Marie-Pier Préfontaine prête pour «une nouvelle aventure»

Marie-Pier Préfontaine ne se sentait plus totalement investie sur... (PHOTO OLIVIER MORIN, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

Agrandir

Marie-Pier Préfontaine ne se sentait plus totalement investie sur les pentes.

PHOTO OLIVIER MORIN, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Marie-Pier Préfontaine ne pensait jamais perdre le goût du ski alpin. Jusqu'à un camp à Sunshine, en Alberta, la semaine dernière. Après 10 saisons dans l'équipe canadienne, elle a senti qu'elle n'était plus véritablement à sa place. L'idée de la retraite s'est imposée.

Samedi, Préfontaine a rempli son auto à ras bord et mis le cap sur Whistler. À 27 ans, la double athlète olympique est mûre pour sa «prochaine aventure».

«Je suis sûre à 100% que c'est le temps de passer à autre chose, a-t-elle expliqué hier au téléphone. C'est vraiment bizarre, j'aimais tellement le ski. Chaque année, j'aimais ça de plus en plus. Je voulais skier pour toujours.»

L'athlète de Saint-Sauveur se sentait sur une lancée après la saison 2015. Mais le dernier hiver a été pénible. La chimie n'a jamais opéré avec les nouveaux entraîneurs. Elle en a fait une sorte de burnout.

«J'ai vraiment eu de la misère. Ce n'était pas heureux, mon affaire. Mais je ne voulais pas prendre de décision à cause d'eux.»

Après les championnats canadiens, en mars, Préfontaine est partie à Hawaii pour réfléchir à son avenir à tête reposée. Elle a voulu se donner une dernière chance en participant au stage printanier de Sunshine. Elle a aimé l'approche de deux nouveaux entraîneurs italiens, mais elle ne se sentait pas totalement investie sur les pentes.

Sereine, elle a donc choisi de dire adieu aux piquets et aux portes. 

«Je suis contente parce que je ne suis pas forcée de partir. Je suis en santé et j'avais encore ma place. C'est ma décision.»

Membre de l'équipe canadienne depuis 2006, Préfontaine a longtemps éprouvé des ennuis à gérer son stress le jour de la course. Depuis deux ans, la double championne nationale de slalom géant avait trouvé la bonne recette, atteignant le 15e rang du classement de la Coupe du monde en slalom géant, la discipline fondamentale du ski alpin. En décembre 2014, elle a fini sixième en Autriche, son meilleur résultat à vie.

«J'ai accompli de belles choses: j'ai participé à deux Jeux olympiques, j'ai été capable de faire des top 10 en Coupe du monde, a-t-elle souligné. Je ne pense pas avoir atteint mon plein potentiel, mais je n'ai pas de regrets. J'ai voyagé à travers le monde, j'ai rencontré plein de gens, je me suis surpassée. Je me connais tellement mieux maintenant. Je suis fière de ce que j'ai accompli. Et j'ai tellement eu de fun.»

Préfontaine se donne l'été pour réfléchir à sa «nouvelle aventure». Elle veut se consacrer un peu plus à son entreprise de foulards I Got Swagg. Elle continuera à skier, mais dans la poudreuse, dans le backcountry, loin des parcours glacés du circuit de la Coupe du monde.

Marie-Pier Préfontaine... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE) - image 2.0

Agrandir

Marie-Pier Préfontaine

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Marie-Pier Préfontaine

Ville: Saint-Sauveur 

Âge: 27 ans

Spécialité: slalom géant

2 Jeux olympiques (20e en super-G à Sotchi)

4 Championnats du monde

89 départs en Coupe du monde depuis 2006 (4 top 10)

2 titres nationaux

En vrac

Le plus bel endroit où j'ai skié? «À Cortina d'Ampezzo, en Italie. Le paysage est tellement beau, la neige, parfaite.»

Le pire endroit? «J'ai skié sous un dôme en Allemagne, pour un entraînement de slalom.»

Une course mémorable? «À Kühtai in Tirol, en Autriche, où j'étais arrivée sixième l'an dernier. C'était ma dernière chance de me qualifier pour les Championnats du monde et j'y suis parvenue.»

Un regret? «Je n'ai pas de regrets.»

Une rivale impressionnante? «Plus jeune, tout le monde disait que j'avais un peu le même style que la Française Tessa Worley. Elle gagnait tout en géant il y a quelques années. J'ai toujours trouvé qu'elle skiait vraiment bien.»

Ce qui va me manquer du ski? «Je vais m'ennuyer de ma deuxième famille, les filles. Du mode de vie, c'est sûr, de voyager partout dans le monde. Et de sentir la vitesse et l'accélération d'un bon virage en géant. Mais ce n'est pas grave, je vais faire de la poudreuse à la place, ça va être le fun aussi.»

Ce qui ne me manquera pas? «De devoir déménager à Calgary pendant l'été!»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer