Simon Gagné: «Il va y avoir une saison»

Âgé de 32 ans, Simon Gagné fait partie... (Photo: Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil)

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Âgé de 32 ans, Simon Gagné fait partie des vétérans qui auront beaucoup à perdre si le lock-out se prolonge.

Photo: Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil

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Simon Gagné estime qu'il y aura une saison dans la Ligue nationale de hockey, et il croit savoir pourquoi: parce que cette fois-ci, les propriétaires ne sont pas aussi solidaires qu'ils l'étaient lors du conflit précédent, en 2004-2005.

«Je suis confiant qu'il va y avoir une saison, parce qu'on dirait que les propriétaires ne sont pas unis comme la dernière fois, a-t-il dit hier à La Presse, lors d'un entretien téléphonique. Si les dirigeants avaient le droit de commenter ce qui se passe présentement, je pense que quelques-uns apporteraient un son de cloche différent de celui qu'on entend de Gary Bettman.»

À 32 ans, l'attaquant des Kings de Los Angeles n'en est pas à son premier conflit de travail. Il a bien sûr vécu celui d'il y a huit ans, qui avait entraîné l'annulation pure et simple de la saison.

Un scénario qui ne risque pas de se répéter cette fois, selon lui.

«Sur le plan des négociations, je trouve que ça ressemble à ce qui se passait en 2004, admet-il. Les propriétaires y vont avec la méthode forte. Nous, de notre côté, je trouve qu'on est plus informés cette fois-ci, on est plus unis et plus forts qu'il y a huit ans.

«Mais on dirait que les propriétaires ne sont pas unis comme en 2004. On n'a qu'à regarder les mises sous contrat qui ont été effectuées avant le début du lock-out. Cet été, Philadelphie a fait une offre immense à Shea Weber, et pendant ce temps, Gary Bettman ne cesse de répéter que les contrats ne peuvent excéder cinq ans. Je crois que les propriétaires ont accordé des nouveaux contrats pour plus de 200 millions avant le début du lock-out... Ça me laisse penser qu'ils ne sont pas unis comme en 2004. C'est mon impression. Je ne sais pas si on va pouvoir disputer 82 matchs, ou 60 matchs ou 48 matchs, mais je pense qu'on va avoir une saison.»

Le Québec d'abord

Même si joueurs et propriétaires donnent encore l'impression de vivre dans deux mondes différents - aucune autre ronde de négociations n'est prévue pour le moment entre les deux parties -, Simon Gagné continue de s'entraîner au Québec, en attendant de connaître la suite des choses.

Avec encore un an de contrat à écouler, Gagné fait partie de ces vétérans qui auront beaucoup à perdre si ce lock-out se prolonge. Mais il s'agit là d'un scénario qu'il préfère ne pas aborder pour le moment.

«Ce qui se passe présentement dans la ligue, moi, j'aime mieux voir ça de manière positive...

«J'ai été opéré au cou à Los Angeles après notre conquête de la Coupe Stanley au mois de juin, et cette pause me permet d'avoir plus de temps pour récupérer. D'une certaine façon, c'est bon pour moi, mais c'est certain que je veux jouer encore et jouer cette saison, c'est mon but.»

Pour le moment, l'ancien premier choix des Flyers de Philadelphie ne songe pas à aller patiner en Europe avec plusieurs de ses collègues de la LNH.

«Je n'en suis pas rendu là... Mais si ce n'est pas réglé après les Fêtes, je vais peut-être penser à aller jouer en Europe à ce moment-là», a-t-il ajouté.

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