Marie-Michèle Gagnon a tourné la page sur sa dernière saison

Marie-Michèle Gagnon espère maintenir sa place dans le top 15 en... (Photo Olivier Pontbriand, La Presse)

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Marie-Michèle Gagnon espère maintenir sa place dans le top 15 en slalom géant cette saison.

Photo Olivier Pontbriand, La Presse

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Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne

Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas, et parfois c'est mieux ainsi. Ce proverbe ne vaut pas uniquement pour le Canadien.

Parlez-en à Marie-Michèle Gagnon, qui resplendissait à l'occasion d'un rare passage à Montréal afin de participer à une activité de financement de l'équipe canadienne de ski alpin pour la saison 2016-17. La skieuse âgée de 27 ans broyait du noir au même moment la saison dernière, alors qu'elle entamait une campagne sous le joug de l'entraîneur des spécialistes des disciplines techniques Roland Pfeifer, dont le séjour n'aura duré qu'une saison.

Mercredi, la vétérane de l'équipe féminine a brièvement abordé le sujet avec La Presse canadienne.

«C'était assez misérable l'ambiance dans l'équipe la saison dernière, a reconnu Gagnon, qui se spécialise en slalom et slalom géant. Nous nous sommes toutes questionnées à un certain moment à savoir si nous devions tout lâcher et passer à autre chose. Même les plus jeunes dans l'équipe songeaient à lâcher le ski pour retourner à l'école. Ce n'était vraiment pas sain comme ambiance.

«Vers la fin, la relation était rétablie, mais je n'aimais vraiment pas sa façon de diriger - parfois, il manquait de respect envers ses adjoints ainsi que les athlètes, a ajouté Gagnon. (...) Il dirigeait un peu de manière old school; il était très exigeant et nous encourageait rarement. Il fallait penser «business» avec lui, et évacuer le plaisir du sport.

«Le problème, c'est que c'est très important pour les skieuses nord-américaines de pouvoir se changer les idées à l'occasion, parce que nous sommes dans nos valises pendant des mois et des mois en Europe. Si on ne le fait pas, alors nous devenons toutes épuisées mentalement», a-t-elle poursuivi.

Afin d'éviter qu'une telle situation ne se reproduise cette saison, l'équipe canadienne a donné un coup de balai chez le personnel d'entraîneurs - seul le Canadien Jay Keddy a évité le couperet - et procédé à l'embauche de Manuel Gamper. Cet Italien d'origine, dont le père Franz travaille avec le Norvégien Aksel Lund Svindal, semble avoir instauré une nouvelle ère.

«Il (Gamper) est capable de nous pousser, mais également de nous laisser s'amuser. On joue souvent au soccer-tennis, au volleyball dans les jours qui précèdent les compétitions; l'ambiance est beaucoup plus légère. Je suis vraiment contente», a-t-elle confié, le sourire accroché aux lèvres.

Gagnon espère qu'avec Gamper elle pourra bâtir sur sa deuxième moitié de saison l'an dernier. Elle avait alors enregistré huit top 10, dont une victoire lors du super-combiné de Soldeu El Tarter, dans la Principauté d'Andorre. Déjà, la skieuse de Lac-Etchemin a terminé 17e la fin de semaine dernière lors du slalom géant de Sölden, en Autriche. Une performance encourageante de l'avis de la principale intéressée.

«Cette piste-là n'est pas ma préférée, parce qu'elle est dotée d'une pente très prononcée, a expliqué la jeune femme. Je suis meilleure sur les pistes moins dénivelées, j'ai une meilleure touche. Ceci étant dit, je travaille là-dessus, afin de m'améliorer sur les pentes plus prononcées, et déjà je vois des résultats.»

Gagnon espère cette saison maintenir sa place dans le top 15 en slalom géant. Au classement général de la Coupe du monde l'an dernier, Gagnon avait atteint cet objectif en se faufilant en 14e place, avec 174 points.

Un espoir à surveiller

À la suite du départ à la retraite de Marie-Pier Préfontaine, Gagnon est devenue le pilier de l'équipe féminine.

Cette saison sur le circuit de la Coupe du monde, elle sera accompagnée de Candace Crawford, Erin Mielzynski, Mikaela Tommy, Laurence St-Germain et Valérie Grenier. Cette dernière, qui est installée à Mont-Tremblant, impressionne depuis sa 13ème position en super G à St-Moritz en 2015, alors qu'elle n'en était qu'à son troisième départ en Coupe du monde.

«Valérie, elle est très prometteuse, a assuré Gagnon. Elle pousse vraiment dans toutes les disciplines. Elle a vraiment une tête de coureuse et elle sait choisir ses moments pour attaquer. Sa feuille de route jusqu'ici est remarquable; elle a gagné plusieurs médailles aux Championnats du monde juniors. C'est probablement la plus prometteuse au sein de l'équipe.»

Grenier, qui est âgée de seulement 19 ans, a terminé 31e la semaine dernière lors du slalom géant de Sölden. Même si Alpin Canada fonde beaucoup d'espoir sur la jeune femme, la principale intéressée a confié ne pas ressentir de pression particulière.

«J'ai fait partie de l'équipe de développement pendant deux ans, donc je suis à l'aise parce que je connais bien les filles dans l'équipe, a expliqué la championne du monde junior en descente. Je ne pense pas trop à la pression, je préfère me concentrer sur les choses sur lesquelles je dois travailler. Je sais que je suis parmi les meilleures skieuses de mon âge au monde, donc je sais que j'ai le potentiel pour accéder au niveau supérieur. Pour l'instant, toutefois, je ne veux pas me fixer d'objectifs trop ambitieux - un top-15 en super G, ma discipline préférée, est réaliste.»

La prochaine étape de la Coupe du monde se déroulera à Levi, en Finlande, les 12 et 13 novembre.

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