Alex Galchenyuk: de bonnes notes de son entraîneur

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Repêchage de la LNH

Notre dossier sur le repêchage 2012 de la Ligue nationale de hockey. »

Marc Antoine Godin
La Presse

Le repêchage du week-end dernier à Pittsburgh n'était peut-être pas une grande cuvée, mais il était néanmoins déterminant pour le Canadien, qui croit avoir tiré le meilleur profit possible des choix à sa disposition.

Pourquoi déterminant? Parce que c'était non seulement le premier repêchage de Marc Bergevin à titre de DG, mais aussi le premier événement d'envergure au cours duquel le nouvel état-major du Canadien mettait sa cohésion à l'épreuve.

Conclusion: Bergevin et Trevor Timmins semblent très bien s'entendre sur leur philosophie de repêchage. Le sens du hockey et le caractère sont des qualificatifs qui ont été utilisés pour chacun des joueurs qu'ils ont réclamés en fin de semaine, à commencer par Alex Galchenyuk.

Le Tricolore avait déterminé que Galchenyuk était leur homme, et dans les semaines qui ont précédé sa sélection, il avait fait le plein d'informations auprès de Jacques Beaulieu, son entraîneur-chef avec le Sting de Sarnia.

«Alex est un joueur qu'on peut utiliser dans n'importe quelle situation, qu'on ait besoin de marquer un but en fin de match ou encore de protéger une avance» a décrit Beaulieu lorsque joint par La Presse.

Beaulieu avait un petit parti pris lorsqu'il discutait de Galchenyuk avec le Canadien, car c'est le CH qui a repêché son fils Nathan en première ronde l'an dernier.

«C'est sûr que je voulais qu'il soit repêché par le Canadien, admet-il sans détour. Non seulement il convient parfaitement à cette équipe, mais c'est un bon kid, un gros bonhomme, un gars responsable et qui a une grande confiance en ses moyens.»

Beaulieu assure que Galchenyuk n'a pas bénéficié indûment d'avoir joué aux côtés de Nail Yakupov lors de leur saison recrue en 2010-2011.

«Alex a tracé son propre chemin», assure-t-il.

«Il se pousse lui-même»

L'entraîneur du Sting a constaté combien Galchenyuk avait gardé une bonne attitude durant la longue convalescence qui a suivi son opération au genou droit. Mais n'ayant joué que dix matchs au total cette saison, l'Américain d'origine biélorusse retournera vraisemblablement à Sarnia pour une autre saison.

«Il vient de perdre une année de hockey, donc il a du chemin à faire pour continuer son développement et devenir un professionnel, explique Beaulieu. Mais je ne suis pas inquiet, car c'est un jeune avec beaucoup de caractère. Que ce soit à l'entraînement, dans les matchs ou au gymnase, nous n'avons pas besoin de le pousser, il se pousse lui-même.»

Le coach insistera-t-il quand même sur un aspect du jeu afin que Galchenyuk soit au junior le genre d'espoir capable d'inscrire deux points par match?

«S'il y a une chose qu'il pourrait améliorer la saison prochaine, ce sont ses trois premières enjambées, répond Beaulieu. Ce n'est pas comme si son coup de patin allait l'empêcher de jouer dans la Ligue nationale, mais c'est quelque chose qu'on peut toujours améliorer.

«Ce ne sera peut-être pas cet automne, mais l'année suivante, il sera prêt à jouer et à batailler pour un poste dans la LNH», a-t-il conclu.

Un choix de premier tour... au 33e rang!

Après Galchenyuk, le Tricolore était très heureux d'avoir pu sélectionner Sebastian Collberg au début du deuxième tour, samedi matin.

«Nous l'avions classé en première ronde, a commenté Marc Bergevin, qui l'a vu jouer en Finlande cet hiver. Je le vois comme un attaquant top 6. C'est un marqueur et il a du caractère.»

Collberg était le troisième des patineurs les mieux cotés parmi tous les Européens du repêchage. Bon manieur de bâton, il utilise un excellent lancer du poignet pour compléter des manoeuvres.

Bien que sa charpente soit encore en développement, l'attaquant de 5'11 et 174 livres ne craint pas d'aller travailler dans les zones dangereuses.

«Je le trouve bâti dans le même moule que Daniel Alfredsson, a indiqué Trevor Timmins. C'est un gars qui est constamment sur la rondelle et c'est un passionné.»

Collberg a partagé sa saison entre les clubs senior et junior de Frolunda. S'il a marqué 9 buts et 17 points en 21 matchs chez les juniors suédois, il n'a récolté aucun point en 41 matchs avec les plus vieux.

«Ça a été une saison difficile, reconnaît-il. Parfois, après les matchs, je me disais que je serais mieux avec le club junior, que j'aurais l'occasion d'avoir la rondelle un peu plus souvent. J'avais hâte aux occasions où je pouvais me joindre à l'équipe nationale!»

Et il en a profité: jouant contre des gens de son âge, Collberg a dominé entre autres à l'occasion des derniers Championnats du monde, au cours desquels il a inscrit 7 points en 6 matchs pour aider la Suède à remporter la médaille d'or.

Collberg sera néanmoins de retour avec Frolunda la saison prochaine. Il a encore un contrat avec eux pour un an.

LES AUTRES CHOIX DU CANADIEN

DALTON THROWER, 51e (2e ronde)

Le choix obtenu de Nashville en retour de Hal Gill a servi à repêcher ce défenseur des Blades de Saskatoon. Thrower est un arrière polyvalent qui se distingue surtout par son jeu robuste. Il possède en outre un excellent lancer frappé qui lui a permis d'engranger les points sur l'attaque à cinq des Blades. «Et nous savons qu'il est dur mentalement, car il est passé à travers beaucoup de choses», a noté Trevor Timmins en faisant allusion au fait que les deux parents de Thrower avaient combattu le cancer.

TIM BOZON, 64e rang (3e ronde)

Le jeune Français, fils de l'ancien des Blues de St.Louis Philippe Bozon, a marqué 36 buts à sa première saison dans la Ligue de l'Ouest. «Je crois avoir surpris beaucoup de gens, dit-il. Je suis un joueur offensif qui peut marquer des buts mais qui utilise aussi son accélération dans ses couvertures défensives.» À 6'1 et 183 livres, Bozon reconnaît être plus frêle que son père mais que, tout comme lui, il n'a pas peur d'aller dans les coins de patinoire. «Et s'il le faut, je peux me bagarrer. Il m'arrive même d'en rajouter après le sifflet. Je peux mettre le bordel lorsque c'est nécessaire.» Bozon n'a pas pris de détours pour expliquer pourquoi il avait choisi d'aller évoluer dans la WHL. «Je veux tout faire pour atteindre la LNH et le circuit canadien est le meilleur moyen pour y arriver, a-t-il dit. J'ai choisi l'Ouest parce que c'est une ligue plus dure, où les défenseurs sont plus gros et où l'on voyage davantage. Il faut être fort mentalement pour y réussir. J'aurais pu choisir la LHJMQ, mais je voulais me tester au maximum.»

BRADY VAIL, 94e rang (4e ronde)

Ce centre défensif a inscrit 58 points avec les Spitfires de Windsor, dans la Ligue de l'Ontario, là où on lui donnait le mandat de réduire au silence les meilleurs trios adverses. «C'est un compétiteur doté d'un bon sens du hockey, explique Trevor Timmins. Certains de nos recruteurs insistaient beaucoup pour qu'on le repêche.» Originaire de la Floride, Vail n'a commencé à patiner qu'à l'âge de neuf ans. C'est le fils du légendaire Darryl Sittler, qui est plus tard devenu son instructeur spécialisé en patin.

CHARLES HUDON, 122e rang (5e ronde)

«C'est le plus cadeau de ma vie», s'est exclamé l'ailier gauche des Saguenéens de Chicoutimi, samedi, jour de ses 18 ans. On dit de Hudon qu'il possède de belles habiletés offensives, mais qu'il n'a pas affiché de réelle progression cette année par rapport à sa campagne précédente. De plus, il était acquis que son petit gabarit (5'10 et 170 livres) nuirait à son classement. «Nous avions beaucoup aimé son jeu la saison dernière et peut-être que l'année qu'il vient de connaître n'est qu'un faux pas», a suggéré Timmins. Il a quand même fait partie de l'équipe canadienne aux Championnats des moins de 18 ans. «Ils m'ont vu à l'oeuvre, il savent que je suis un gars acharné qui est premier sur la rondelle, et ils ne m'ont pas donné le rôle de capitaine adjoint  pour rien!»

ERIK NYSTROM, 154e rang (6e ronde)

Le Tricolore a conclu sa séance de repêchage en sélectionnant l'ailier Erik Nystrom, du MoDo Jr. de la Ligue de Suède. Joueur rapide et travaillant. Timmins l'a remarqué en allant observer Henrik Samuelsson, qui a finalement été le choix de premier tour des Coyotes de Phoenix. «Nous aurions aimé repêcher un gardien, mais il n'y en avait aucun disponible aux rangs où nous les attendions», a par ailleurs soutenu Timmins. Le CH avait l'oeil sur le gardien suédois Oscar Dansk, mais ce dernier a été le tout premier joueur repêché, samedi.

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