Therese Johaug bannie des Jeux olympiques

Médaillée d'or aux Jeux de Vancouver en 2010... (Photo Giuseppe Cacace, archives AFP)

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Médaillée d'or aux Jeux de Vancouver en 2010 et sept fois championne du monde, Therese Johaug a testé positif au clostébol pendant un entraînement en haute altitude lors de la saison morte l'an dernier.

Photo Giuseppe Cacace, archives AFP

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Graham Dunbar
Associated Press
Lausanne, Suisse

L'ancienne championne olympique Therese Johaug ratera les Jeux olympiques d'hiver de 2018 puisque sa suspension pour une affaire de dopage a été prolongée.

L'étoile norvégienne de ski de fond doit purger une suspension «appropriée» de 18 mois qui prendra fin en avril prochain, a affirmé le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) lors du dévoilement de son verdict dans une cause d'appel, mardi.

«J'ai le coeur brisé. Je rêvais de participer aux Olympiques, a affirmé Johaug, en larmes lors d'une conférence de presse quelques minutes après l'annonce de la décision. Je crois que c'est injuste, que je suis traitée de manière injuste.»

Johaug avait demandé au TAS d'annuler sa suspension initiale de 13 mois - qui aurait pris fin à temps pour qu'elle participe aux Jeux de Pyeongchang, en Corée du Sud -, tandis que la Fédération internationale de ski (FIS) souhaitait un alourdissement de la peine.

Médaillée d'or aux Jeux de Vancouver en 2010 et sept fois championne du monde, Johaug a testé positif au clostébol pendant un entraînement en haute altitude lors de la saison morte l'an dernier.

Le tribunal olympique norvégien avait imposé une suspension de seulement 13 mois après avoir accepté la version des faits selon laquelle Johaug avait utilisé un baume à lèvres approuvé par l'équipe pour traiter des coups de soleil aux lèvres pendant son entraînement en Italie.

«Je crois avoir tout fait correctement, a dit Johaug au centre d'entraînement en Italie. J'ai rencontré un expert qui m'a donné ce baume et je lui ai demandé s'il était sur une liste de produits interdits. On m'a répondu non.»

Les trois juges du TAS ont refusé de blanchir Johaug de toute responsabilité.

«Le panel a noté que madame Johaug n'a pas effectué les vérifications nécessaires de l'emballage sur lequel il apparait non seulement un ingrédient interdit, mais aussi un avertissement clair de risque de dopage», a indiqué le TAS dans un communiqué, ajoutant que ce dossier était «contradictoire avec le reste de son dossier propre en matière de dopage».

La suspension a empêché Johaug de défendre son titre de la Coupe du monde la saison dernière, mais elle devait permettre à la fondeuse âgée de 29 ans d'effectuer un retour à la compétition en novembre, et donc à temps pour les Jeux de Pyeongchang, en février.

Johaug a gagné l'or au relais 4 x 5 km aux Jeux de Vancouver et elle remporté des médailles individuelles d'argent et de bronze aux Jeux de Sotchi, en 2014.

La FIS croyait qu'une suspension de 13 mois était «dans le bas de l'échelle des peines raisonnables».

Elle a aussi cité l'incapacité de Johaug à «lire l'avertissement de dopage imprimé en rouge sur l'emballage» et l'utilisation d'un médicament qu'elle ne connaissait pas et qui a été acheté ailleurs que dans son pays natal.

Dans un communiqué publié mardi, la FIS s'est dite «satisfaite qu'une organisation indépendante ait pu réviser les faits du dossier et rendre une décision impartiale, ce qui était la raison de la demande d'appel de la FIS auprès du TAS».

Les deux médailles de Johaug à Sotchi ont aidé la Norvège à terminer au deuxième rang du tableau des médailles derrière la Russie. La Norvège pourrait grimper en tête quand le Comité international olympique aura terminé le processus de révision à la suite de l'enquête sur le dopage appuyé par l'État russe pendant les Jeux de Sotchi.




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