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Ballon d'Or féminin: Sinclair est victime d'une injustice, dit son entraîneur

Christine Sinclair... (La Presse Canadienne)

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Christine Sinclair

La Presse Canadienne

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Lori Ewing
La Presse Canadienne

John Herdman qualifie d'«injustice» l'absence de Christine Sinclair parmi les trois finalistes du Ballon d'Or féminin de la FIFA.

L'entraîneur de la sélection canadienne féminine qui a décroché la bronze aux Jeux olympiques de Londres attribue toutefois le tout à l'ignorance à propos du foot féminin, plutôt qu'à une intention malicieuse à l'endroit de la capitaine de sa formation.

Mais Sinclair ne joue pas pour être reconnue à l'échelle internationale, a noté Herdman.

«C'est une injustice, a déclaré Herdman depuis Vancouver. Une joueuse qui peut réussir un tour du chapeau en demi-finale et mener son équipe à une première médaille (olympique d'équipe) depuis 1936, la première fois que le Canada s'est retrouvé sur le podium (en soccer) à ce niveau, et être l'une des meilleures buteuses au monde... Et elle ne se retrouve pas parmi les trois premières.

«Il y a quelque chose qui cloche quelque part. Mais en bout de ligne, je ne veux pas pointer quiconque du doigt. C'est comme ça.»

Sinclair a permis au Canada de rafler le bronze à Londres de manière spectaculaire, marquant six buts en cours de route - un record olympique - pour s'avérer la meilleure marqueuse du tournoi féminin. L'athlète de 29 ans a enfilé trois buts dans une défaite de 4-3 en prolongation contre les États-Unis en demi-finale.

L'arbitrage a toutefois attiré maintes critiques lors de ce match, dont celles de Sinclair, et plusieurs croient que la star canadienne en a payé le prix en étant ignorée lors du dévoilement des trois finalistes, jeudi.

Les Américaines Abby Wambach et Alex Morgan, ainsi que la Brésilienne Marta, composent le trio désigné à la suite d'un scrutin réalisé auprès des sélectionneurs nationaux, des capitaines et des journalistes - un par pays. La lauréate sera annoncée en Suisse, le 7 janvier.

Les trois finalistes ont été choisies à partir d'une liste de 10 candidates, dont faisait partie Sinclair.

Herdman a dit avoir voté pour Sinclair, Wambach et la Française Camille Abily.

Herdman était candidat au trophée d'entraîneur de l'année, mais il ne s'est pas retrouvé parmi les trois finalistes annoncés jeudi. Bruno Bini (France), Norio Sasaki (Japon) et Pia Sundhage (États-Unis) ont été choisis.

Parmi les critères imposés par la FIFA, on retrouve «la performance sportive ainsi que la conduite générale, tant sur le terrain qu'en dehors».

Sinclair, porte-drapeau de la délégation canadienne lors de la cérémonie de clôture des JO de Londres, a été suspendue pour quatre matchs par la FIFA à la suite des commentaires qu'elle a émis après la demi-finale contre les États-Unis. Elle avait dit se sentir «trahie» par la qualité de l'arbitrage.

Sinclair a été candidate au titre de joueuse de l'année six fois au cours de sa carrière, mais elle a connu une année 2012 exceptionnelle, si bien qu'on estimait que ses chances de rafler le Ballon d'Or étaient meilleures que jamais.

Selon Herdman, ce qu'elle a fait pour le foot féminin au Canada importe bien plus que la reconnaissance internationale qu'on semble lui refuser.

«Elle est reconnue au Canada, elle a inspiré une nation de jeunes joueuses à jouer au soccer», a-t-il noté.

«Et je crois que Christine est le genre de personne pour qui ce genre de reconnaissance n'est pas très important. Elle s'attarde davantage à laisser son football parler pour elle. Si elle tient à avoir une certaine reconnaissance, c'est celle qu'elle a au Canada qui lui importe le plus.»

Les 143 buts internationaux de Sinclair lui donnent le troisième rang de tous les temps, et le deuxième derrière Wambach (148) chez les joueuses encore actives.

«Pour tous ceux qui votent, c'est toujours difficile de déterminer qui mettre sur cette liste, a ajouté Herdman. Mais au bout du compte, Christine a connu une année incroyable, et quand une joueuse connaît une année du genre, on est en droit de s'attendre à ce qu'elle soit reconnue d'une façon ou d'une autre-. Mais si ce n'est pas le cas, ce n'est pas le cas.

«Ça nous en dit beaucoup sur les connaissances que les gens ont en matière de football féminin.»

Herdman n'a par ailleurs pas fait de cas de son absence parmi les finalistes chez les entraîneurs.

«Les trois personnes qui sont là ont eu mon vote, et je crois que ce sont tous des entraîneurs de premier plan, a dit Herdman. Ce sont trois entraîneurs de qualité et il faut respecter ça.»

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