Un printemps signé Brassard

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BOSTON - Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais il n'y a pas à dire, le printemps fait du bien à Derick Brassard.

L'attaquant gatinois des Sénateurs d'Ottawa a encore connu un gros match, lundi, contre les Bruins de Boston. Il a récolté un but et une passe pour porter sa récolte à quatre points depuis le début des séries éliminatoires. 

Il ne fait qu'ajouter à la réputation d'hommes des grandes occasions qu'il s'était forgée avec les Rangers de New York. Ces derniers auraient d'ailleurs bien besoin de lui présentement dans leur série contre le Canadien de Montréal.

« Big Apple Brass ! C'était son surnom. Quand je le voyais jouer avec les Rangers, je trouvais que c'était le coeur et l'âme de son équipe. C'était lui qui drivait les gars et qui était spectaculaire offensivement avec Mats Zuccarello. De l'extérieur, il avait l'air du leader de son club. À présent, je le vois tous les jours. Je vois à quel point il prend la game au sérieux et qu'il veut faire la différence. En séries, tu as besoin de gars comme ça et jusqu'à maintenant, il fait vraiment le travail », a souligné son coéquipier et compagnon de trio occasionnel, Alexandre Burrows.

L'entraîneur-chef Guy Boucher a dit au début de la série que les statistiques avancées internes de l'équipe montraient que Brassard avait été le meilleur attaquant des siens cette saison, malgré une récolte modeste de 38 points. Le principal intéressé ne pense pas qu'il fait quelque chose de bien différent quand la « vraie » saison commence, même s'il est rendu à 20 buts et 48 points en 62 parties de séries en carrière.

« J'essaie juste de faire une différence. Les lignes changent pas mal tous les jours, mais j'essaie d'avoir une bonne chimie, peu importe avec qui je joue. C'est une question de compétitionner et de travailler fort, c'est tout », estime-t-il.

Brassard note cependant qu'il passe pas mal plus de temps qu'en saison régulière sur la glace lors des avantages numériques. Boucher l'utilise à la pointe plus souvent qu'auparavant au sein de la première unité.

« J'ai la chance de toucher la rondelle un peu plus souvent sur l'attaque à cinq. Mon rôle a changé un peu et j'essaie juste d'être là pour l'équipe », a-t-il noté alors que la plupart des joueurs des Sénateurs avaient congé, mardi. 

Boucher pense que le réveil de son jeu de puissance a plus à voir avec le fait qu'il peut miser sur deux unités qu'il mélange à volonté, une avec Mike Hoffman comme « tireur », l'autre avec Kyle Turris dans ce rôle.

« Le retour de Clarke MacArthur et le retour en santé d'autres joueurs nous donnent deux bonnes unités qui peuvent générer des chances. Durant l'année, on n'avait pas le personnel pour avoir deux unités de cette qualité-là », souligne-t-il.

Pour ce qui est de Brassard, le pilote dit qu'en séries, « il fait exactement les mêmes choses que durant l'année, sauf que là, il pense moins. Et quand il pense moins, il est exceptionnel, surtout dans des matches émotifs, des matches où on n'a pas le temps de s'attarder sur ce qu'on a manqué. Il est extraordinaire et c'est pourquoi nous sommes allés le chercher. Sur l'adrénaline et l'émotion, il n'hésite pas. Même chose avec Bobby maintenant », a-t-il indiqué au sujet du compteur du but gagnant lundi soir.

Méthot de mauvais poil

Son entraîneur Guy Boucher assure que Marc Méthot est de retour à 100 % de ses capacités depuis qu'il est revenu de sa blessure au petit doigt samedi, et sa tenue lors du troisième match contre les Bruins semble le prouver. Il a passé près de 20 minutes sur la patinoire, a distribué cinq mises en échec (un sommet pour son club, à égalité avec Jean-Gabriel Pageau) et a été impliqué dans quelques échauffourées, décochant même un coup de poing au visage de Brad Marchand avec sa main gauche lors d'une d'entre elles. « Il est 100 %, vraiment, il m'impressionne. Même à 80 %, je savais qu'il allait nous aider, mais là, il fait une énorme différence pour nous, jouant avec notre meilleur défenseur (Erik Karlsson) », a noté Boucher. « Il ne voulait pas se faire piler sur les pieds hier. Il est un gros gars très robuste, c'est vraiment bien de le voir engagé de la sorte, même si son doigt le dérange encore un peu », a souligné l'arrière Cody Ceci. Méthot lui-même n'a pas rencontré les médias mardi, impossible de savoir pour l'instant si c'est parce que les Bruins ont cherché à viser sa main blessée qu'il était de si mauvais poil lundi.




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