Le Canadien a-t-il un attaquant costaud caché à Hamilton?

Joonas Nattinen... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Joonas Nattinen

Photo Bernard Brault, La Presse

Mathias Brunet
La Presse

Choix de troisième ronde du CH en 2009 -après Louis Leblanc-, Joonas Nattinen, âgé de 21 ans, n'a pas beaucoup fait parler de lui à Montréal jusqu'ici. Il faut dire que son premier camp d'entraînement professionnel a été saboté complètement par une blessure, ce qui explique sans doute son lent début de saison avec les Bulldogs de Hamilton, où il a obtenu seulement 8 points à ses 36 premiers matchs.

Mais depuis, l'ailier de 6'2 et 190 livres a amassé 6 points à ses 5 derniers matchs. Cela lui a valu le titre de joueur de la semaine dans la Ligue américaine.

Certains pourraient attribuer ses succès à l'arrivée de Blake Geoffrion, qui formait à nouveau un trio avec Nattinen et Andreas Enqvist hier soir au Centre Bell, mais l'entraîneur Clément Jodoin a vu son protégé éclore avant l'échange qui a envoyé Hal Gill à Nashville en retour de Geoffrion et d'un choix de deuxième ronde.

«Il a été lent à débloquer, mais l'acclimatation des joueurs européens n'est pas à prendre à la légère, souligne Jodoin. Les dimensions de la glace ne sont pas les mêmes et les Européens ont l'habitude de jouer dans un axe est-ouest plutôt que nord-sud comme les Nord-Américains. Sans oublier qu'il jouait dans les rangs juniors l'an dernier.»

Nattinen jouait au centre en Finlande, mais Clément Jodoin l'a transformé en ailier droit. «Un club a besoin d'ailiers imposants pour aller dans les coins de patinoire et son gabarit est un atout. Dans une situation de match à un contre un, un joueur de 200 livres a plus de chances de garder la rondelle.»

Jodoin, qui a déjà été entraîneur adjoint à Montréal et à Pittsburgh, voit un potentiel assez sûr pour la LNH en Nattinen.

«Il a une bonne lecture du jeu et il est très fort physiquement. Sans compter qu'il décoche ses tirs très rapidement, ce qui me fait dire qu'il pourra exploser au plan offensif. Il faut se souvenir qu'il s'agit de sa première année seulement et il devra être constant.»

De la première à la troisième ronde

Nattinen était bien coté à son année de repêchage. Plusieurs spécialistes voyaient même en lui un choix de première ronde. Mais il était encore disponible au 65e rang, en troisième ronde, au moment où le responsable du recrutement de l'équipe Trevor Timmins a pris le micro.

«J'ai connu un Championnat mondial des moins de 18 ans plutôt difficile juste avant le repêchage et ça a contribué à faire baisser ma cote, explique Nattinen. J'aurais souhaité être repêché en première ronde, mais avec le recul, je réalise que ça ne change pas grand-chose.»

Quand on demande à Nattinen combien de temps il se donne avant d'accéder à la LNH, il esquisse un petit sourire.

«J'aimerais y être en ce moment, mais j'entends être patient. J'ai encore des choses à améliorer. La période d'ajustement a été importante, surtout en raison des dimensions réduites de la patinoire. J'ai dû m'habituer à exécuter mes jeux plus rapidement parce que l'adversaire est sur vous plus vite qu'en Europe.»

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