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RDS conserve les droits régionaux des matchs du CH pour 12 saisons

Le journaliste Luc Gélinas en compagnie de Josh... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

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Le journaliste Luc Gélinas en compagnie de Josh Gorges.

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Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne

Le Réseau des Sports va conserver les droits de télédiffusion régionale des matchs du Canadien de Montréal pour les 12 prochaines saisons.

Cela signifie que RDS gardera la propriété d'un maximum de 60 matchs réguliers ainsi que des matchs préparatoires du Canadien dans la région de diffusion désignée de l'équipe jusqu'à la fin de la campagne 2025-26.

Notons aussi que Bell, à qui appartient RDS, conservera les droits d'identité pour le Centre Bell jusqu'en 2028.

Les détails financiers de l'entente annoncée en fin d'après-midi vendredi n'ont pas été dévoilés.

Rappelons que TVA Sports a brisé le monopole que détenait RDS en ce qui a trait à la présentation des matchs du Canadien de Montréal en vertu d'une entente de 5,2 milliards $ sur 12 ans annoncée tard en novembre entre la Ligue nationale de hockey, Rogers Communications [[|ticker sym='RCI.B'|]] et Québecor.

TVA Sports a ainsi obtenu les droits de diffusion d'au moins 22 matchs de saison régulière du Tricolore, de l'ensemble des matchs de séries éliminatoires, dont ceux du Canadien, et de la finale de la Coupe Stanley.

RDS diffuse des matchs du Canadien depuis 1992 et était devenu le diffuseur exclusif de l'équipe en 2002.

«Nous sommes très fiers de prolonger notre partenariat avec RDS et Bell Média et ce à long terme, a déclaré Kevin Gilmore, chef de l'exploitation du Canadien, par le biais d'un communiqué. Depuis plusieurs années, le Canadien, Bell et RDS entretiennent une relation d'affaires qui continue d'être fructueuse et nous sommes convaincus que la poursuite de notre collaboration sera bénéfique pour toutes les parties impliquées, ainsi que pour les partisans du Canadien de Montréal.»

Soulagement du côté de RDS

Du côté de RDS, on a véritablement soufflé un soupir de soulagement puisque la perte des droits de diffusion des rencontres du Tricolore aurait porté un dur coup à la chaîne, qui détient les droits de nombreux événements sportifs majeurs, mais qui est principalement reconnue pour sa couverture du Canadien.

«Il y a un mois, on a appris une très mauvaise nouvelle, ç'a été un dur coup, a admis le président de RDS, Gerry Frappier en entrevue avec La Presse Canadienne, vendredi soir. C'était important pour nous, comme équipe de direction, de ne pas voir s'effriter un travail qui s'est fait sur une longue durée de temps et dans lequel beaucoup de gens ont mis beaucoup d'heures et de leur passion et de leur énergie pour nous amener là où on est rendu.

«Si tu regardes la valeur d'écoute de tout ce qui est déjà à l'antenne chez nous, que tu enlèves la valeur d'écoute de ce qu'on a perdu et que tu conserves la valeur de ce qu'on a conservé avec les droits régionaux, RDS va demeurer incontestablement le leader au niveau des réseaux sportifs francophones.»

Le mois d'attente entre les deux nouvelles a aussi été particulièrement dur sur les nerfs des employés, même si on demeurait confiant de conserver les droits régionaux.

«J'avais bon espoir que RDS garde la majorité de ce qui restait (de disponible), a confié le journaliste Luc Gélinas, qui est affecté à la couverture du Canadien depuis 1992. Tant que ce n'était pas confirmé... ce n'était pas réglé. On savait par les conversations qu'on avait avec les patrons que ça devait se régler avant Noël et là, on était rendu le 20 décembre. Je me disais que plus ça prenait du temps, plus ça regardait mal... Je suis content de savoir qu'on reste finalement le diffuseur principal, particulièrement pour 12 ans. C'est génial.»

M. Gélinas a également mentionné que les employés étaient conscients que leur employeur avait seulement perdu les droits sur une vingtaine de rencontres par saison et que le reste était encore en jeu.

«Ce qui a été le plus dur, c'était la perception du public, a raconté M. Gélinas. Je recevais des messages sur Facebook et Twitter de personnes qui pensaient que RDS allait fermer. Ça me révoltait un peu. On a plein de propriétés importantes et il y avait encore 60 matchs de disponibles. On allait continuer à faire la couverture du Canadien... C'était ça le plus frustrant, les gens ne comprenaient pas.»

Malgré tout, cela n'a pas empêché certains visages bien connus de quitter le navire au profit de l'empire Québecor au cours des derniers mois, comme le journaliste Renaud Lavoie, en août dernier, et l'analyste et ancien entraîneur Michel Bergeron, dont le transfert à TVA Sports a été annoncé mercredi.

«Mon concurrent s'acharne beaucoup sur le talent de RDS, a noté M. Frappier. Il tente par tous les moyens de prendre notre monde. Alors je me dis qu'on doit faire une bonne job si mon concurrent veut prendre mes gens.»

Selon M. Frappier, RDS pourra continuer de diffuser les rencontres du Canadien disputées d'autres soirs que le samedi, et le chiffre changera donc d'une saison à l'autre en fonction du calendrier de l'équipe.

Il a également mentionné que Bell devrait maintenant se concentrer sur les droits régionaux anglophones de l'équipe, afin de continuer la diffusion des rencontres sur la chaîne TSN.

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