Therrien donne plus de responsabilités à Gallagher et Galchenyuk

L'entraîneur Michel Therrien croit qu'après 11 matchs, les... (PHOTO PAUL CHIASSON, PC)

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L'entraîneur Michel Therrien croit qu'après 11 matchs, les jeunes Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher doivent passer à une autre étape.

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Par le passé, les changements de trio chez le Canadien étaient si fréquents qu'il ne valait pas la peine de trop s'y attarder. Mais quand le nouvel entraîneur-chef Michel Therrien, qui prône la stabilité et l'équilibre des trios, décide de tout remanier, c'est plus significatif.

Au retour du congé de dimanche, les joueurs s'attendaient à un remaniement et il s'est concrétisé par le démantèlement du trio de David Desharnais, Max Pacioretty et Erik Cole. Pacioretty a été envoyé aux côtés des recrues Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher, Therrien jugeant que la vitesse des deux recrues le rendra plus difficile à contenir.

C'est Brandon Prust qui a pris sa place auprès de Desharnais et Cole.

«Je les avais avertis que si je ne voyais pas d'amélioration, j'en viendrais à les séparer, a expliqué Therrien avant le départ de l'équipe pour Tampa. Le plan original était de les garder ensemble, mais ils ne semblent pas retrouver la chimie de l'an dernier.»

Plus de responsabilités pour les deux recrues

Pacioretty a accueilli cette modification comme un changement de décor et non comme une rétrogradation. Il fait bien, car les nouvelles combinaisons annoncent une plus grande utilisation de Galchenyuk et Gallagher.

«Après 11 matchs, nos jeunes arrivent à une étape où ils vont avoir un peu plus de responsabilités», a prévenu Therrien.

«Prusty a été relevé de ses fonctions de baby-sitter, a pour sa part lancé Pacioretty sur un ton badin. J'espère maintenant que Chucky (Galchenyuk) va m'aider à marquer mon premier but, demain, pour célébrer son anniversaire!»

Mais Pacioretty ne rigole pas longtemps. À l'image de Cole et Desharnais, il n'a pas fait de cachette sur son lent début de saison.

«J'ai sous-performé, mes compagnons de trio aussi, et la chimie ne semblait plus là. Nous n'avons pas aidé l'équipe à gagner et, personnellement, je dois être meilleur.»

Le Tricolore a profité d'un entraînement de qualité, hier, au cours duquel il a entre autres mis l'accent sur la présence au filet. Pacioretty s'est senti personnellement visé par ce choix d'exercice.

«L'entraîneur est en droit de déplorer notre manque de présence au filet parce que je ne suis pas allé dans les zones à risque et c'est la raison pour laquelle je n'ai pas encore compté», a-t-il dit.

Desharnais et Cole se changeront les idées

Cole et Desharnais, croit Therrien, pourraient bénéficier du leadership sur glace de Brandon Prust, qui «fait un travail phénoménal» aux dires de l'entraîneur.

C'est clair que les deux premiers ont besoin d'être relancés. S'il veut éviter que sa série de trois défaites ne fasse tache d'huile, le Tricolore a besoin que Cole et Desharnais retrouvent leurs moyens.

«C'est nous qui ne jouons pas notre match et on se complique la vie pour rien, a concédé Desharnais. Ça va nous changer les idées.»

Jusqu'ici, le centre québécois a bénéficié de la clémence de son entraîneur en raison de sa bonne campagne l'an dernier. Mais l'amélioration de Lars Eller au cours des derniers matchs pourrait finir par le placer en situation délicate si les nouvelles combinaisons ne fonctionnaient pas davantage.

«C'est sûr que lorsque les résultats ne sont pas là, la compétition à l'interne prend le dessus, a affirmé Michel Therrien. C'est aux athlètes de saisir leur chance. Ce sont leurs performances qui vont dicter leur temps de glace.»

Ça tombe bien, Desharnais admet que de se sentir un peu à risque l'a toujours aidé à soutirer le meilleur de lui-même.

«Ça a été comme ça durant toute ma carrière, constate-t-il. Il faut que je sois à 100 %. Il y a certains joueurs qui ont tellement de talent qu'ils s'en sortent en étant à 80 %, mais moi, je dois donner mon maximum tout le temps.»

L'adversité

N'allez pas croire que l'équipe avait le moral dans les talons au moment de partir pour la Floride. Malgré les trois revers successifs, l'heure n'est pas du tout à la panique chez le Tricolore.

«Il n'y a rien de mal à faire face à l'adversité, a fait valoir Therrien. L'important, c'est de voir comment l'équipe va réagir. C'est la raison pour laquelle j'ai hâte à ce voyage de deux matchs. Je pense que les joueurs vont se regrouper.»

Le Canadien affronte aujourd'hui le Lightning de Tampa Bay, qui a été dominé 16-6 au chapitre des buts à ses quatre derniers matchs. Quatre matchs qu'il a perdus, d'ailleurs.

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