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Poutine: sans les Russes, «la compétition sera moins spectaculaire»

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Le président Vladimir Poutine au Kremlin, le 27 juillet.

photo Alexander Zemlianichenko, AP

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Maria PANINA
Agence France-Presse
MOSCOU

Le président russe Vladimir Poutine en a rajouté une couche dans les critiques envers le CIO en estimant mercredi que l'exclusion de nombreux sportifs russes « dépassait l'entendement » et que cela rendra les Jeux de Rio « moins spectaculaires ».

Sous les ors du Kremlin, le président russe, lui-même grand amateur de sport, a reçu mercredi la sélection russe sur le départ pour Rio. Une sélection chaque jour un peu moins nombreuse avec les exclusions exigées par le Comité international olympique (CIO).

Ces exclusions « injustes » ont porté « un coup de poignard à l'ensemble du monde du sport », a insisté M. Poutine, selon qui cela donnera « une saveur totalement différente » aux victoires de leurs rivaux.

Loin de ces états d'âme, les diverses Fédérations internationales continuaient pour leur part de faire le tri parmi les sportifs russes autorisés ou pas à concourir au Brésil, conformément à la demande du CIO.

Pour les 16 tireurs de l'équipe d'escrime, dont les sabreurs russes champions du monde en titre, le suspense a pris fin mercredi matin : ils iront bien à Rio, a annoncé la Fédération internationale d'escrime, présidée par l'oligarque russe Alicher Ousmanov.

Plus d'une dizaine de fédérations internationales doivent encore se prononcer alors que, sur les 387 noms présentés initialement par le Comité olympique russe pour Rio, ils ne sont déjà plus que 279 à pouvoir encore prétendre décrocher une médaille au Brésil.

La double championne olympique de saut à la... (photo Maxim Shemetov, reuters) - image 2.0

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La double championne olympique de saut à la perche, Yelena Isinbayeva.

photo Maxim Shemetov, reuters

Les larmes d'Isinbayeva

Plus aucun espoir par contre pour Sergey Shubenkov, champion du monde 2015 du 110 m haies, et la double championne olympique de saut à la perche, Yelena Isinbayeva, tous les deux présents au Kremlin mercredi. Comme les 65 autres athlètes exclus début juillet par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), ils savent depuis le verdict du Tribunal arbitral du sport du 21 juillet qu'ils ne prendront pas l'avion pour Rio.

En larmes, Isinbayeva a dénoncé une exclusion « grossière » et accusé les instances sportives d'avoir « volé le rêve » olympique des sportifs russes exclus.

Après le discours de Vladimir Poutine, les sportifs russes ont été bénis par le patriarche de l'Église orthodoxe russe Kirill dans une cathédrale du Kremlin.

Jeudi, à l'aube, le gros de cette délégation russe s'envolera pour Rio, où certains de leurs compatriotes sont déjà arrivés durant le week-end pour s'acclimater.

Pour qu'un sportif russe soit autorisé à participer aux Jeux, le CIO avait fixé trois critères dimanche : ne jamais avoir été sanctionné pour dopage, quand bien même la peine aurait été purgée ; ne jamais avoir été cité dans le rapport McLaren qui a révélé l'étendue du système de dopage d'État depuis 2011 dans 30 sports, dont 20 des 28 disciplines olympiques présentes à Rio ; et pouvoir présenter des tests antidopage négatifs et crédibles.

Terrain judiciaire

Après l'IAAF, la première à avoir agi, l'aviron a frappé fort mardi : ce sont 22 des 28 rameurs russes qui vont rater les Jeux.

En canoë, cinq membres de l'équipe russe de canoë-kayak en ligne, dont Alexander Dyachenko, champion olympique en titre en K2 200 m, ont été suspendus. Côté pentathlon moderne, ils sont deux, dont Ilia Frolov, triple champion du monde.

Quant aux champions olympiques russes de volley, ils devront se passer de leur attaquant Alexander Markine.

Ces sportifs bannis ont rejoint, entre autres, sept nageurs, deux haltérophiles, un lutteur et un spécialiste de la voile, eux aussi privés de Rio, alors que les fédérations internationales de judo, équitation, tennis, tir ou tir à l'arc n'ont elles rien trouvé à redire sur leurs sportifs russes.

Mais certains de ces bannis veulent récupérer leur passeport pour Rio sur le terrain judiciaire en faisant appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne en Suisse. Comme Ioulia Efimova, la spécialiste de la brasse, quadruple championne du monde.

Mercredi après-midi, cet appel n'avait pas encore été officiellement reçu par le TAS, qui est délocalisé à Rio de Janeiro depuis mardi.

Exclue elle aussi des JO pour avoir été déjà suspendue pour dopage, Yuliya Stepanova, coureuse de 800 m à l'origine des révélations sur le dopage endémique en Russie, a pour sa part envoyé une lettre au CIO en demandant à son président Thomas Bach de reconsidérer sa position.

Après son refus d'exclure le Comité olympique russe dans son ensemble, M. Bach a encaissé de nombreuses attaques, dont celle de Robert Harting, champion olympique en titre au disque. « Pour moi, il fait partie du système de dopage, pas du système antidopage. J'ai honte de Thomas Bach », a insisté l'athlète allemand mardi.

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