pour revenir face aux champions de la MLS. 

«On n'est pas en place pour remonter la pente, à 1-0, a confirmé Patrice Bernier dans un vestiaire montréalais aux allures de salon funéraire. Il faut que l'on se regarde dans le miroir, car si l'on veut s'en sortir, il va vraiment falloir ne rien donner. Cela devient un cliché, mais il faut continuer et mettre les bouchées doubles.» Frank Klopas, en réunion, n'a pas été en mesure de rencontrer les médias plus de quarante minutes après le match.

Dans un Sporting Park bouillant, c'est donc un fossé qui a séparé les deux équipes. Au-delà du résultat, Kansas City a montré son visage habituel, sa philosophie bien particulière (plus de 60% de possession et sept tirs cadrés) alors que l'Impact est toujours en quête de son identité. Même les contours d'un onze-type semblent difficiles à dessiner après sept matchs. Et pour ne rien arranger, Marco Di Vaio, est sorti à la 55e en raison d'une blessure («J'ai senti quelque chose en arrière de la cuisse»). Bref, l'étincelle est inexistante dans cette version 2014 de l'Impact qui connaît le pire début de campagne de son histoire. Les éléments les plus expérimentés, comme Matteo Ferrari, ne guident plus par l'exemple alors que les plus jeunes sont parfois trop tendres.

«On doit comprendre que ce que l'on fait ne suffit plus et que l'on doit y mettre plus d'attention,  a jugé le joueur désigné italien. On doit penser au match tous les jours de la semaine et voir ce que l'on peut améliorer. [Samedi soir], on a montré qu'on n'était pas une équipe solide au niveau mental. On peut perdre, mais pas comme ça.»

Samedi, Klopas est revenu au 4-2-3-1 en lançant notamment Maxim Tissot au sein d'une défense très jeune . Devant elle, Calum Mallace s'est retrouvé aux côtés de Patrice Bernier alors que Collen Warner a abouti sur le côté gauche. Peu importe la pertinence de ces changements, l'Impact devra d'abord régler ses problèmes lors des phases arrêtées. Sur une longue remise en touche de Matt Besler, Mallace, a lui-même lobé Troy Perkins. Puis, à la 71e, Aurélien Collin a doublé la mise sur une autre remise en touche mal dégagée. Dom Dwyer s'est ensuite offert un doublé face à Troy Perkins. «On prend un peu des buts bizarres et un peu malchanceux, a estimé Tissot. Cela dévie sur des joueurs ou on marque contre notre camp. C'est dommage, car on avait mis un bon effort en première mi-temps. À 2 ou 3-0, les gars commencent à baisser les bras et ce n'est pas l'attitude à avoir. C'est frustrant comme début de saison.»

Sans Perkins, le naufrage aurait été encore plus spectaculaire. Sur corner, il s'était notamment interposé sur un coup de tête de Lawrence Olum (63e). Puis, il a effectué deux sauvetages, coup sur coup, face à Dwyer et Graham Zusi (67e). 

Une question se pose désormais après ce septième match sans victoire: quelle sera la réaction, voire l'électrochoc, que la direction montréalaise emploiera pour tenter de relancer la saison? Car le fossé se creuse de semaine en semaine...




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