L'étape québécoise de la Coupe du monde de ski acrobatique restera au calendrier

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Mikaël Kingsbury

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne

Alors que la crème des skieurs de bosses de la planète s'apprête à prendre d'assaut la piste Alexandre-Bilodeau de la station Val St-Côme pour la sixième étape de la Coupe du monde, le chef de la direction de l'Association canadienne de ski acrobatique promet que l'étape québécoise demeurera au calendrier.

C'est ce qu'a révélé Bruce Robinson au cours d'un entretien avec La Presse Canadienne plus tôt cette semaine.

«L'étape au Québec est vraiment importante pour nous et nous aurons toujours une épreuve ici. C'est une priorité pour moi, particulièrement en ce qui a trait à l'épreuve des bosses, compte tenu de la force et de la représentation des bosseurs québécois au sein de l'équipe», a indiqué Robinson.

Val St-Côme, dans la région de Lanaudière, accueille une étape de la Coupe du monde depuis trois ans, mais une épreuve des bosses depuis deux ans seulement. S'il est très satisfait des installations et de l'organisation locale de cette étape, Robinson ne peut promettre qu'elle sera de retour à cet endroit l'an prochain.

«Val St-Côme est un excellent endroit pour tenir une Coupe du monde. Le site a des qualités techniques indéniables, la piste de bosses est incroyable et le site de sauts est de première classe. Et la région nous a appuyés sans réserve. Cela fait maintenant trois ans que la ville (de St-Côme) nous appuie, Tourisme Lanaudière, le gouvernement du Québec, alors nous sommes engagés à demeurer au Québec. Où nous tenons la compétition toutefois, ça s'est évalué sur une base annuelle. Que ce soit à Val St-Côme ou ailleurs, chaque année, nous avons ce genre de discussions et nous prenons la meilleure décision pour aider notre programme, nos athlètes et nos partenaires québécois.»

Ce qui pèse dans la balance, c'est particulièrement le genre d'accueil que l'ACSA peut réserver au public qui se déplace pour assister à l'événement, mais surtout à ses commanditaires.

«Ce que nous devons continuellement considérer, que ce soit pour l'étape du Québec ou celle de Calgary, c'est la façon de mettre sur pied une compétition qui nous permettra d'attirer des partenaires corporatifs. D'une certaine façon, ce sont ces partenaires qui nous ont aidés à nous rendre où nous sommes maintenant, car si on ne peut pas leur offrir de services dans les régions où nous tenons ces événements, on doit trouver d'autres alternatives. (...) Val St-Côme s'est avéré un endroit extraordinaire et on considérera sans aucun doute y revenir, mais c'est une évaluation qui doit être refaite année après année.»

Par contre, admet Robinson, il n'y a pas une tonne de montagnes prêtes à accueillir une étape de la Coupe du monde à quelques mois d'avis seulement.

«Pour les bosses, il y a peu de sites. Nous n'avons pas regardé sérieusement Stoneham. Nous savons qu'il y a une piste là-bas, mais leur engagement envers (la Coupe du monde de) surf des neiges est tel que nous ne savons pas s'ils ont le temps ou le désir d'accueillir aussi le ski acrobatique. Le Relais ne dispose pas d'une piste de bosses adéquate pour une étape de la Coupe du monde.

«Le Mont Ste-Anne pourrait probablement accueillir cette étape, mais ce serait très haut dans la montagne et ce n'est pas bon pour le public, ni pour nos partenaires corporatifs. Même chose pour le Mont-Tremblant: vous avez là un parcours sur le flanc nord, difficile d'accès. C'est une bonne piste: nous y avons passé plusieurs années. Mais il faut penser à l'événement dans son ensemble et sur la façon qu'on l'offre au public et à nos partenaires. Il y a quelques sites, mais pour le moment, nous n'en évaluons que quelques-uns.»

Une décision quant au site de la compétition pour le calendrier 2015-16 de la FIS doit être prise avant la fin juin par l'ACSA.

Une situation financière assainie

Robinson était également fier de discuter de la situation financière de la fédération, qui s'est grandement améliorée depuis quelques années.

À la suite des Jeux de Vancouver, l'ACSA, comme plusieurs autres fédérations canadiennes de sports d'hiver, avaient de grands manques à gagner, en raison notamment du départ de grands commanditaires après les JO tenus en sol canadien. Ce n'est plus le cas.

«Elle est stable maintenant. L'apport à notre budget total de nos commanditaires est passé de deux pour cent à 12 % (de quelque 6 millions) cette année, alors nous allons dans la bonne direction. Nous avons besoin de plus, c'est certain, mais nous ferons un petit surplus cette année.»

La fédération vient d'utiliser un moyen plutôt inusité pour trouver du financement, alors qu'elle est allée vendre sa salade à l'émission «Dragons» Den», sur les ondes de la CBC. Elle a alors pu convaincre Michael Wekerle et son entreprise Difference Capital de signer un pacte de quatre ans qui rapportera 2 millions à l'ACSA.

Mais Robinson doit voir à plus long terme.

«Le programme de haute performance est très bien appuyé par le Gouvernement du Canada et À Nous le podium, alors je ne suis pas inquiet pour cette partie du programme. Mon attention est vraiment tournée vers les Jeux de 2022 et 2026 et les niveaux de compétitions inférieurs, où le financement fait défaut pour l'instant. Ce sont ces athlètes que nous devons préparer pour l'après-2018. Je veux donc m'assurer, au cours des quatre prochaines années, d'une stabilité financière pour l'ensemble la fédération. Je voudrais obtenir des surplus année après année et mettre en place des processus de financement plus permanents.»

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