Julien Cousineau, sans regrets

Parti 45e au slalom de Bormio lundi, Julien... (Photo Marco Tacca, archives AP)

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Parti 45e au slalom de Bormio lundi, Julien Cousineau n'a pu se qualifier en vue de la deuxième séance. Il reste quatre slaloms au skieur de Lachute pour obtenir sa place au sein de l'équipe olympique canadienne.

Photo Marco Tacca, archives AP

Les skieurs canadiens ont peiné lors du slalom de la Coupe du monde de Bormio, lundi. Aucun des six partants n'a atteint la seconde manche. Il faut dire qu'à l'exception de Michael Janyk, malheureux 34e, ils s'élançaient tous avec un dossard supérieur à 30. Sur un parcours «facile» et lent comme celui de Bormio, qui tendait à se détériorer, la marge de manoeuvre était presque inexistante.

Dans son discours d'après course, le nouvel entraîneur-chef du groupe technique masculin, l'Italien Massimo Carca, a refusé d'affliger sa troupe. Il a cependant souligné qu'un seul de ses slalomeurs s'en était tenu au plan établi la veille, soit s'élancer avec un abandon total et n'éprouver «aucun regret»: Julien Cousineau.

Le Québécois de 32 ans n'a pas raconté l'anecdote pour se vanter. Avec le 38e temps de la première manche, à une demi-seconde du 30e, il n'y avait pas de quoi. Mais il était fier de la façon dont il avait dévalé le haut du parcours et attaqué la section plate, qu'il savait défavorable à son style. Même si ça n'a pas passé, Cousineau, parti 45e, refusait de se «taper sur la tête», une mauvaise attitude qui a fini par miner son moral l'hiver dernier.

«Quand les conditions sont plus difficiles, j'ai parfois plus de misère, a souligné le skieur de Lachute depuis l'Italie. Là, j'ai bien skié dans le haut: j'étais solide, sur le ski extérieur, je bougeais bien et je faisais du bon carving. Je savais qu'il fallait que je fasse vraiment bien dans la deuxième partie du parcours. Malheureusement, j'ai juste été trop agressif et ça m'a coûté au bout du compte.

«Pourquoi je serais fâché? a-t-il enchaîné. C'est sûr que je suis déçu, parce que je n'aime pas ça ne pas être en deuxième manche. D'un autre côté, je suis allé à l'attaque, j'avais la bonne attitude dans le portillon et j'ai donné tout ce que j'avais. J'ai fait une erreur, mais je ne peux pas faire 10 courses parfaites non plus.»

Sous la gouverne de Carca, qui a mené Giuliano Razzoli vers l'or olympique à Vancouver, Cousineau sent une progression marquée. «J'apprends encore des choses. Ça faisait 10 ans que je n'avais pas eu ce feeling-là.» Sa 18e place à Val-d'Isère le mois dernier, après avoir réalisé le 9e temps de la première manche avec le dossard 56, le conforte dans ses sentiments.

Cousineau sait que l'échéance olympique arrive à grands pas et qu'il ne lui reste que quatre départs pour espérer réaliser les minima (deux top 12 ou un top 5). Il refuse de voir si loin et garde confiance. «Honnêtement, si j'ai à être là (à Sotchi), j'y serai», lance celui qui s'était qualifié in extremis en 2010 avant de terminer huitième à Whistler. «Pour l'instant, l'important est la prochaine course et de retrouver mon classement parmi les 30 premiers, ensuite les 15. Le reste viendra. Je m'attends à de bonnes choses d'ici la fin du mois. Je suis quand même serein dans tout ça.»

En soirée, l'Allemand Felix Neureuther a retrouvé la plus haute marche du podium après une période marquée par les ennuis physiques, délogeant l'Autrichien Marcel Hirscher, son tombeur aux derniers Mondiaux de Schladming.

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Quatre slaloms avant Sotchi

> 12 janvier: Adelboden (Suisse)

> 19 janvier: Wengen (Suisse)

> 26 janvier: Kitzbühel (Autriche)

> 28 janvier: Schladming (Autriche)




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