X Games: plus qu'une répétition des Jeux

Sébastien Toutant s'apprête à participer à l'épreuve la... (Photo Julie Jacobson, AP)

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Sébastien Toutant s'apprête à participer à l'épreuve la plus importante de la saison.

Photo Julie Jacobson, AP

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(Aspen, Colorado) Débarquer à Aspen pour les X Games est une expérience dépaysante. Le site - avec les installations de slopestyle, de superpipe et de Big Air côte à côte - est très impressionnant, et les moyens techniques mis en place par ESPN sont dignes d'un Super Bowl.

L'événement n'a de toute évidence plus rien à voir avec les premiers X Games d'hiver, organisés en 1997 à Big Bear Lake, en Californie, quand il y avait des courses de pelles modifiées. L'environnement reste, bien sûr, très cool, avec une faune colorée et très jeune qui s'exprime souvent dans un dialecte un peu hermétique, mais le programme n'a aujourd'hui rien à envier à celui des Jeux olympiques d'hiver dans toutes les disciplines dites «extrêmes».

En fait, ce serait plutôt le contraire, puisque plusieurs épreuves des X Games se sont retrouvées par la suite au programme olympique. Les prétendants aux médailles des Jeux de Sotchi sont nombreux cette semaine à Aspen. Et on compte une bonne douzaine de Canadiens parmi eux.

Nos athlètes ont toujours eu la cote auprès du public très connaisseur des X Games. Kaya Turski, Mark McMorris, Roz Groenewoud et Sébastien Toutant, tous d'anciens vainqueurs, étaient parmi les plus entourés, hier, dans des activités médiatiques réservées aux favoris des deux événements.

«C'est la compétition la plus importante de l'année, encore plus grosse que les Jeux olympiques pour les athlètes professionnels comme moi, explique Toutant. En même temps, je sais bien que c'est un privilège pour nous d'avoir une compétition d'une telle envergure, avec des dizaines de journalistes et une diffusion complète à la télévision.»

Les X Games d'hiver ont justement été conçus pour la télévision - comme leur version estivale, plus ancienne - et ils sont diffusés partout aux États-Unis, mais aussi dans plus de 60 pays. Au contraire des Jeux olympiques, les athlètes peuvent afficher librement les logos de leurs commanditaires et ne s'en privent évidemment pas.

La présence permanente des caméras n'est toutefois pas sans inconvénient. L'horaire des compétitions est réglé à la minute près et il en faut beaucoup pour annuler une épreuve, quitte parfois à sacrifier la sécurité des athlètes, comme on l'a vu l'an dernier.

Incontournable

Aucun champion ne voudrait pourtant rater le rendez-vous. Indépendante des fédérations sportives, la compétition est disputée «sur invitation» seulement et les athlètes considèrent tous leur première participation aux X Games comme une étape importante de leur carrière.

Maxence Parrot, qui a remporté l'an dernier une médaille d'argent à ses débuts à Aspen, s'en souvient: «J'étais heureux simplement d'être invité. Ça voulait dire que j'étais arrivé, que je faisais partie de l'élite. Me qualifier pour la finale et terminer deuxième n'ont été que des cerises sur le gâteau! Cette année, je le prends comme une confirmation», a estimé celui qui a remporté l'épreuve de slopestyle de Stoneham dimanche dernier.

C'est aussi sur les pentes du mont Buttermilk que l'Américain Shaun White a bâti la plus grande légende du surf des neiges avec pas moins de 13 titres (8 en demi-lune et 5 en slopestyle) et 18 médailles depuis 2002. White n'avait que 15 ans quand il a remporté son premier titre à Aspen. Devenu à 27 ans un homme d'affaires prospère, guitariste du groupe rock Bad Things - qui a lancé son premier album mardi -, le double champion olympique n'en continue pas moins de chasser les titres.

White avait avisé les organisateurs de son forfait, le week-end dernier, après s'être blessé à une épaule pendant les épreuves de sélection de l'équipe américaine, mais il a changé d'idée! Ce champion en série ne pouvait laisser passer la chance de monter sur un podium des X Games pour la 12e année d'affilée.

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Aussi virtuels, les X Games

Création de la télévision, les X Games s'adaptent continuellement à l'évolution des médias électroniques. Évidemment présent sur les médias sociaux, l'événement comprend maintenant un volet virtuel, «Real Snow», où les meilleurs spécialistes s'affrontent dans des vidéos d'une minute. Le Québécois Frank April se retrouve en finale de la compétition parallèle jugée en ligne par les amateurs. Si vous voulez l'aider à gagner, il suffit d'aller voter sur http://xgames.espn.go.com/events/2014/aspen/real/real-snow. Et profitez-en pour jeter un coup d'oeil aux vidéos des autres concurrents, en particulier celui du Québécois Louis-François Paradis, champion en 2013. Certains trucs sont vraiment incroyables et un peu effrayants.

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Dominique Maltais... (Photo Pierre-Philippe Marcou, AFP) - image 3.0

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Dominique Maltais

Photo Pierre-Philippe Marcou, AFP

Les Québécois à surveiller

> Dominique Maltais

Snowboard cross: qualifs aujourd'hui, finales demain

> Sébastien Toutant et Maxence Parrot

Snowboard slopestyle: qualifs aujourd'hui, finale samedi

Big Air: finale demain

> Alex Beaulieu-Marchand

Ski slopestyle: qualifs demain, finale dimanche

> Vincent Gagnier

Ski Big Air: finale samedi

> Kaya Turski et Kim Lamarre

Ski slopestyle: finale dimanche

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Des favoris canadiens

En plus des Québécois, plusieurs athlètes canadiens seront parmi les favoris à Aspen... comme ils le seront encore dans deux semaines à Sotchi. En voici quelques-uns :

> Mark McMorris, snowboard slopestyle et Big Air

> Roz Groenewoud, ski superpipe

> Dara Howell, ski slopestyle

> Spencer O'Brien, snowboard slopestyle

> Justin Dorey, ski superpipe

> Mike Riddle, ski superpipe




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