Prédictions Coupe Stanley 2012

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Qui gagnera la coupe Stanley

Nos experts ne s'entendent pas sur ce qui se passera dans l'Association de l'Ouest au cours des deux prochains mois, mais dans l'Est, ils frôlent l'unanimité en faveur d'une certaine équipe en noir et or... et on ne parle pas des Bruins !

  • Un autre titre pour la bande à Crosby
    MATHIAS BRUNET

    Voici venue la période la plus douloureuse de la saison pour les spécialistes... les pronostics des séries.

    Le réseau TSN s'est longtemps servi d'un singe pour divertir son auditoire. Et ma foi, Maggie a eu une bonne moyenne au bâton avant de prendre sa retraite en 2009!

    Comme si ce n'était pas déjà assez compliqué, les commotions cérébrales entrent en ligne de compte. Plusieurs puissances vivent dans l'incertitude à l'aube des éliminatoires.

    Oublions un instant ce fléau pour se concentrer sur le hockey puisqu'on risquerait de s'empêtrer dans des suppositions sans fin.

    Quels sont les meilleurs critères pour obtenir le taux de réussite le plus élevé dans nos prédictions? L'avantage du territoire? Les favoris se font souvent surprendre. L'importance de l'expérience, comme l'a souligné récemment l'entraîneur Dan Bylsma? Les Penguins n'en avaient pas beaucoup avant d'atteindre leur première finale de la Coupe de l'ère Crosby, en 2008, pas plus que les Blackhawks avant de remporter la Coupe Stanley, deux ans plus tard.

    Une donnée semble fiable. Les gardiens qui ont été utilisés à outrance en saison régulière n'ont pas de succès en séries éliminatoires depuis la fin du lockout, en 2005.

    À cet égard, les clubs semblent enfin avoir compris. Un seul gardien en séries a été employé dans plus de 70 matchs: Pekka Rinne, des Predators de Nashville, qui en a disputé 73.

    Pour plusieurs, les Canucks de Vancouver sont favoris parce qu'ils ont terminé au premier rang du classement général pour la deuxième saison consécutive. Mais ils ont seulement deux points d'avance sur leurs plus proches poursuivants, les Rangers de New York et les Blues de St. Louis, et trois points sur Pittsburgh. D'ailleurs, six autres clubs ont connu une saison de plus de 100 points: Nashville, Boston, Philadelphie, Detroit, New Jersey et Chicago.

    Et peut-on affirmer sans sourciller que les Sharks de San Jose, qui abordent les séries pour la première fois depuis des lustres sans vivre la pression d'être les favoris, ne seront pas des adversaires redoutables? Que les Capitals de Washington n'ont aucune chance de surprendre?

    Pour la forme, j'ose annoncer une finale Pittsburgh-Chicago, parce qu'ils sont les clubs qui possèdent le plus de joueurs dominants et l'expérience d'une victoire en séries de la Coupe Stanley. Avantage Pittsburgh.

  • Montre-leur qui est le meilleur, Sid...
    PHILLIPE CANTIN

    Des prédictions? Autant jouer à la loterie! Plusieurs équipes se valent et un rien peut faire la différence entre deux bonnes équipes.

    Je choisis les Penguins de Pittsburgh pour remporter la Coupe Stanley. Parce que je souhaite que Sidney Crosby cloue le bec à tous les Mike Milbury et Don Cherry de la planète, des dinosaures qui n'ont rien compris à la tragédie des commotions cérébrales. Et qui s'en prennent au meilleur joueur du monde parce qu'il ne répond pas à leurs douteux critères de courage et de comportement.

    Allez, Sidney ! Montre-leur qui est le meilleur...

    Les plus dangereux rivaux des Penguins sont une autre équipe de l'Est. Les Bruins de Boston, champions en titre, demeurent menaçants. Si Tim Thomas réintègre sa bulle et cesse de penser aux terribles malheurs infligés par le président Obama au peuple américain (!), les Bruins peuvent de nouveau causer la surprise.

    Les Rangers ? On verra. Mais je ne suis pas convaincu. Remarquez qu'observer leur entraîneur John Tortorella péter une coche en finale de la Coupe Stanley ne manquerait pas d'intérêt !

    Dans l'Ouest, les Canucks demeurent un club fragile. St. Louis me semble la meilleure équipe de cette association, mais elle ne remportera pas la Coupe Stanley. St. Louis gagne la Série mondiale de baseball, parfois un Super Bowl, mais pas la Coupe Stanley. C'est comme ça.

    Alors, go Sid ! Termine la saison en beauté...

  • Les Canucks vers leur première coupe
    FRANÇOIS GAGNON

    Des 16 clubs qui se préparent en vue des séries éliminatoires, deux, trois, peut-être même quatre prétendants logiques aux grands honneurs tomberont en première ronde. Les séries opposant les Flyers aux Penguins et les Red Wings aux Predators seront aussi relevées qu'une finale de la Coupe Stanley. Dans un monde idéal, on voudrait voir ces quatre clubs en finales d'association. Dans la réalité, deux de ces équipes seront en vacances dans deux semaines.

    Difficile de prédire lesquelles. Avec conviction, dans l'Ouest, j'anticipe une deuxième participation consécutive des Canucks de Vancouver en grande finale. Mes convictions sont plus fragiles dans l'Est. Cela dit, les Bruins, qui profiteront du parcours le plus facile si mes prédictions s'avèrent en première ronde, se rendront en grande finale. Cela nous donnera le même duel que l'an dernier, avec une conclusion inversée. J'aurai donc finalement eu raison... un an plus tard que prévu.

    Les Canucks ne devraient pas avoir d'ennuis en première ronde. Sans Daniel Sedin - à l'écart du jeu en raison d'une commotion - les Canucks ont gagné huit de leurs neuf derniers matchs (8-1). Ils marquent des buts. Beaucoup plus que les Kings. Beaucoup trop pour que Jonathan Quick, le seul qui explique la présence de son équipe en séries, soit en mesure de les garder dans le coup.

  • Montrez-moi un bon troisième trio...
    MARC ANTOINE GODIN

    Chaque année, on annonce un nouveau modèle de succès. En 2007, après le triomphe des Ducks d'Anaheim : « L'intimidation prévaut encore. » L'année suivante, après la victoire des Red Wings de Detroit : « Ce sont les habiletés qui font gagner. » Etc.

    Mais il y a une recette qui ne change pas: la profondeur. Montrez-moi un bon troisième trio et je vous montrerai un prétendant à la Coupe !

    En 2007, le travail défensif des Pahlsson, Niedermayer et Moen a tout changé chez les Ducks. En 2008, Johan Franzen s'est mis «sur la mappe» aux côtés de Samuelsson et Filppula au moment de vaincre les Penguins. L'année suivante, les mêmes Penguins avaient une année d'expérience supplémentaire, et les jeunes Jordan Staal et Tyler Kennedy en ont bénéficié. Sans parler de Maxime Talbot, qui passait allègrement du premier au quatrième trio en marquant des buts déterminants.

    En 2010, les Byfuglien, Versteeg et Bolland ont été pour beaucoup dans la conquête des Hawks de Chicago. Et l'an dernier, Chris Kelly et Michael Ryder, tantôt avec Tyler Seguin, tantôt avec Rich Peverley, ont eu les Canucks de Vancouver à l'usure.

    Tout cela pour dire qu'avec Crosby, Malkin et Staal en santé chez les Penguins, avec cinq marqueurs d'au moins 20 buts et une expérience abondante en séries, je ne vois personne d'autre de mieux placé qu'eux pour tout rafler.

    Une surprise sortie de l'Ouest. Ou bien les Predators de Nashville seront éliminés dès le premier tour - sorte de justice poétique envers le retour opportuniste d'Alexander Radulov -, ou bien ils mettront tous les morceaux en place, officialiseront le déclin des Wings et tout le monde parlera hockey dans la capitale du country.

  • L'année des Penguins...
    RICHARD LABBÉ

    Plusieurs raisons permettent de croire que les Penguins de Pittsburgh boiront dans le fameux trophée de Lord Stanley en juin. Il y a Crosby, Malkin, Fleury et même le «nouveau» Matt Cooke. Mais, surtout, il y a ceci: enfin, les Penguins sont en santé. C'est d'ailleurs le point le plus important. Si ces gars-là peuvent justement rester en santé et survivre à une série contre les féroces Flyers, ils vont en faire, du chemin. Des huit équipes qui restent dans l'Est, c'est celle de Pittsburgh qui a le plus de talent.

    De l'autre bord, on trouve un peu les mêmes candidats qui déçoivent chaque fois (Vancouver, San Jose), et d'autres qui ne devraient pas veiller bien tard (Phoenix, Los Angeles). Les Bruins? Bien sûr, les champions en titre sont dans le portrait, et ils devraient défaire assez facilement les Capitals au premier tour. Mais les Bruins n'ont plus la magie de 2011, et ils ont aussi un gardien qui a passé sa saison à déranger tout le monde. À vrai dire, les Penguins se heurteront à leur plus gros obstacle au premier tour. Ça s'annonce long et épuisant, mais ils vont survivre aux Flyers... et célébrer en juin.