Jean Charest souligne la «noblesse» de Jean Béliveau

Jean Béliveau a été élevé au grade d'officier... (Photo Jacques Boissinot, archives PC)

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Jean Béliveau a été élevé au grade d'officier de l'Ordre national du Québec par le premier ministre Jean Charest, en 2006.

Photo Jacques Boissinot, archives PC

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne

Que ce soit par sa prestance ou le respect qu'il imposait sur la patinoire ainsi qu'à l'extérieur, Jean Béliveau n'a laissé personne indifférent au cours de sa vie, y compris d'anciens premiers ministres du Québec et du Canada.

En entrevue, mercredi, Jean Charest et Paul Martin n'ont pas tari d'éloges à l'endroit de celui qui s'est éteint tard la veille à l'âge de 83 ans, laissant dans le deuil son épouse Élise Légaré-Couture, sa fille Hélène et ses petites-filles Mylène et Magalie.

Premier magistrat du Québec de 2003 à 2012, M. Charest a souligné la «noblesse» de M. Béliveau en le décrivant comme un des personnages l'ayant le plus marqué.

«Sa vie est aussi importante que ce qu'il a réalisé sur la glace, a-t-il expliqué, au cours d'un entretien téléphonique. C'était un homme généreux qui a beaucoup donné à sa communauté.»

L'ex-premier ministre québécois s'est notamment rappelé du moment où M. Béliveau a été élevé au grade d'officier de l'Ordre national du Québec, en 2006, puisque c'était la personne qui «rayonnait» le plus parmi le groupe honoré.

«C'était très émouvant pour moi, a expliqué M. Charest. Je pense que j'étais plus ému que lui. Il se démarquait parmi les grands que j'ai eu l'occasion de rencontrer. Ça m'avait beaucoup impressionné de le rencontrer à ce moment-là.»

Ce dernier a également dit avoir été impressionné d'apprendre que même à la retraite, l'ancien capitaine du Canadien de Montréal continuait à prendre le temps de répondre à certaines des milliers de lettre qu'il recevait.

«Après avoir été diagnostiqué d'un cancer, il y a des épouses qui écrivaient à M. Béliveau parce que leur propre mari traversait la même épreuve pour demander des encouragements, a souligné M. Charest. M. Béliveau s'attardait à ces personnes. Ça m'avait beaucoup impressionné.»

De son côté, l'ex-premier ministre canadien Paul Martin s'est souvenu d'un homme en mesure d'imposer le respect dès ses premières années comme hockeyeur à Québec ainsi qu'avec les As de la Ligue senior du Québec.

Pour l'illustrer, M. Martin y est allé d'une anecdote qui remontre à environ cinq ans alors qu'il s'adressait à une assemblée de jeunes autochtones d'une école du nord de l'Ontario dans le cadre d'un atelier sur le respect.

«J'avais demandé à la classe de penser à des personnes qui ont une capacité de générer du respect et de la dignité, a-t-il confié. Un jeune homme d'environ 12 ans (...) a mentionné Jean Béliveau, alors qu'il ne l'avait jamais vu jouer au hockey.»

Fédéraliste avoué, Béliveau, qui a été fait officier de l'Ordre du Canada en 1969 en plus de se voir décorer de plusieurs autres titres honorifiques, n'a jamais fait le saut en politique malgré les offres reçues.

Les anciens premiers ministres du Canada Brian Mulroney et Jean Chrétien lui ont proposé, respectivement, de siéger au Sénat et d'occuper le poste de gouverneur général.

«Après l'avoir rencontré à quelques reprises, il (M. Béliveau) n'aurait probablement pas été satisfait des formalités du travail d'un gouverneur général, a commenté M. Charest. C'est un homme très simple, très accessible.»

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