Alexandre Bilodeau s'explique

Alexandre Bilodeau... (Photo Jim Urquhart, USA Today)

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Alexandre Bilodeau

Photo Jim Urquhart, USA Today

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(Wilmington, New York) Ce n'est pas une tablette de chocolat, comme l'a écrit une chroniqueuse un peu moqueuse du Calgary Herald, qui aurait pu calmer Alexandre Bilodeau il y a une dizaine de jours à Calgary.

Furieux de la façon dont les juges le notaient systématiquement depuis le début de la saison, en particulier sur les sauts, le champion olympique a fait faux bond aux journalistes après sa deuxième place. Sur le podium, sa mine d'enterrement disait tout. Ce faisant, il embarrassait indirectement son coéquipier et compatriote Mikaël Kingsbury, numéro un mondial qui était au milieu d'une séquence de trois victoires.

L'affaire a fait les manchettes, suscitant même l'intérêt du New York Times. Le geste de Bilodeau a pu être mal perçu, d'autant qu'un événement similaire s'était produit l'an dernier aux Mondiaux de Voss, où les deux bosseurs québécois ont terminé dans le même ordre. Bilodeau prétend toujours que la médaille d'or aurait dû lui revenir.

S'il refuse fermement de revenir sur l'histoire de Voss, Bilodeau a accepté de commenter ce qui s'est produit à Calgary, hier, à la veille de la Coupe du monde de Lake Placid.

D'abord, une précision: «Je n'ai jamais dit une fois: j'aurais dû gagner. Jamais.» Le skieur de Rosemère dit ne pas «regretter» ses gestes, fruit d'une accumulation de frustrations depuis le début de l'hiver. Il s'interrogeait sur l'écart systématique qui le séparait de Kingsbury, en particulier sur les sauts. En fait, cela le perturbait.

«Les gens peuvent dire ce qu'ils veulent, mais moi, je n'étais pas en état de parler. Je suis quelqu'un d'émotif et je ne veux pas dire des choses que je vais regretter. J'aime mieux ne rien dire dans ce temps-là. Ce n'était peut-être pas ma meilleure décision. Mais je suis comme ça, je suis désolé. Je suis quelqu'un d'intense.»

Mauvais perdant, ont pu penser certains. «Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse?», réplique Bilodeau avant d'ajouter: «C'est une année olympique et je ne vais pas commencer à me battre avec tout le monde. J'ai une bataille à mener, et c'est sur la piste.»




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