Bolt et Gatlin ont rendez-vous ce soir sur 100 m

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Didier LAURAS
Agence France-Presse
RIO DE JANEIRO, Brésil

Usain Bolt contre Justin Gatlin, le yin contre le yang, le bon contre le « bad boy » : les Jeux ne seraient pas tout à fait olympiques sans la finale du 100 m, événement planétaire où sont attendus dimanche soir le Jamaïcain et l'Américain pour un duel chargé de symboles.

Ce sont les 10 secondes les plus précieuses des Jeux qui vont s'égrener sur le tartan du stade olympique de Rio, dans le quartier de Maracana.

Elles valent plus que de l'or pour la superstar Usain Bolt, qui veut signer une performance inégalée : s'imposer pour la troisième fois d'affilée sur le 100 m olympique, dont les demi-finales puis la finale auront lieu à 21 h et 22 h 25 locales (20 h et 21 h 25, heure de l'Est).

Bolt vise même un triple-triple de folie, en remportant aussi le 200 m et le 4x100 m, comme à Pékin en 2008 et à Londres il y a quatre ans.

Il a déjà frappé les esprits en série samedi et sa course a rassuré les inquiets, ou inquiété ceux qui rêvent de sa défaite : 10 sec 07, en terminant en petite foulée ou presque.

Le dopage, encore

Mais le Jamaïcain ne sera pas seul. Car un bon scénario exige des personnages : un bon, une brute et un truand par exemple. Les trois devraient être là dimanche soir : Bolt, la star planétaire adorée ; Yohann « The Beast » Blake, son compatriote et son tombeur aux Mondiaux 2011 ; et Justin Gatlin, le « bad boy » américain, l'ex-dopé suspendu 10 ans et finalement revenu dans le circuit après avoir vu sa peine réduite à cinq ans.

Le Canadien Andre De Grasse participera lui aussi aux demi-finales.

Aucun responsable ne dira tout haut ce que le monde de l'athlétisme pense tout bas : symboliquement, une victoire de Gatlin sur Bolt, jamais contrôlé positif à ce jour, fragiliserait encore une discipline très abîmée par les scandales de dopage.

Conscient de ce contexte sombre, le Jamaïcain n'hésite pas à se poser en rayon de soleil de son sport : « L'athlétisme a besoin que je gagne à Rio et que je sois le meilleur », assure-t-il dans une interview au journal français Aujourd'hui en France/Le Parisien, réalisée en juillet et publiée dimanche.

De fait, les histoires de dopage n'en finissent plus de troubler les Jeux.

Samedi, la Russe Darya Klishina a été exclue de la compétition au terme d'un surprenant revirement de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF). Elle était pourtant la seule des 68 athlètes russes à avoir échappé à l'exclusion dans la foulée des révélations sur le système de dopage d'État dans son pays.

Usain Bolt... (PHOTO JOHANNES EISELE, AFP) - image 2.0

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Usain Bolt

PHOTO JOHANNES EISELE, AFP

Usain Bolt: «L'athlétisme a besoin que je gagne à Rio»

PARIS - « L'athlétisme a besoin que je gagne à Rio », affirme la superstar jamaïcaine du sprint Usain Bolt dans une interview au journal français Aujourd'hui en France/Le Parisien, réalisée en juillet et publiée dimanche, quelques heures avant la finale olympique du 100 m. « Je peux réaliser quelque chose que personne n'a jamais fait avant. J'ai vraiment hâte, je suis à la fois excité et nerveux [...] Je sais que l'athlétisme a besoin que je gagne à Rio et que je sois le meilleur. Je veux la même chose », assure le sextuple champion olympique.

Il disputera à Rio ses quatrièmes Jeux olympiques, alors que l'athlétisme mondial connaît des heures sombres en raison du scandale sur le dopage d'État en Russie.

En quête d'un « triple-triple » inédit (titres sur 100, 200 et 4x100 m, comme en 2008 et 2012), le Jamaïcain n'a peur de personne, surtout pas de son principal rival américain : « Gatlin ne m'inquiète pas ».

« Si le sport a besoin de moi, si je peux me motiver encore un an, alors pourquoi pas continuer un peu. Ce qui est sûr, c'est que je ne veux pas finir sur une défaite. Si mon coach me dit que je peux encore gagner, je lui fais confiance », explique-t-il, évasif à propos d'une possible retraite à la fin de la saison.

Interrogé sur le dopage, la vedette assure avoir toujours « suivi les règles » : « Moi, je suis testé plusieurs fois par saison. Je serais déçu de perdre une des médailles de Pékin [le relais, à cause du contrôle positif de son coéquipier Nesta Carter] mais les règles sont les règles ».

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