Le ciel olympique s'éclaircit en Corée du Sud

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Les Jeux olympiques de PyeongChang pourraient être ceux «de la paix», comme les présentent les organisateurs.

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Park Chan-Kyong
Agence France-Presse
Séoul

À quatre semaines des Jeux olympiques d'hiver de PyeongChang, tout s'éclaire: les organisateurs abordent en confiance la dernière ligne droite de leurs préparatifs grâce à la confirmation de la présence de la Corée du Nord, qui lève les inquiétudes sur la sécurité et les ventes de billets.

Ces Jeux pourraient donc bien être ceux «de la paix», comme les présentent les organisateurs, longtemps plombés par la suspension de la Russie et la peur latente de guerre nucléaire.

La Corée du Nord, qui avait boycotté les Jeux de Séoul en 1988, a accepté cette semaine pour la première fois de participer à une compétition olympique au Sud à l'occasion d'un face-à-face qui a désamorcé les tensions provoquées par ses programmes nucléaire et balistique.

Alors que la situation sur la péninsule s'était considérablement dégradée ces deux dernières années, la France, l'Allemagne et l'Autriche avaient fait part de leurs craintes pour la sécurité de leur délégation à PyeongChang.

Les principaux sites des JO sont à tout juste 80 kilomètres de la Zone démilitarisée (DMZ), en fait la bande frontalière hérissée de miradors et parsemée de champs de mines qui sépare les deux Corées.

«D'un coup d'un seul, les inquiétudes pour la sécurité alimentées par les menaces nucléaires nord-coréennes au cours des JO de PyeongChang se sont évaporées», commente Park Sung-Bae, spécialiste de l'industrie du sport à l'Université Hanyang de Corée du Sud.

«Personne ne va s'imaginer que le Nord balancera des bombes sur la tête de ses propres athlètes», dit-il à l'AFP.

La délégation nord-coréenne devrait être forte de plusieurs centaines de membres même si pour l'heure, seuls deux athlètes sont qualifiés, les patineurs artistiques Ryom Tae-Ok et Kim Ju-Sik.

Mais les responsables de l'olympisme ont fait savoir qu'ils envisageaient de dispenser des invitations spéciales aux sportifs nord-coréens. Des skieurs de fond, des patineurs de vitesse et des hockeyeuses pourraient en bénéficier.

«Préparatifs adéquats»

D'après les médias sud-coréens, les Nord-Coréens, y compris leur escouade de «reines de beauté» appelées à encourager leurs athlètes, pourraient être logés sur un paquebot mouillant au large de la ville côtière de Sokcho.

«Il y a eu plein de spéculations sur la participation ou la non participation de la Corée du Nord mais à présent qu'elle est confirmée, nous devons nous préparer encore plus», explique Lee Hee-Beom, le président du Comité organisateur (POCOG), cité par l'agence Yonhap.

«L'hébergement des athlètes et des officiels est fin prêt. Mais puisqu'on a une escadre de pom-pom girls et d'artistes, nous devons mener les préparatifs adéquats».

Les modalités précises de la présence nord-coréennes seront discutées le 20 janvier à Lausanne lors d'une réunion des deux Corées, du Comité international olympique (CIO) et des organisateurs.

La venue des Nord-Coréens est une nouvelle bienvenue pour les organisateurs alors que la Russie, puissance de l'olympisme hivernal, a été bannie pour cause de dopage institutionnalisé.

Seront également absentes les stars du hockey, la LNH snobant l'événement du fait du refus du CIO de financer des frais tels que voyages ou assurances.

Selon les organisateurs, environ 703 000 billets avaient été vendus au 9 janvier, soit près de 60% des 1,18 million de sésames disponibles. Généralement, la moitié des billets sont écoulés durant les deux mois précédants les JO et la compétition elle-même.

Celle-ci se tient dans un coin reculé et jusqu'alors méconnu de la Corée du Sud, loin des marchés traditionnels des sports d'hiver que sont l'Europe et l'Amérique du Nord.

Mais aux yeux de Scott Snyder, du Conseil des Affaires étrangères, un cabinet d'études américain, la présence nord-coréenne constituera «un signe extrêmement rassurant pour les athlètes, les officiels et les spectateurs qui auraient pu hésiter sinon à se rendre en Corée du Sud à cause de l'aggravation des tensions intercoréennes».

Quant aux sportifs russes, ceux qui sont considérés comme «propres» pourront concourir sous bannière neutre, ce qui pourrait concerner 200 athlètes, selon le président du comité olympique russe Alexandre Joukov... lui-même suspendu par le CIO.




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