Dustin Cook: «Je sais que je peux gagner de nouveau»

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Les objectifs de Dustin Cook sont clairs pour la prochaine saison: renouer avec la constance et le podium en super-G.

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À peu près personne ne voyait venir Dustin Cook à l'hiver 2015. Personne à part lui. Médaillé d'argent surprise en super-G aux Championnats du monde, il avait confirmé son émergence en décrochant ensuite ses deux premiers podiums en Coupe du monde, dont une victoire aux finales de Méribel.

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Dustin Cook, vainqueur du super-G aux finales de la Coupe du monde de ski alpin en 2015

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Quelques mois plus tard, au gala de Ski Québec Alpin, Cook était en béquilles lorsqu'il est allé chercher son prix d'athlète international de l'année. Une blessure à un genou, subie quelques jours plus tôt à l'entraînement en Autriche, le plaçait sur la touche pour toute la saison 2015-2016.

Un an plus tard, le skieur de l'Outaouais s'était promis de revenir plus fort en dépit des mises en garde d'Erik Guay et d'autres coéquipiers plus expérimentés, qui l'incitaient à la prudence. « Je ne voulais pas vraiment écouter », dit Cook en souriant.

Le début de saison a semblé lui donner raison. Treizième à Val d'Isère, une montagne qu'il découvrait, il a ensuite fini sixième à Val Gardena. Après, le skieur de Lac-Sainte-Marie a frappé un mur.

Avec le recul, Cook a compris qu'il a souffert de l'annulation, faute de neige, des deux premières Coupes du monde de vitesse. Lake Louise est la station qu'il connaît le mieux, et il est devenu vice-champion mondial à Beaver Creek. Cet imprévu l'a incité à ne pas rentrer au mont Sainte-Marie durant les Fêtes en prévision du super-G de remplacement de Santa Caterina.

«Ç'a été une saison difficile parce que j'ai été en Europe tellement longtemps. J'ai décidé de ne pas revenir à la maison pour Noël, ce que j'aurais dû faire. Mentalement, j'étais pas mal cuit.»

Cette fatigue psychologique explique peut-être sa sortie rapide au super-G des Mondiaux de Saint-Moritz, où Guay et Manuel Osborne-Paradis ont remporté l'or et le bronze.

«J'avais de grandes attentes. Je voulais défendre [ma médaille] et j'ai commis une erreur tactique bizarre, et c'était terminé avant que ça commence. Mais j'étais rapide avant cela, et il y a eu beaucoup d'émotions.»

Invisible à Kvitfjell, où il était pourtant monté sur le podium deux ans plus tôt, il semblait en voie de sauver les meubles aux finales d'Aspen. «J'aurais dû gagner cette course, mais j'ai chuté à la fin. En même temps, je gagnais. J'étais en train de gagner une Coupe du monde et je sais que je peux le faire de nouveau.»

850 kilmoètres en vélo

Après la plus longue saison de sa carrière, Cook a débranché son téléphone, fermé son ordinateur et s'est complètement coupé du ski. Il a voyagé au Mexique, revu des amis et travaillé sur sa nouvelle maison à Salt Lake City, où il s'est installé avec sa copine.

L'athlète de 28 ans a profité du beau temps perpétuel pour rouler 850 kilomètres en vélo de montagne. En musculation, il a renoué avec un programme qui avait fait son succès deux ans plus tôt.

«J'ai pris cinq livres et perdu un peu de gras, ce qui n'était pas nécessairement le but. Je ne travaille même pas plus fort, juste différemment. Je prends plus de repos, ce qui me permet de pousser vraiment fort dans le gym.»

Cook a constaté le changement lors des stages estivaux sur neige. «Aussitôt que je suis tombé sur mes skis au Chili, j'étais comme une nouvelle personne. Je me sens tellement plus solide et fort. Tu résistes mieux et tu peux mettre plus d'énergie dans le ski. On faisait six descentes de 1 minute 20 secondes en super-G. À la fin, j'étais fatigué, mais normalement, j'aurais été épuisé.»

Ses objectifs sont clairs pour la prochaine saison: renouer avec la constance et le podium en super-G, dont le premier est programmé le 26 novembre à Lake Louise. La pente sera plus abrupte en slalom géant, où il vise un retour parmi les 30 premiers. 

Les Jeux olympiques de PyeongChang? Encore trop loin pour y songer, assure Cook, qui visera une première participation.

«En repensant à 2015, je crois que c'est plus facile de réussir des choses quand personne ne s'y attend, dit-il. Même si je m'impose toujours de la pression. J'ai manqué une saison, j'ai eu une saison de retour. J'ai grandi depuis. Je suis dans une bonne position pour connaître du succès.»

Si tout se passe bien, il pourrait être une carte cachée pour l'équipe canadienne en Corée du Sud.

Prochaine course: Coupe du monde de Lake Louise, le 26 novembre.




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