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Des dirigeants du milieu antidopage veulent bannir la Russie des JO

Une lettre ébauchée par les dirigeants américains et canadiens du milieu... (Photo Jim Young, archives Reuters)

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Photo Jim Young, archives Reuters

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Stephen Wilson, Eddie Pells
Associated Press

Une lettre ébauchée par les dirigeants américains et canadiens du milieu antidopage demandant le retrait de la Russie des Olympiques a commencé à circuler, quelques jours avant la publication d'un rapport qui devrait détailler comment le gouvernement russe a appuyé un système de dopage touchant l'ensemble des programmes sportifs.

La lettre a été écrite la semaine dernière et l'Associated Press en a obtenu une copie. Elle pourrait être envoyée au président du Comité international olympique (CIO) et au comité exécutif lundi, après la publication du rapport de l'enquêteur Richard McLaren.

Des dirigeants de l'Agence américaine antidopage (USADA) ont précisé que la lettre sera envoyée si le rapport confirme que le gouvernement russe a appuyé le dopage à grande échelle. Si c'est le cas, la lettre aura comme objectif de demander au CIO d'agir d'ici le 26 juillet afin de s'assurer que le Comité olympique russe et ses fédérations sportives soient exclus des Jeux de Rio de Janeiro, qui débuteront le 5 août.

La lettre encourage aussi le CIO à donner des exemptions aux athlètes russes qui peuvent prouver qu'ils ont été blanchis par les programmes antidopage efficaces ailleurs qu'en Russie.

Une déclaration du président du Comité européen olympique, Pat Hickey, indique que la lettre «remet en cause l'intégrité et la crédibilité d'une enquête importante.»

«Je crains qu'il y ait déjà un consensus sur le résultat de l'enquête avant la présentation de preuves», a ajouté Hickey, en réaction à la lettre, qui est appuyée par les agences antidopage d'au moins six pays et des athlètes d'à travers le monde.

Le président de l'USADA, Travis Tygart, a mentionné que la lettre avait été écrite avec l'intention qu'elle soit rendue publique seulement si le rapport de McLaren contenait des preuves au sujet d'un programme majeur de dopage appuyé par le gouvernement russe.

«Nous souhaitons bien sûr une inclusion universelle, mais nous n'allons pas fermer les yeux sur les preuves déjà devant nous, a dit Tygart. Et si nous ne sommes pas prêts pour toutes les éventualités, alors nous ne remplissons pas notre promesse auprès des athlètes propres.»

L'enquête McLaren a été lancée à la suite de la publication d'un dossier dans le New York Times selon lequel le gouvernement russe a favorisé la manipulation de tests aux Jeux de Sotchi pour s'assurer que les tricheurs ne seraient pas pris au piège.

Les résultats préliminaires de l'enquête, dévoilés le mois dernier, ont confirmé «la manipulation forcée par le gouvernement des résultats analytiques du laboratoire» antidopage de Moscou, d'au moins 2011 à l'été 2013. On a aussi découvert que le «ministère des Sports de Russie avait conseillé le laboratoire sur quels résultats négatifs il devait rapporter à l'Agence mondiale antidopage, et lesquels devaient être cachés.»

En raison de ces informations, le contenu de la lettre confirme que l'on s'attend à ce que le rapport McLaren démontre que le gouvernement russe a aidé à organiser «une manipulation systématique des tests des athlètes russes pendant plusieurs années dans un effort fructueux de tricher pour gagner.»

L'Associated Press a aussi obtenu une lettre écrite par la présidente du Comité des sportifs de l'Agence mondiale antidopage, Beckie Scott, demandant aux athlètes de signer la lettre canado-américaine. Scott informe les athlètes que la demande de Tygart et du président du Centre canadien pour l'éthique dans le sport, Paul Melia, est aussi appuyée par les agences antidopage en Allemagne, en Nouvelle-Zélande, au Japon, en France, au Danemark et en Norvège.

La semaine dernière, le président du CIO, Thomas Bach, avait rappelé qu'il était important de trouver un équilibre entre «la responsabilité collective et la justice individuelle» lors de la gestion des conséquences du rapport McLaren.

«Il est évident qu'on ne peut pas punir un athlète de badminton pour la manipulation de résultats pendant les Jeux d'hiver», avait noté Bach.

La Fédération internationale des associations d'athlétisme a déjà suspendu l'équipe russe d'athlétisme en prévision des Olympiques à la suite d'une autre enquête qui a fait lumière sur le rôle du gouvernement dans le dopage des athlètes. On s'attend à ce que le Tribunal Arbitral du Sport rende une décision sur les demandes de 68 athlètes qui espèrent participer aux Jeux de Rio en tant qu'athlètes neutres.

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