Jamaïque: dans l'ombre de Bolt et de quelques doutes

Usain Bolt... (Photo Matt Dunham, archives Associated Press)

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Usain Bolt

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Paul Reid
Agence France-Presse
Kingston

Avec Usain Bolt dans ses rangs, la Jamaïque est assurée de toucher le gros lot à Rio, comme à Pékin et Londres, du moins en terme de popularité: car la star de l'athlétisme a vu sa préparation perturbée par une blessure.

Après ses succès de 2008 et 2012, Bolt vise à 29 ans le «Triple triple», un exploit inédit dans les annales olympiques de son sport qui le verrait remporter les titres olympiques des 100 m, 200 m et relais 4x100 m pour la troisième fois de suite.

«Mon plus grand rêve pour les Jeux olympiques serait de remporter trois médailles d'or à nouveau (...) À la fin de ma carrière, les gens pourront alors dire: «Usain, tu es l'un des plus grands athlètes de tous les temps»», avait annoncé Bolt en mars dernier.

Le phénomène du sprint qui s'était déjà autoproclamé «légende vivante» il y a quatre ans à Londres, peut toujours croire en son rêve olympique, mais il a dû, pour le moment, remiser à plus tard son autre objectif pour 2016, descendre sous les 19 secondes sur 200 m.

Et pour cause: Bolt n'a disputé qu'un seul 200 m depuis août 2015, à Londres le 22 juillet, une course très suivie, puisqu'elle marquait son retour en compétition après son inquiétant forfait durant les sélections olympiques jamaïcaines fin juin à Kingston.

McLeod tombe et retombe

Le sextuple champion olympique et octuple champion du monde s'est imposé en 19 sec 89/100e, mais n'a pas balayé les doutes qui ont surgi après sa déchirure musculaire à la cuisse gauche.

«Avec le temps, je serai bien. J'ai toujours faim de plus», a-t-il promis. Aura-t-il assez d'estomac pour battre son grand rival Justin Gatlin, en tête du bilan annuel du 100 m (9.80), le grand espoir américain Trayvon Bromell, l'étonnant LaShawn Merritt, le plus rapide sur 200 m en 2016 (19.74), ou même son compatriote Yohan Blake, son dauphin à Londres sur 100 et 200 m?

Réponse le 14 août, date de la finale toujours très attendue du 100 m.

Mais Bolt n'est pas le seul Jamaïcain à susciter beaucoup d'espoirs... et d'interrogations.

Objectif: comme Londres

Depuis le début de l'année, Omar McLeod est le roi des haies, mais il traverse une mauvaise passe au plus mauvais moment: champion du monde du 60 m haies en salle en mars, auteur de la meilleure performance mondiale de l'année en mai (12.98), il est tombé coup sur coup à Monaco et Londres depuis le début du mois.

Shelly-Ann Fraser-Pryce, double championne olympique en titre du 100 m (2008, 2012), a vu sa saison perturbée par une blessure à un pied et a été éclipsée par sa compatriote Elaine Thompson, la plus rapide cette saison sur 100 m (10.70).

Malgré ces quelques incertitudes, les responsables de l'athlétisme jamaïcain tablent sur une campagne brésilienne comparable à celles de Londres où Bolt, Fraser-Pryce et consorts avaient accumulé 12 médailles, dont quatre en or.

Leur optimisme est nourri par le bilan des derniers Championnats du monde, en août 2015 à Pékin, où la Jamaïque avait remporté là aussi douze médailles (7 en or) et surtout montré qu'elle était plus qu'une place forte du sprint.

O'Dayne Richards avait ainsi remporté la médaille de bronze au lancer du poids et sur les haies, Hansle Parchment (argent) et Danielle Williams (or) avaient surpris.

En 2016, c'est au lancer du disque qu'un Jamaïcain, Fedrick Dacres, ancien champion du monde junior, fait parler de lui avec son jet à 68,02 m, synonyme de 4e place au bilan annuel.

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